Thucyd., II
liguer pour lutter à la fois contre les colonies corinthiennes et contre les barbares de l'Epire et de l'Etolie formèrent une confédération politique qui avait des lois assez originales pour qu'Aristote leur consacrât un petit traité : 'A/.apvâvtov îroÀtxsta. Sur le golfe d'Ambracie, auprès d'Argos Amphilochique, se trouvait le mont Olpae, que les Acarnaniens fortifièrent et où se réunissaient à l'origine leurs délégués ou magistrats chargés de régler leurs affaires générales * .
Mais à partir du v® siècle, les assemblées politiques du xoivov 'Axapvavwv se tinrent plus ordinairement à Stratos, grande place forte devenue la capitale de la Ligue ^ Au iii« siècle, enfin, après que Stratos fut tombée aux mains des Etoliens, la capitale de l'Acarnanie fut successivement Leucas et Thyrreion, jusqu'à l'arrivée des Romains.
A la téte de la Ligue, il y avait un stratège (axpaxr^YOs) et un secrétaire général (Ypa[j.[jLaT£Us). Le pontife suprême (kpairoXo;) du temple d'Apollon à Actium, occupait un haut rang dans la confédération ; son nom ou celui du stratège servait à supputer les années. C'est sans doute des noms de stratèges de la Ligue acarnanienne que nous lisons sur quelques monnaies des anciennes séries fédérales (n^^ 13 et 15) et qu'on lit plus fréquemment au siècle sur les monnaies d'Anactorion, de Leucas et de Thyrreion.
La première mention intéressante qui soit faite des Acarnaniens dans l'histoire grecque se place en 455 av. J.-C. A celte date, les Messéniens que les Athéniens avaient installés à Naupacte entreprirent,