J. de Witte, Bévue numisni., t. VII, 1842, p. n
2. Voyez la tête d'Héphaestos sur les monnaies de Lemnos (Imhoof-Blumer, Griech. Munzen, p. 529, n» 2, pl. I, fig. 2) et sur celle de Upaïa. (Brit. Mus., Cat. Sicily, p. 256).
Scotussa, de Phères ^. Nous avons déjà rappelé comment, à l'instigation des Aleuades de Lwrisse, Philippe intervint en Thessalie, pour la première fois, vers 365, afin de détrôner Alexandre de Phères. Nous connaissons aussi la seconde intervention de Philippe contre le tyran de Phères, Lycophron II et son allié Onymarchos, le chef des Phocidiens. La déconfiture de ces derniers amena le rappel des Aleuades à Larisse. Il nous paraît évident que la monnaie (no 699) qui porte le type d'Aleuas fut frappée à Larisse en l'honneur du retour des Aleuades et lorsque ceux-ci y reprirent l'exercice du pouvoir.
Le mot EAAA, ciu revers de la drachme n" 699, appelle aussi un commentaire. On a proposé de voir dans ce nom abrégé, celui de Hellas : la Grèce. A. de Sallet qui a proposé celte interprétation croyait pouvoir la confirmer en citant à l'appui une drachme du tyran Alexandre de Phères sur laquelle il lisait aussi EAAAl- Pour Sallet, les deux pièces auraient été frappées par Alexandre de Phères au temps de l'occupation de Larisse par ce tyran. Quant à ce nom de Hellas, il aurait été un terme de ralliement pour les partisans d'Alexandre, « soit qu'on désignât par ce nom le sud de la Thessalie, la Phlhiotide et, par extension, la Thessalie toute entière, soit que le mot eût une signification encore plus haute, et fiU Y appel aux Hellènes, pour les inviter à renoncer aux agitations de la politique municipale et à se grouper sous un sceptre unique... »
Mais celte thèse du savant allemand, déjà invraisemblable par elle-même, reposait sur une erreur de lecture, ainsi que l a