‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 306 sur 698 · Zeit. fiir Numism., t. V, 1878, p · texte numérisé non relu

Zeit. fiir Numism., t. V, 1878, p

démontré M. K. Regling ^ Sur la monnaie d'Alexandre de Phères, au lieu de EAAAZ, il faut lire ENNOAIAZ (ci-dessus, n"'^ 614 et 615). Ce mot est une épithète d'Artémis- Hécate, déesse protectrice des routes (ENO- AIA, qui se trouve sur la route) et qui est particulièrement vénérée à Phères.

Quand à la monnaie de Larisse (n» 699), elle porte bien EAAA, mais on ne saurait voir dans ce mot le nom de l'Hellade, quoi qu'en ait dit W. Frœhner qui a proposé de rapprocher les deux mots de la légende : Aapuafa 'EXXâoo;;. Le nom Aapiaaia n'est pas le nom de la ville, mais celui de la nymphe. Le nom 'EXXâc désignait un canlon de la Thessalie du sud en Phthiotide, dont Larisse n'a jamais pu faire partie. C'est pourquoi, en dernière analyse on doit adopter l'opinion de M. Dieudonné ^ qui a proposé de

reconnaître dans EAAA, les initiales d'un nom propre d'homme. C'est le nom du représentant de la dynastie des Aleuades qui fut restauré par Philippe de Macédoine et s'appelait, suivant toute vraisemblance, Hellanocratès, petit-fils probable d'un personnage de même nom, que l'on connaît historiquement et qui vécut une cinquantaine d'années auparavant. Aristole mentionne cet 'EXXavoxpâT7]i;, de Larissa, comme un ami et protégé du roi de Macédoine Archélaus (413-399) En restaurant Hellanocratès II, Philippe ne fit donc que rester fidèle à l'alliance de sa famille avec les tyrans de Larisse. Le nom d'Hellanocratès II paraît sur la monnaie de Larisse comme celui de Simos sur des monnaies que nous décrivons plus loin in°* 712-714).

LA THESSALIE — LA PÉLASGIOTIDE I LARISSE

700. — Tête de la nymphe Larissa de trois-quarts à g., diadémée [anipyx]^ les cheveux relevés et flottant tout autour de la tête ; au cou, un collier.

I^. AAPlIAinN. Cheval bridé à dr., levant une jambe de devant.

A\ 25 ; statère égin., 12 gr. 20 (P) ; M gr. 80 {Luynes) Pl. CCXCVIII, fig. 12 et 13; — autre, 12 gr. 18 [L] \

L'imitation à Larisse de la tête de face d'Aréthuse qui, à Syracuse, est le chefd'œuvre de Gimon, est flagrante. On remarquera, par exemple, sur le tétradrachme syracusain, les deux grosses mèches de cheveux relevées au dessus du fronl et sous lesquelles s'engagent les exlrémités de Yampyx qui porte le nom de l'artiste. Or, les mêmes mèches, de chaque côté de l'ampyx, se voient sur la tête de face des monnaies de Larisse. Elles persistent plus

tard, plus ou moins délicatement copiées, si bien qu'elles finissent par être exagérées et par ressembler à deux cornes assez disgracieuses.

L'effigie de la nymphe éponyme Larissa est une copie de la tête d'Aréthuse sur les monnaies de Syracuse. Elle est parfois désignée par son nom, AAPI2AIA- Avec la légende AAPIIAION, il fut sous-entendu

àpY'jptov ou vô|jLtafjLa.

C'est surtout à partir de la fin du v^ siè-

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