L. Muller, Numism. d'Alexandre le Grand, p
devenir si populaires et que ne réussirent pas à détrôner plus tard ceiix-mêmes d'Alexandre le Grand.
Ces richesses lui permirent de réorganiser complètement la Macédoine, d'en faire un pays riche, de recruter l'armée la plus forte et la plus solide qu'on eût jamais vue jusque-là dans le monde hellénique.
Poursuivant ses succès, Philippe chassa les Athéniens de leurs dernières colonies de la Piérie et de la Chalcidique ; après ses campagnes contre la Ligue Olynthienne et la chute d'Olynthe en 348, il devint maître de la péninsule de Chalcidique toute entière Il fit raser dans ce pays jusqu'à 32 villes, parmi lesquelles Methoné, Potidée et Apollonie, près d'Olynthe. Ces villes ne sauraient, en conséquence, compter au nombre des nombreux ateliers qui frappèrent monnaie au nom de Philippe durant son règne -.
Une fois en possession du district montagneux et aurifère du l*angée, Philippe entreprit de se rendre maître de la Thrace méridionale. En dépit de la résistance des Athéniens et des rois thraces Kersobleptès et Térès, tous les ports de la Thrace sur la mer Egée et toute la Chersonnèse de Thrace, y compris Cardia, tombèrent au pouvoir de l^hilippe. Toutefois, il assiégea vainement Périnthe et Byzance et il n'est pas silr qu'il ait réussi à s'emparer de Selymbria.
Pour contenir les Thraces, il fonda Philippopolis, puis en 340 il s'avança jusqu'au delta de Tlster 'le Danube) pour repousser les Scythes.
Au sud de la Macédoine, IMiilippe intervint en Thessalie, appelé par les Aleuades contre le tyran de Phères^ Alexandre. En