Descr. hist., t, III, p
5. L. Muller, Numism. d' Alexandre le (Irand, p. 342, note 36.
PHILIPPE lî — LES MONNAIES d'aRGENT
de chercher à reconnaître le portrait idéalisé de Philippe dans celle tête de Zeus Olympien. Toutefois nous rappellerons que Diodore de Sicile dit que Philippe, le premier des rois grecs, osa s'associer lui-même aux Dieux Immortels ^ En outre, à l'époque romaine, il est certain que celte tête de Zeus Olympien des lélradrachmes macédoniens a été prise pour le portrait de Philippe. C'est ce que nous atteste, notamment, l'un des grands médaillons d'or du fameux Trésor de Tarse, qui porte la légende BASIAEiiS 'MAinnoV; le portrait du roi, diadémé, au droit de ce médaillon, n'est que la copie à l'époque romaine de la tête du Zeus Olympien des anciens téiradrachmes royaux ^ D'ailleurs, comme nous le dirons plus loin, on sait que l'effigie barbue de Philippe lui donnait un air de ressemblance avec Zeus.
Au revers des lélradrachmes n°' 878, 879 (Pl. GGGIX, fig. 10 et s.j le cavalier barbu, coiffé de la causia, vêtu de la chlamyde, représente sans qu'on puisse s'y méprendre le roi lui-même, liguré en cavalier (iTiTrej;) macédonien ■^ Cette opinion a déjà été formulée, à titre d'hypothèse par Lud.
Muller * : on doit l'adopter.
Sur ces monnaies, Philippe, à cheval, est barbu ; sa chlamyde ample et longue tlolle jusque sur la croupe de sa monture. La selle est brodée avec délicatesse, comme si le graveur avait eu Tinlenlion de bien marquer qu il s'agit de la selle du roi. Dans les meilleurs exemplaires, le soin minutieux