‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 403 sur 698 · Droyen, Hist. de V Hellénisme, t. T, p · texte numérisé non relu

Droyen, Hist. de V Hellénisme, t. T, p

PHILIPPE II LES MONNAIES d'aRGENT

quatre chevaux iquadrigarum currus), ses monnaies n'ont jamais le type du (juadrige; on n'y voit que le bige ou un cavalier. L'aiirige est vêtu d'un chilon lalaire ou longue robe plissée, serrée à la taille par une ceinture. Il ressemble, pour le costume et l'attitude, à la statue de l'aurige de bronze trouvée à Delphes. Son caractère masculin est hors de douter et l'on doit renoncer à y reconnaître, comme on l'a proposé, une Niké aptère ou une Ville personnifiée .

Outre le bige, le revers des monnaies de Philippe nous présente deux autres types agonistiques, le cheval de course (•/iXr,;) et le cavalier (xsXr^xf^covj. Or, Plutarque (A/(?a?. 3)nous informe que Philippe fut vainqueur aux Jeux Olympiques non seulement dans la course des chars âp;ji.âxo)v) mais sur un cheval de course, '''ir-rfo /.éày.t'. '. Il parle non pas d'une victoire, mais de plusieurs victoires (xà; v'!>ca;). Voilà poiirquoi sur les monnaies nous voyons le bige, le cavalier, ou le cheval seul.

Ce cavalier est un jeune éphèbe, nu, la tête ceinte de la bandelette de la victoire qui était une cordelette (xa'.vîa), ou bien une couronne d'olivier sauvage (xôt-.vo;) faite des rameaux des oliviers du bois sacré d'Olympie. De l'autre main il lient une palme ou il fait quelquefois le gesle de la salutation.

Le jeune éphèbe tenant une palme est Evippos (E'jiuTio^), qui était, comme son nom l'indique, le génie protecteur des courses de chevaux.

l. Plutarque, Alex., 3; Mnller, p. 344-345.

Quand le jeune éphèbe cavalier n'a aucun attribut de victoire, il ne fait donc probablement pas allusion à une victoire olympique, mais simplement à un exercice d'équilation, à la cavalerie militaire par laquelle les Macédoniens se distinguèrent. De même à Tarente, dont la cavalerie était célèbre, on trouve divers exercices de cavaliers sur les monnaies. Comme sur les plus anciennes monnaies des rois de Macédoine où l'on voit ce cavalier tenant deux lances à la main, il représente simplement le cavalier macédonien dans son costume national ^

La tête (ï Ht'racU's sur les monnaies de Philippe est la même que sur les monnaies de ses prédécesseurs, ce qui s'explique aisément, puisque Caranos. l'ancêtre de la race royale de Macédoine était un descendant d'Héraclès. On sait que sur les monnaies d'argent d'Alexandre, cette tète imberbe d'Héraclès coitle de la peau de lion forme le type constant. Héraclès, ancêtre de la race royale, avait un temple à Aegae Edesse), c'était le sanctuaire d'Héraclès s^ecijaTo;.

Au point de vue technique nous sommes renseignés sur la fabrication des monnaies (le Philippe parla di'couverte qu'on a faite d'un coin monétaire au type du cavalier des tétradrachmes. Ce coin, qui est en fer, est conservé au musée de Sofia

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