Descr. hisl., t. I, p. 1155 a H
2. Voyez notre Desc7\ hist., t. I, p. 1155, n"=* 1650 a 1655 et pl. LU, û^. 10 et 11.
3. Nous avons déjà donné dans le texte t. 1, p. 1159, n» 1655) le dessin de cette pièce importante de la collection Warren, au musée de Boston, qui
Toma IV.
rappelle les types des monnaies de Chalcis d'Eubée. Kegling, Calai. Wa7ven, n» 560.
4. Descr. hist., t. I, p. 1250, nos i831 à 1834 et pl. LVIH, fig. 15.
5. Numisni. Chroii., 1892, p. 190, n» 12, pl. XV, 11 ; Calai. Herm. Weber.
LES VILLES DE MACÉDOINE OLYNTHE
raffaiblissement d'Olynthe après leur dépari que, devenue membre de la symmachie athénienne, le tribut qui lui fut imposé par Aristide, fut seulement de deux talents K
Mais vers 433, le roi de Macédoine Perdiccas II releva Olynthe en lui procurant un accroissement considérable de territoire et d'habitants. Les colons chalcidiens fixés le long de la mer et dans tous les bourgs de la Botticé, furent invités à s'établir à Olynthe qui, se trouvant dans une position très forte, à quelque distance de la côte, était à l'abri d'un coup de main venant d'une flotte étrangère. Olynthe devint par ce synœcisme la capitale de la contrée et le centre d'une importante confédération. Telle fut la première origine de la fameuse Ligue Ghalcidienne ou Olynthienne, dont nous allons voir les monnaies.
A cette époque, les populations macédoniennes étaient au plus fort de leur exaspération et de leur résistance aux empiétements de la puissance athénienne. Les flottes athéniennes cinglaient en maîtresses sur toutes les côtes ; pour mieux dominer le pays, les Athéniens avaient fondé Amphipolis en 437. Mais dès 432, Potidée et les Bottiéens, encouragés par Perdiccas, les Lacédémoniens et les Corinthiens, fiient défection. Toute la presqu'île de Chalcidique suivit le mouvement et bientôt l'union pour l'indépendance entraîna la défection d'Amphipolis elle-même, en 424, lors de l'arrivée de la flotte lacédémonienne commandée par Brasidas.
L'expédition de Brasidas assura l'indépendance d'Olynthe et des villes confédérées. Leur autonomie fut reconnue par le