‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 435 sur 698 · C. I. AU., t. I, p · texte numérisé non relu

C. I. AU., t. I, p

traité négocié par Nicias en 421, entre les Athéniens et les L:Jcédémoniens. Il y est stipulé que les villes de la Chalcidique, Argilos, Stagire, Acanthe, Scolos, Olynthe et Spartolos demeureront libres et autonomes, sous la seule obligation de payer à la symmachie athénienne le faible tribut jadis établi par Aristide.

Ce traité fut le point de départ d'une ère de grande prospérité pour les villes chalcidiennes. Olynthe devint une place de première importance, capitale d'une puissante confédération à laquelle s'agrégèrent la plupart des villes de la Macédoine Cette ligue politique fut solennellement affirmée et constituée en 392, époque où elle ouvrit son atelier monétaire fédéral dont les produits portent la légende collective, XAAKI- AEON.

Athènes soutenait la ligue, tout en lui laissant son autonomie. Mais il arriva que deux des villes qui en faisaient partie, Acanthe et Apollonie, jalouses de la prospérité d'Olynthe, voulurent se détacher de l'association en s'appuyant sur les Lacédémoniens qui intervinrent en 383 pour soutenir leurs revendications.

Après une lutte de plusieurs années, Olynthe succomba, emportée d'assaut par Polybiadès, en 379 ; elle se résigna à subir le joug des Lacédémoniens, perdit son autonomie politique et probablement, au moins momentanément son droit de monnaie.

Cependant, les Olynthiens se relevèrent, soutenus par les Grecs qui s'effrayaient de l'ambition et de l'accroissement de la puissance du roi de Macédoine, Philippe. Après que les Athéniens se furent rendus maîtres de Pydna^ Méthoné, Potidée et de toute la région du golfe Thermaïque, entre 368 et

LES VILES DE MACÉDOINE — OLYNTHE

363, Olynthe se trouva, en fait dans la main des Athéniens et elle partagea leur fortune dans la lutte contre le roi de Macédoine.

Lorsque Philippe se fut emparé d'Amphipolis en 358, les Olynthiens alarmésenvoyèrent des ambassadeurs à Athènes. Leur cri de détresse resta sans écho. Athènes se perdit elle-même en ne comprenant pas que le moment était, faisant taire les préventions et les jalousies, de s'unir étroitement contre Tennemi commun. Voyant leurs avances repoussées, les Olynthiens se retournèrent du côté de Philippe, firent la paix avec lui; celui-ci leur donna le district d'Anthemous et la ville de Potidée que les Athéniens n'avaient jamais cessé de convoiter.

Kais Philippe était un ami dangereux.

En 352, les Olynthiens se rapprochèrent d'Athènes ; en 350, la guerre finit par éclater de nouveau entre la Ligue olynthienne et le roi de Macédoine. C'est à cette occasion que Démosthènes prononça ses immortelles harangues pour persuader aux Athéniens de secourir Olynthe, malgré les justes res-

sentiments qu'ils pouvaient avoir contre elle. Les Athéniens se laissèrent persuader, mais ils agirent avec mollesse et lenteur; puis, grâce à la trahison de Lasthénès et d'Eu thycra tés, Olynthe fut prise par Philippe, en 347. La population fut réduite en esclavage et la ville détruite ^ La chute d'Olynthe acheva la conquête par Philippe de toutes les villes grecques situées entre la frontière de la Thessalie et celle de la Thrace, en tout trente ville chalcidiennes.

Le monnayage de la Ligue Olynthienne ou Chalcidienne subit nécessairement le contre-coup des événements que nous venons de résumer. Il débute lors de la constitution de la Ligue, en 392; il a dû être interrompu lors de la prise de la ville par les Lacédémoniens en 379, puis reprendre vers 368. Certains numismates le font cesser en 358, lorsque les Olynthiens se jetèrent dans l'alliance avec Philippe. Mais il a pu se prolonger jusqu'en 347, c'est-à-dire jusqu'à la chute et la ruine de la ville.

Monnaies d'or.

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