‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 469 sur 698 · imhoof-Blumer, Mann. grec<jues, p. 92; Pl. C · texte numérisé non relu

imhoof-Blumer, Mann. grec<jues, p. 92; Pl. C

1046. — TE. OEnochoé.

I^. Tête de bouc, à dr., dans un c. cr.

^9; obole, 0 gr. 40 Pl. CCCXVIII, fig. 13 \

1047. — OEnochoé.

I^. Protomé de bouc agenouillé, à dr.

m 9; hémi-obole, 0 gr. 37 (B) Pl. CCCXVIII, fig. 14 ^

1048. — Cigogne plongeant le bec dans le goulot d'une œnochoé sur l'orifice de laquelle elle pose la patte.

Ç^. Carré creux quadripartit.

8 ; hémi-obole, 0 gr. 20 [B) Pl. CCCXVIII, fig. 15 \

Pendant la période de la suprématie athénienne, Téroné paraît ne pas avoir frappé de division plus forte que le lélrobole ; c'était cependant une ville importante comme on peut l'inférer du tribut qu'elle payait à Athènes.

En l'an 424, Téroné ouvrit ses portes à Brasidas, mais en 422 elle fut reprise par Cléon pour les Athéniens. Gomme à Acanthe, à Mendé et d'autre villes^, Téroné remplaça dans le même temps l'étalon attique par l'étalon milésiaque.

Le groupe monétaire qui précède nous conduit jusqu'en 420. Téroné entra vers cette époque dans la Ligue chalcidienne. Si elle frappa monnaie aux types fédéraux de la Ligue (tête d'Apollon et lyre), ces pièces n'ont pas encore été retrouvées. Après la déconfiture de la Ligue chalcidienne, Téroné fut prise par le général athénien Timothée, puis, vers 358, elle fut conquise par Philippe ^. Elle ne rouvrit jamais son

atelier, ni durant cette période, ni plus tard.

Le vin de Téroné était aussi réputé dans l'antiquité, que celui de Mendé. Les Téronéens ont choisi pour type monétaii-e la jarre ou l'amphore énorme dans laquelle, aux vendanges, on entassait le raisin pour l'y laisser fermenter. Cette amphore est décorée de belles et plantureuses grappes accrochées à ses anses (Pl. LU, fig. 15). Parfois l'amphore est munie de son couvercle pointu : elle est bouchée, le vin fermente (P. LU, fig. 12). Sur une autre pièce, on a pour type deux Ménades qui soulèvent une amphore dont elles ont enlevé le couvercle (Pl. LVIIl, fig. 2). De leurs bras vigoureux, prenant l'amphore chacune par une anse^ elles l'ont élevée à la hauteur de leur poitrine et elles se penchent curieusement sur l'orifice. D'un air souriant, étonné, presque voluptueux, elles flairent l'odeur du raisin fermenté ; elles découvrent le vin (inveniunt)

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