‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 499 sur 698 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

Les types des monnaies thasiennes de l'époque archaïque sont, nous l'avons vu, empruntés aux mythes orgiastiques des Sintiens, barbares apparentés aux Satres, aux Orreskiens, aux Léléens dont les monnaies ont le même caractère de lascivelé : c'est le Satyre ithyphallique enlevant une Ménade

M. Charles Picard a découvert, dans les ruines d'une porte de l'Acropole, un énorme marbre monolithe, dont la face principale est ornée d'un satyre en haut relief, de la fin du vi' siècle ^ Ce monument, qui faisait partie des constructions que Darius fit détruire en 492, est du plus haut intérêt numismatique. « Le Satyre est figuré entrant dans la ville et tenant de la main droite élevée un canthare. L'avantbras gauche est horizontal, la main tendue en avant comme pour saisir quelque objet... La tête, malheureusement assez mutilée, ne laisse reconnaître qu'une crinière à longues torsades qui retombe à l'arrière jusqu'aux reins, un nez camard, une barbe épaisse, en coin, qui, de sa pointe touche l'avant-bras ». Le monstre a une queue de cheval; ses jambes sont humaines; sa chaussure est recourbée à la poulaine. Il gardait symboliquement la porte de l'Acropole et y jouait un rôle héraldique : il est identique au Satyre des monnaies, mais sans la Ménade.

Les Satyres hippopodes ou à pieds humains sont nombreux pour l'époque archaïque soit parmi les statuettes de bronze, soit parmi les gemmes gravées ou les peintures de vases. Hérodote atteste

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