‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 509 sur 698 · Berl. Beschreib. der ani. Munz., t. I, p · texte numérisé non relu

Berl. Beschreib. der ani. Munz., t. I, p

no» 36 à 39; Regling, Catal. Warren,^ 505 (fig.).

3. Brit. Mus. Cat. Thracia., p. 221, n^SO; Berlin, Beschreib., t. T, p. 289, n" 19.

LES VILLES DU PANGÉE THASOS

Variétés de symboles, au revers :

Dauphin, 1 gr. 87 {B).

Lyre, 1 gr. 60 [Milan) \

1157. — Variété, avec la tête à g. Dans le ch. du revers, torche allumée ; 1 gr. 81 (Munich) \

Ces hémidrachmes sont les moitiés des le champ desquelles on relève les mêmes drachmes à la têle de Dionysos barbu, dans symboles.

1158. — Tète barbue de Dionysos couronné de lierre, à dr. ï^. 0AII]nN. Massue. Le tout dans une couronne de laurier.

iîl 14 ; triob. milés., 1 gr. 68 [P) PL CCCXXIII, fig. 18 ; — 1 gr. 73 à 1 gr. 55 [B)

Monnaies de bronze.

1159. — Tête barbue d'Héraclès coiffé de la peau de lion, à dr.

I^. 0A2ION ou OAIION- Arc et massue. Dans le ch., symbole ou monogr. /E 16.

Variétés :

Amphore et * {P) PL CCCXXIII, fig. 19. Amphore et M (P) PI CCCXXIII, fig. 20. Amphore et |t| iP) PL CCCXXIII, fig. 21. Amphore et bK [P] PL CCCXXIII, fig. 22.

hP (P) E (L)

Canthare [P) PL CCCXXIII, fig. 23.

Proue (P) PL CCCXXIII, fig. 24.

1 160. — Tête barbue dTféraclès coiffé de la peau de lion, à dr. I^. 0A2ION. Arc et massue. Dans le ch. un symbole variable. /E12.

Variétés.

Étoile. (P) PL CCCXXIII, fig. 25.

1 . Pour ces variétés ; Imhoof-Blumer, Mon. grecq p. 50, nos 51 à 53.

2. Imhoof-Blumer, Mon. grecq., p. 50, n» 54. a. Berlin, Beschreib., t. 1, p. 289, 20 à 24.

LES VILLES DU PANGÉE THASOS

HQi. — Amphore.

I^. 0A-2I I ON. Corne d'abondaDce.

M 12 {P) Pl. CCCXXIII, fig. 26.

U62. — Tête imberbe de satyre (?) à dr.

0A2I I DN. xMassue. Le tout dans une couronne de laurier.

JE\^(P) Pl. CCCXXIII, fig. 27.

La plus grande partie des monnaies qui précèdent ont été frappées au milieu des événements de la fin de la guerre du Péloponnèse, surtout à partir de l'an 409 av. J.-C, lorsque la flotte athénienne, sous les ordres de Thrasyllos et d'Alcibiade entreprit de faire rentrer dans le devoir les villes de la mer de Thrace et de l'Hellespont qui avaient fait défection. Byzance, Abdère, Thasos durent s'incliner de nouveau sous le joug athénien.

A la fm de 408, un parti de Thasiens qui avait à sa tête Ecphantos expulsa de l'île l'harmosle lacédémonien Etéonicos et appela Thrasybule K Deux ans plus tard en 406, les Athéniens gagnèrent la bataille d'Aegos Potamoi qui fut sans lendemain.

En 405, Thasos passa de nouveau aux mains des Lacédémoniens qui s'emparèrent d'Athènes elle-même, l'année suivante.

On a découvert en 1866 à Limenas un bas-relief archaïque qui représente Héraclès agenouillé tirant de l'arc, dans une altitude identique à celle qui est donnée au dieu, sur les beaux tétradrachmes que nous venons de décrire ^

Ce bas-relief et le type monétaire sont l'un et l'autre la reproduction d'une œuvre sculpturale qui fut adoptée, à la place du Satyre de la période archaïque;, comme le Palladium de la cité. D'ailleurs Héraclès agenouillé et tirant de l'arc est un thème sculptural et monétaire que l'on retrouve assez fréquemment, avec des variétés de détail, notamment parmi les sculptures célèbres du temple d'Aphaia, à Égine ^ et sur des statères d'électrum de Cyzique

Non seulement les monnaies de Thasos conservent longtemps le type de l'Héraclès agenouillé en archer, mais les potiers de Thasos, aux iv« et iip siècles, l'adoptèrent comme marque de fabrique ; ils l'estampèrent comme un cachet sur les anses des amphores sorties de leurs ateliers ^.

Etant donnée la popularité du type monétaire de l'Héraclès thasien, il est singulier que Polliix, d'après Aristote, prétende que le type ordinaire des monnaies de Thasos est le dieu sémitique Persée: ©aaiot Sellépariv^ Du moins, cette tradition est, à tout prendre, une confirmation de la donnée suivant laquelle le dieu de Thasos était d'origine

1. Xénophon, Hellen., I, 1, § 12, 32, 1, 4, § 9; Déaiosthène, Conifre Escliine, p. 414.

2. Ce bas-relief est au Musée de Constantinople . Rev archéol., 1885, I, p. 472; A. Joubin, Bull. corr. hell., 1894, p. 64 et pl. XVI.

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