L. Heuzey, Mission de Macédoine, p
6. Albert Dumont, Mélanges d'archéoloqie, p. 448; Heuzey, dans les Monuments grecs publiés par l'Association des Etudes grecques, 1875, p. 27.
LES VILLES DU PANGÉE NEAPOLIS
puisqu'on trouve des « Parthénons » dans plusieurs villes où ils désignent des temples ou des portions de temples (des chapelles) consacrés à une divinité maternelle, telle que Cybèle, Déméter, Artémis Leucophryné * .
Un Parthénon est donc un temple spécialement affecté à des cérémonies rituelles exécutées par des jeunes filles, de même qu'un nymphôn est un temple où officient de jeunes mariées. Le temple d'une Vierge s'appelait grammaticalement Pariheneion et non Parthénon. Le Parthénon de Neapolis était consacré à la déesse que nous voyons figurer sur les monnaies et qui est, soit une nymphe locale, soit Aphrodite, à cause de la colombe, au revers du n° 1166.
Nous avons déjà eu l'occasion de rappeler que les Thasiens avaient installé sur le rivage du continent, en face de leur île, plusieurs ports qui, à la fois, protégeaient contre des attaques venues de la mer et desservaient les établissements miniers de la montagne. Ils avaient, entre autres, au fond de la baie de Cavala, une colonie appelée Antisara, qui donna à la baie ellemême le premier nom qu'elle ait porté.
Leur mine de Scapté-Hylé avait pour centre d'exploitation l'établissement de Daton qui lui-même avait un débouché sur la mer.
C'est ainsi que Daton, célèbre pour ses mines d'or dès la plus haute antiquité, est donnée par Strabon comme étant un port de mer ^ ,
Ces renseignements conviennent bien à la position topographique de Neapolis.
1. Voir aussi une inscription d'Aphrodisias (Carie) publiée par Tti. Reinach, dans les Comptesrendus de l'Acad. des biscript. et B. Lettres, 8 mai