‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 530 sur 698 · Berlin, Beschreibung , p. 161, n · texte numérisé non relu

Berlin, Beschreibung , p. 161, n

LES VILLES DU PANGÉE

TRIEROS

moins stylisée (Voyez notamment pl. XLIV, fîg. 6 ; pl. XLIX, fig. 10 ; pl. LIX, fig. 4 et suiv.

Les monnaies de Tragilos nous montrent la rose macédonienne sur sa tige et de grandes proportions, étant ici le type principal. On voit que la rose du Pangée et du mont Bermion auprès de Beroea était une espèce sensiblement différente de la rose rhodienne ou balaustium : celle-ci avait des pétales plus larges et était plus largement épanouie ; la rose macédonienne avait des pétales plus longs et une corolle montée en calice.

D'après Hérodote (VIII, 138) la rose du Pangée était renommée dans l'antiquité.

On rappelait exaxovxàcpuXXa « rose à cent pé-

tales » ^. Celle du Bermion qui embaumait les jardins du roi Midas n'avait que 60 pétales (l^v/covxa (puXXaj ^ .

La rose macédonienne avait sa place dans les rites du culte du Dionysos thrace dont le sanctuaire au sommet du Pangée était si populaire chez les tribus barbares de la contrée ^. Léon Heuzey s'est étendu savamment sur le rôle de la rose dans les cultes Ihraco-macédoniens, à propos d'inscriptions qui ont trait aux repas funèbres célébrés, chaque année, le jour de la fête des roses ou liosalia. Cette fête des « rosalies » répandue dans tout le monde grécoromain, se rattachait au culte de Dionysos ainsi qu'à l'usage de déposer des roses sur les tombeaux [escae et rosae) '\

§ Vil. — Trieros.

L'existence d'une ville de ce nom est incertaine, bien qu'on connaisse par Etienne de Byzance la tribu thrace des Trières (TpiYjpec; ou Tpf^pec;). D'après le style des

monnaies que nous allons décrire, une ville du nom de Trieros (?) serait à chercher sur les côtes de la Chalcidique ou de l'Epi- T h race.

1197. — Protomé de cheval bondissant à dr.

ï^. TPI H; dans les quatre compartiments d\in carré creux. M, 10; hémiobole, 0 gr. 39 (/.) Pl. CCCXXV, fig. 15 \

1 198. — Tête laurée d^Apollon, à g.

1. Je rappelle, mais avec toutes réserves, les considérations de J. Svoronos sur le symbole de la rose ou de la roue solaire. L'hellénisme primitif de la Macédoine, p. 17 et suiv.

2. Théophraste, Historia Plantarum, VI, 6; Pline, Hisl . 7iat., XXI, 10 {quam cenlifolium vocant).

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