‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 569 sur 698 · E. Curtius, Hisl. grecq., t. V, p · texte numérisé non relu

E. Curtius, Hisl. grecq., t. V, p

De là à prétendre que le roi des Odryses Térès était un descendant de Térée, roi mythique des Thraces, il n'y avait qu'un pas; il fut allègrement franchi, et le roi des Odryses entra ainsi dans l'amitié de ses parents, les Athéniens ^

Nous n'avons pas de monnaies de ce roi Térès qui porta à son apogée la puissance des Thraces Odryses. Les monnaies à la légende THREO qu'on a voulu lui attribuer, et que nous verrons plus loin, sont postérieures d'un siècle.

Térès mourut laissant deux fils, Sitalcès et Sparadocos, et une fille qui épousa un prince scythe appelé Ariapithès.

Nous n'avons pas de monnaies au nom de Sitalcès, mais nous en possédons qui portent le nom de Sparadocos.

Sitalcès, nous dit formellement Hérodote, succéda à son père dont il continua la politique vis-à-vis des Athéniens. Dès son enfance, il avait fréquenté les villes grecques de la côte de Thrace et il avait reçu une éducation hellénique. Il vécut surtout à Abdère, y contracta des amitiés et épousa la fille d'un des plus riches commerçants grecs de la ville. Cette alliance matrimoniale fit de lui le beau-frère de Nymphodore, personnage qui devint le chef du gouvernement d'Abdère, et dont le nom figure sur des monnaies de cette ville.

Ce Grec Nymphodore, citoyen d'Abdère, était naturellement acquis à la politique athénienne en Thrace ; il fut l'intermédiaire et le négociateur du traité d'alliance que les Athéniens conclurent avec son beaufrère Sitalcès, devenu roi des Odryses.

Cette alliance fut considérée par les Athé-

1. 11 est curieux de voir Thucydide (II, 29) se donner la peine de réfuter cette fable.

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