E. Curtius, Ilist. grecq., t. 111, p. l'S-li
G. Thucyd. 111, 91, 1; 94, 1, 2; Diod. Sic, Xll, GO, 1.
1. Thucyd., 111, 102, 5-1 ; 105 à 114 ; Diod. Sic^ XII, 60, 4-G; Polyen, 111, 1, 2.
les Lacédémoniens et leurs alliés pour la sauvegarde de leur indépendance.
Mais, au iv'^ siècle le souvenir des longues luttes des Acarnaniens contre les colonies corinthiennes s'était effacé; la fusion des deux populations s'était enhn eff'ectuée sous la poussée d'intérêts communs. En eff'et, après la bataille de Cnide, gagnée par l'Athénien Conon en 394, nous constatons que les Acarnaniens s'entendent avec les Corinthiens et leurs colonies pour s'affilier à la nouvelle ligue athénienne contre Sparte ^ Vainement le roi de Sparte Agésilas descendit, en 391, en Acarnanie et enleva les troupeaux des bergers du pays, il ne réussit pas à forcer les portes des villes Enfm, en 338, à Chéronée, Acarnaniens et Corinthiens combattent à côté des Athéniens contre Philippe de Macédoine.
En 330, les Etoliens s'étant emparé d'Oeniades et de l'Acarnanie du sud, les Acarnaniens. durant les années suivantes, sont tout à leur vengeance, avec des alternatives de succès et de revers ^. Au temps de la guerre lamiaque, ils se mêlent aux luttes qui bouleversent la Grèce du nord; ils font, en 321, irruption en Etolie et s'emparent de la ville d'Agrinion \ Mais en 314, le roi de Macédoine Cassandre les chasse et les soumet ^
Au milieu de tous ces bouleversements sur lesquels nous sommes si incomplète-
1. Xénophoii, llellen., IV, 6, 1; II, l1; Diod. Sic, XiV, 82, 3.
2. Xéaophou, Ilellen., IV, 6; cf. Heuzey, Lé mont Olympe et V Acarnanie, p. 336.
3. Diod. Sic, XVIll, 8, 6 ; Plut. Al., 49, 8; Pâusanias, I, 23, 4; X, 16, 6; Marcel Dubois, Leâ Liffiies étolienne et achéenne, p. 22.