Xénophon, Hellen., IV, 6, 4; Thucyd, II
L ACARNANIE
pour agrandir leur nouveau territoire, de s'emparer d'Oeniades, à l'embouchure de l'Achélous'. Mais les Acarnaniens réussirent à les en empêcher, malgré l'appui que prêta Périclès à leurs adversaires.
Plus tard, en 432, et dans les années suivantes, les Acarnaniens luttent contre la puissante colonie corinthienne d'Ambracie qui voulait mettre la main sur Argos Amphilochique. Cette dernière fut secourue à temps par l'athénien Phormion ^
Durant la guerre du Péloponnèse, les Acarnaniens, à l'exception d'Oeniades, demeurèrent fidèles aux Athéniens. Ils les aidèrent à s'emparer d'une partie des forteresses que les Corinthiens avaient échelonnées sur les côtes de leur pays L'année 429, qui est celle de la mort de Périclès, vit les Ambraciotes, avec le concours de tribus épirotes^ descendre la vallée de l'Achélous pour menacer Slratos, tandis que les Péloponnésiens, leurs alliés, arrivaient par mer, sous les ordres de Cnémos. Phormion réussit à repousser l'agression '\
En 426, le stratège athénien Démosthène aida les Acarnaniens, dans un vigoureux coup de main sur Leucas % et l'année suivante il anéantit à Olpae, près d'Argos, une nouvelle armée d'Ambraciotes et de Pélo* ponnésiens commandés par Eurylochos \
Après les désastres des Athéniens en Sicile, en 413, nous voyons les Acarnaniens et les Amphilochiens lutter encore contre