‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 694 sur 698 · LES ROIS DES SCYTHES MONNAIES INCERTAINES · texte numérisé non relu

LES ROIS DES SCYTHES MONNAIES INCERTAINES

Ariapeilhès. Il eut successivement trois femmes; la première était une grecque de la ville d'Istros, qui lui donna un fils appelé Skylès, et celui-ci eut une éducation entièrement grecque. Skylès succéda à son père vers 430 ou ATô av. J.-C., et l'on raconte (ju'il venait fréquemment à Olbia, costumé à la grecque. Il épousa une grecque d'Olbia, et se fit construire dans la ville un palais orné de sphinx et de griffons en marbre blanc. Il se fit initier aux mystères de

Dionysos. Mais son hellénisation poussée aussi loin déplut aux Scythes qui le détrônèrent. Skylès fut obligé de se retirer chez Sitalcès, roi des Thraces Odryses; il ne tarda pas, d'ailleurs, à éire livré à ses ennemis, qui le mirent à mort. On n'a pas de monnaies de Skylès; en outre, il est impossible d'aflirinér que les rois dont nous allons décrire les monnaies se rattachent à ce prince.

Emma COS.

(v* siècle av. J.-C).

1771. — EMINAKO. Héraclès nu, agenouillé à droite el bandant son arc dont il tient rcxtrémilé des deux mains, en même temps qu'une llèche. Le bois de Tare est passé sous sa cuisse gauche et s'arc-boute sur sa cuisse droite. Héraclès paraît imberbe plutôt que barbu. Il à la tête coiiïée de la peau de lion qui descend sur son dos.

I^. Dans un carré creux, une roue à quatre rais, autour de laquelle, extérieurement, nagent quatre dauphins.

/R20; Statère éginétique, 11 gr. 73 (P) PI- CCCLV, fig. 21; - autre ex. 1 1 gr. 70 \

EMINAKO est un nom au génitif, sans doute celui d'un dynaste ou d'un archonte. C'est un nom burbare et qui n'est pas grec.

Le type de la roue sur le statère d'Kininako ressemble à celui de la roue sur les monnaies de Mesembrie, de Galchédon, et en général sur les monnaies des colonies de Mégare, ce qui a fait attribuer à Mégare même, la métropole, des monnaies primi-

tives anépigraphes, au type de la roue. La tête d'Héraclès peut aussi rappeler les monnaies de Mesembrie, Dicaea, Byzance et Galchédon.

Le beau style, enfin, de ce slatère le place au ve siècle, et l'on ne connaît point pour Olbia, ni pour la région d'Olbia, de monnaies qui puissent remonter à une épocjue aussi reculée.

Pour toutes ces raisons, le classement

1. A. von Sallet, Zeit. fur Sumism., t. 111, p. 133, pl. II, 4 (d'après le catal. Lemmé) B. Head, Hist.

Numorum, p. 283.

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