‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 8 sur 698 · Tite Live, XXXII · texte numérisé non relu

Tite Live, XXXII

Les villes d'Acarnanie, qui ont frappé monnaie aux lypes corinthiens, sont les suivantes :

Ahjzia (de 350 à 250 av. J.-C. environ), avec : A, A, AAY, AAYIAinN.

Anactorion (de 490 à 250 environ), avec : F, A/' A/, A, AN, ANA, ANAKT, ANAK- TOPION, ANAKTOPIEnN. On trouve aussi à Anactorion, les légendes AKTIO et AKTIAl q"i se rapportent aux jeux célébrés au temple d'Apollon à Actium, voisine d'Anactorion.

Argos Amphilochique (de 350 à 270 environ), avec : A, AP, APPEL APPEinN, APrEON, APriflN; et plus tard, AM, AMO, AlVIcî)], AMcDIA, AMOIAO, AMO!- AOXnN.

Aslncos (vers 350), avec A2 et une écrevisse (ou homard), emblème parlant.

Coronta (vers 300-250) avec K.

Ech'mos (?) (vers 300-250), avec E et un hameçon .

Héraclée (?) (vers 300 250), avec

Leucas (de 500 à 250), avec/. A, AE»

AEY, AEYKAAh AEYKAAION-

Medeon ou Matropolis (vers 300-250), avec

M, M. lûi (?).

Palaeros (wevs 300-250), avec RR.

Phijt'ia (vers 300-250), avec 0.

Stratos (vers 350-250), avec ITRATIfiN et la tête d'Achélous.

Thyrrelon (vers 350-250), avec O, OY,

0YP, OYPP.

Aux pièces qui portent les noms de ces villes, il faut cijouter celles de la Ligue acarnanienne, à types corinthiens, avec le monogr. fédéral j^, frappées à Leucas au nr siècle.

On voit que toutes ces villes ne commencèrent pas à battre monnaie aux types corinthiens simultanément et ^. la même

L ACAHNAJSIE

époque. Au siècle, les seules villes d'Acarnanie qui aient des slalères aux types de Pégase et de la Pallas corinthienne (AthénaChalinitis), sont Anactorion,Leucas et peut-être Médéon Le monnayage corinthien d'un grand nombre d'autres villes ne débule qu'au milieu du iv** siècle. Il en est enfin, et la Ligue acarnanienne ellemême est du nombre, qui n'ont des monnaies corinthiennes qu'à partir du iif siècle.

Fr. Lenormant et d'autres savanls ont cherché à déterminer le caractère de ce monnayage à types corinthiens, émis non seulement dans ces nombreuses villes de l'Acarnanie, mais aussi dans des ateliers de riipire, de l'Illyrie et même de la côte d'Italie et du Bruttium -.

D'après Barclay llead, les colonies corinthiennes ont adopté les types et le poids des tiojXo'. ou poulains de Corinthe, isolément et indépendamment l une de l'autre, suivant leur convenance et leur profit ^ En ce faisant elles ont agi de leur plein gré, guidées occasionnellement parleur intérêt économique, comme devaient le faire plus tard les innombrables villes grecques qui, aux iiF et n« siècles, se mirent, sans entente préalable, à frapper des tétradrachmes au nom d'Alexandre le Grand, se contentant de signer les espèces sorties de leurs oiïicines, par l'addition d'un symbole ou d'un monogramme dans le champ des monnaies.

A notre avis, cette généralisation est trop absolue. Les plus anciennes colonies de Corinthe, Anactorion, Leucas, Ambracie, qui frappent monnaie aux types et poids corinthiens dès Toriaine, c'est-à-dire dès la

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