L^ÉLECTRUM DE SAMÔS ET MONNAIES INCERTAINES
Egée tout entière, battant les flottes de Les- plus ancienne application du système eu-
bos et de Milel, rétablissant sous son hégé- boïque à la taille des monnaies. Longtemps
monie, à Délos, dans le temple d'Apollon, on a à peu près méconnu le monnayage
l'ancienne fête de la ligue ionienne. Bref, d'électrum de Samos '. Mais en 1894, une
la tpannie de Polycrate fut le temps de la importante trouvaille de monnaies primi-
plus grande prospérité de Samos *. tives en électrum, faite dans Plie de Samos
Au brillant tableau qu'en trace Hérodote, estvenue dissiper les incertitudes. Le Cabi-
il y eut pourtant une ombre; ce fut lorsque net des médailles de Paris s'est enrichi de
Polycrate, ayant abandonné Talliance toutes les variétés qu'elle renfermait; seuls
d'Amasis pour embrasser le parti des Per- quelques exemplaires doubles sont restés
ses, provoqua dans Samos même des dans le commerce. Notre planche IX con-
mécontenlements que cherchèrent à exploi- tient, d'un part, les pièces au flan épais,
ter les Lacédémoniens : nous aurons focca- globuleux, abords arrondis qui faisaient
sioû de rappeler tout à l'heure ces évé- partie de la trouvaille (fîg. 1 à 13 et 15, 17,
nemenls. 20, 21 et 25), et d'autre part, des pièces qui.
Comme nous venons de l'indiquer, c'est bien qu'étrangères à la trouvaille, appar-
à Samos et à Ghalcis que Ton constate la tiennent néanmoins au système euboïque.
334. — Flan monétaire sans type; on ne distingue au droit qu'une sorte de chiffonnage du métal.
^. Un rectangle et un carrés creux juxtaposés, sans type déchiffrable. El. 16 sur 14; hémi-statère euboïque, 7 gr. 94 {Paris^ trouvaille de 1894) PLIX,fig. 1.
335. — Mufle de lion de face, les bajoues écartées (type obscur, de prime abord, mais qu'on distingue assez nettement, si on le compare aux monnaies samiennes de l'époque postérieure).
^. Deux rectangles creux, côte à côte, dont le champ est orné de figures en rehef. Dans l'un, on voit une anguille de mer, nageant à droite; dessous, un petit dauphin ; autour, trois globules ou coquillages marins. Dans l'autre, un héron, au cou sinueux et allongé en avant, marchant à gauche ; sous le bec de loiseau, une tortue; autour, des globules ou coquillages.
El. 21 sur 18; statère eub., 17 gr. 32 {Paris, trouv. de 1894) PI. IX, fig. 2.