‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 2 sur 880 · Henri Lechat, Phidias, p · texte numérisé non relu

Henri Lechat, Phidias, p

IV AVAXT-PROPOS

Mai^ si nous avons toujours eu en vue comme un phare lumineux y cette date terminale de 479, il va de soi que nous ne nous sommes pas astreint à la respecter étroitement dans les pays où les événements politiques de 480 et 479 n'eurent pas un contre-coup immédiat sur les émissions monétaires. Bien au contraire, nous nous sommes fait une loi de rester tantôt un peu en deçà, tantôt même parfois de poursuivre assez loin au delà, lorsqu'un événement local d'une date précise fait arrêter ou prolonger la frappe d'une certaine catégorie de monnaies. C'est ainsi, pour citer quelques exemples^ qu'à Métaponte la suite des pièces incuses nous conduit jusque vers 470; à Acanthe, à Zacynthe^ à Herœa d'Aixadie, dans les villes thessaliennes, nous descendons, pour des motifs analogues, à peu près aussi bas. Le roi Alexandre /" de Macédoine règne de 498 à 454 ; pouvions-nous^ sans motif apparent, faire deux groupes de ses monnaies, les unes antérieures, les autres posté)neures au passage de Xcrxès, en laissant ces dernières pour un volume subséquent? D'autre jmrt, on ne trourera point ici la tête des séries monétaires de Byzance, d'^nos, des villes de Crète, à l'exception de Cnossos, ni celles de l'Étrurie, de Térina, de Témésa, parce qu'il n'est pas sur que ces séries débutent avant l'invasion des Perses en 480. On le voit, nous avons donc franchi par fois notre barrière et donné quelque élasticité à notre champ d'observations, au risque de provoquer les critiques des partisans de l'inflexible et étroite logique. Mais n'a-t-on pas de même discuté sur les frontières chronologiques que des nécessités pratiques ont forcé les historiens à s'imposer ?

Un mot encore pour m' acquitter de la dette de reconnaissance que j'ai contractée envers les conservateurs de collections publiques ou les amateurs qui ont bien voulu me fournir les moulages nécessaires à l'établissement des 85 planches correspondant à ma description. J'ai la conscience d'avoir largement usé, peut-être abusé, de leur temps et de leur libéralité; si la trop longue énumération de leurs noms me force à n'en citer aucun, j'ai du ynoins pris soin de mentionner au cours de ma description les collections publiques ou privées que j'ai înises à contribution pour compléter les séries que j'avais sous la main, au Cabinet des Médailles de Paris.

7 novembre 1906.

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