SI
INCERTAINES DE CAUIE
faite à Santorin (Théra) en 1821 ». On en a trouvé aussi à Mélos. Quelle est la patrie de ces curieuses pièces? On ne saurait les placer en tête de la série de Milet, comme on s'y était autrefois cru autorisé, à cause de Taltitude du lion détournant la tête et de la rosace milésienne qui forme le revers des n^" 739 et 740. Leur style rude et leur poids éginétique s'opposent à ce classement.
M. de Sallet a voulu ranger ces pièces dans la Chersonnèse de Thrace ^. Mais ce pays est trop éloigné des endroits où elles ont toujours été recueillies. Il est certain que leur atelier doit se trouver soit sur les côtes de la Carie, soit dans les îles voisines de cette contrée, ou dans les îles les plus méridionales de la mer Egée.
M. Barclay Head ' s'est contenté prudemment de les laisser parmi les incertaines des grandes trouvailles faites à Théra et à Mélos. En cherchant la clef du problème dans l'inlerprétation des lettres VAO ou OAV, ou encore OVA, M. Six a écrit en 1890 : « Personne n'a encore songé à Olymos, dont le nom est le seul, parmi ceux des villes connues, qui réponde exactement la légende VAO ou OAV si, du moins, elle est rétrograde, comme elle semble l'être ». Olymos était dans le pays des Cariens, au centre du triangle formé par Labranda, Euromos et Mylasa, c'est-àdire dans une région assez voisine de Milet pour expliquer l'imitation des types milésiens, et -assez barbare pour expliquer le style étrange et tout particulier de ces pièces. Seulement, Olymos, éloignée de la mer, ne parait pas avoir joué le moindre
i. W. Wroth, Numism. Chron., 1884, p. 269.
2. Deschreibung der antiken Miinzen der KÔnigL Museen zu Berlin j t. T, p. 250.