B. Head, nist. numor., p
rôle politique ou commercial au vi« ou même au v« siècle avant notre ère ; c'était une localité tout à fait secondaire ; les inscriptions qu'on y a recueillies sont de date relativement récente *. Il n'y a vraiment pas lieu de suivre M. Six dans sa conjecture lorsqu'il se prend à supposer qu'Olymos c< peut fort bien avoir été, vers le milieu du vi« siècle, le chef-lieu de tout le district, comme le fut plus tard sa voisine Mylasa. »
D'ailleurs, M. Six lui-même parait faire assez bon marché de son attribution, car il ajoute une note qui la renverse : « Si on préférait, dit cette note, voir dans VAO les initiales de TXXojaXa, dême de Carie, avec un temple d'Apollon, mentionné par Etienne de Byzance, les statères n'en resteraient pas moins cariens. »
Est-il bien certain même que ces statères soient cariens plutôt que d'une des îles égéennes? La forme du carré creux n'est pas celle que l'on rencontre d'ordinaire en Carie, à Rhodes, à Posidion de Carpathos, c'est-à-dire un carré creux formé de deux rectangles juxtaposés. C'est le carré creux en quatre compartiments qu'on trouve, par exemple, à Naxos, à Paros et dans d'autres îles égéennes. Dès lors, étant données les trouvailles de Théra et de Mélos, et cette forme du carré creux, il est peut-être préférable de chercher la patrie de ces pièces curieuses dans les îles
1. Six, Num. Chron., iS90, p. 223. Au lieu de OXu... on pourrait peut-être lire Ofw.., ou ryo.., ou encore Too.., ou encore FuO.., etc. ïmhoof- Blumer, Zeit. fur Num., t. III. p. 278.
2. Le Bas-Waddington, Voijage en Asie-mineure, t. III, p. 98 ; W. Judcich, dans les Mitlheil. de l'Institut archéol., Alhenische Abtheilung, t. XIV, 1889, p. 367.