Héraclès combattant à droite
^. Tète barbue et cornue de Zeus Ammon, à g., derrière, I. Carré creux.
iR 16 ; tétrob. pers., 3. 30 {coll. de Vogué) \
L'explication du mythe de Géryon sur la pièce n* 960, nous conduit tout naturellement à retrouver le mythe d'Hermès dans les types des monnaies (n°' 961 et 9G2) cidessus décrites; elles sont contemporaines de la précédente et ont la même origine. Si Héraclès enlève les bœufs de Géryon, Hermès dérobe ceux d'Apollon.
Or, sur les statères n**" 961 et 962, nous
voyons au droit, Hermès ailé qui s^avance tenant, sans doute, le caducée à la main *. Au revers du n° 961, le bœuf nous semble représenter, à lui tout seul, le troupeau d'Apollon, de même que tout à l'heure, le troupeau de Géryon était symbolisé par le même animal. Sans nul doute, nous avons ici une interprétation numismatique de la fable suivant laquelle Hermès veut sur-
1. Six, Num, Chron., 1888, p. 121 et pi. V. U; Num. Chron., 1897, p. 206, n» 1 ; Uill, Cyprus, Introd., p. XL VI (d).
2. Six, Reo. numism., 1883, p. 303, n^ 8 ; Babelon, Perses Achéménides, p. 115 n» 785 et pi. XXI, 20 (roi incertain de Salamine); Six, Num, Chron., 1891, p. seSf n» Z; Hill« Cyprusi Inrtrod<f p. xlvi ; p. 70 et
pi. Xm, 9 et 10.
3. M. de Vogué, Rev. num., 1867, p. 371 et pi. XI, 9; Six, Rev. num., 1883, p. 304, n« 9; le iiiAme, Num. Chron., 1897, p. 208, n* 4; Ilill, Cypnts, Introd., p. xLvi.
4. Comparez le type des niontlaiefl pamphylienncîtff ci-dessus, p, 542 et p\, XXIV^ fig. 10 à 1^/
615 GOLGOS
prendre, à la tombée de la nuit, les cinquante taureaux blancs aux cornes d'or qui paissaient au pied du mont Olympe en Piérie, et qu'Apollon-Hélios, disparaissant derrière Thorizon, venait d'y laisser. Ce mythe fut d'ailleurs également interprété comme nous le verrons plus loin, sur des monnaies thraco-macédoniennes, à peu près contemporaines de celles-ci, c'est-à-dire antérieures à Xerxès.
La légende Ba-2aXa, sur le statère n^ 962 parait désigner un roi Sala (?) plutôt que, comme je le pensais autrefois, ^«[atXsuç) 2aXa(jjLivi(ov) *.
Au point de vue du style, on rapprochera utilement la tête de Zeus Ammon du revers des n" 962 et 963, de la tête de certaines statues en pierre calcaire trouvées à Alhiénau par Cesnola, et qui sont aujourd'hui au musée de New-York *.
964. — Tête de lion à droite, la gueule béante. — I^. Carré creux rude. M 23 ; stat. pers., 9 g. 96 {Paris) PL XXVII, flg. 11 ; — autre, 10 gr. 10
{Bruxelles, coll. de Hirsch) ®.