J. Svoronos, Rev. numism., 1902, p
4. B. Head, Calai. AUica, pi. XXIV, fig. 10 et suiv. Nous avonsremarqué plus haut (p. 651) que quelques statères au type de la tortue à écailles imbriquées ont un carré creux renouvelé de l'époque primitive, soit par affectation d'archaïsme, soit par accident d'atelier.
CHALaS
merce, son industrie, ses arts, sa monnaie furent ruinés. Ecrasés une première fois dans une grande bataille navale en 460, les Ëginètes furent battus une seconde fois en
Thébains Tétaient à OEnophyta K Ëgine fut incorporée à l'empire athénien et dut payer un tribut annuel. La flotte athénienne commandée par Tolmidès fil en maîtresse
456, en même temps que leurs alliés les le tour des côtes du Péloponnèse.
§ II. — Chalois {Eubée).
L'Eubée qui, après la Crète, est la plus grande des lies de la mer Egée, longe l'Attique et laBéotie dont elle n'est séparée que par un étroit canal sur lequel même un pont était jeté dans l'antiquité. La légende, dont il faut toujours tenir grand compte en numismatique, attribuait la première colonisation de l'Eubée à Ëpaphos, fils de la vache lo ; vers Tan iiOO avant notre ère, les Ioniens s'emparèrent de Ttle qui devint, à partir de celte époque, Tun des centres principaux de la civilisation ionienne.
Les deux villes les plus considérables de TEubée furent Chalcis et Ërétrie, situées Tune à côté de l'autre, vers la partie la plus resserrée du détroit de l'Euripe. Leur monnayage est abondant et )e commencement, pour Chalcis, en remonte au VII* siècle.
Comme les Ëginètes, les Eubéens durent à leur situation insulaire de se signaler de bonne heure comme marins et, en même temps, d'échapper assez souvent aux invasions. Dès le X* siècle, les vaisseaux des Eubéens fréquentaient les eaux de la mer tyrrhénienne ; ils fondèrent sur la côte de la Campanie la ville de Cumes (Kujat)). Longtemps unies dans le culte d'Artémis
Amarynthide, Chalcis et Ërétrie colonisèrent en commun les côtes de la Macédoine et de* la Thrace *. Mais à la fin du vm* siècle, survinrent des froissements entre les deux villes sœurs; la guerre éclata entre elles dès le début du vu* siècle, au sujet de la possession du territoire de Lélante qui les séparait, et cette guerre qui se prolongea longtemps, mit aux prises, dans tout le bassin de la mer Ëgée^ la plupart des villes grecques, les unes tenant pour Ërétrie, les autres pour Chalcis. Corinthe et Samos, en particulier, prirent parti pour Chalcis, tandis que Corcyre et Milet se rangèrent du côté d'Erétrie.
Ainsi, dès la fin du vm* siècle, Samos et Chalcis sont alliées et comptent au nombre des plus florissantes cités helléniques. Nous avons indiqué plus haut qu'il fallait chercher, dans cette union politique qui ne se démentit jamais, la cause de l'adoption du même étalon monétaire dans les deux villes et de la présence de types chalcidiens sur les monnaies primitives de Samos en électrum '.
Au vn* siècle, les vaisseaux de Chalcis font le tour du Péloponnèse, installant des comptoirs à Chalcis d'Etolie, à Chalcis
i. Thucyd., I. i08; cf. B. Head, Calai AUica, Introd., p. Lxviii.