Hérodote, VI, 125; Scol, in Pind. Pyth., VIT
retentissement à Athènes et contribuer à fortifier la situation politique des Alcméonides, on ait rappelé sur les monnaies, par le type de la roue primitive, l'invention des chars attribuée par la tradition au roi mythique Erichthonios : ceci rentre tout à fait dans les usages de l'antiquité. Les monnaies au type de la roue à traverses rappelleraient donc par leur forme hiératique l'invention d'Erichthonios; d'autre part, les monnaies à roue radiée seraient, elles aussi, une allusion directe et, en quelque sorte, plus immédiate au triomphe d'Alcméon aux jeux Olympiques.
Il n'est pas possible d'accepter l'attribution du groupe à la roue à Ghalcis d'Ëubée, en dépit de l'autorité des savants qui l'ont proposée ^ Les monnaies de Ghalcis qui ont le type de la roue sont d'un aspect tout autre: la roue s'y trouve inscrite dans un triangle creux (voyez ci-dessus, n" 1047 et suiv.). Il s'agit donc bien nettement de deux séries de pièces appartenant à deux ateliers différents. Rien d'ailleurs ne s'oppose à ce que d'autres ateliers encore aient eu pour type une roiie. Quand on examine dans le détail les monnaies décrites plus haut, on remarque qu'elles peuvent se partager en trois catégories suivant la forme donnée à la roue. On a : 1. La roue à traverses perpendiculaires (n*»" 1102 et pi. XXXIII, fig. 14);— 2. La roue à quatre rais rattachés aux jantes de la circonférence, sans contrefiches (n°" 1103 et 1104 et pi. XXXIII, fig. 15 et 16). — 3. La roue à quatre rais avec des contrefiches latérales qui en soulagent la portée (n« 1105 à 1108 et pi. XXXIII, fig. 17 à 20). Il est possible qu'Athènes ne doive