LA RÉFORME D*HIPP1AS
sont, — on en juge par leurs débris — les œuvres d'artistes des écoles iono-insulaires ou d'artistes athéniens formés par eux.
C'est la même inQuence que nous révèlent nos types monétaires. Déjà nous avons signalé le mufle de lion samien au revers des monnaies d'Érétrie de cette époque. A Siphnos où brillait dans tout son éclat l'art ionien dit des îles^ nous trouvons avant la fin du vi« siècle, sur les monnaies, une tête humaine (\pollon?) qui a la plus frappante analogie d'expression avec celle d'Athéna sur les tétradrachmes athéniens contemporains ' ; on y distinguerait peutêtre seulement un peu plus de douceur dans les traits, détail qui n'est pas pour infirmer notre théorie.
Sur les monnaies que, d'après l'ensemble des considérations qui précèdent, on doit attribuer à la fin de la tyrannie de Pisistrate ou à celle de ses fils Hipparque et Hippias, la légende A0E se présente sous deux variétés essentielles qui ont donné lieu à des remarques paléographiques intéressantes. Ces deux formes sont AOi? et ASif .
Les monnaies qui ont le thêta avec une croiselte au centre, ®, sont beaucoup plus rares que les autres (PI. XXXIV, fig. 15, 16 et 17) *. Six a prétendu que le thêta à croisctte, ®, était plus ancien que le thêta avec point central, 0. C'est même là une des raisons qui ont porté ce savant à classer en tête de la série athénienne les monnaies à la légende A®i^i et à regarder indistinctement comme postérieures, quel que soit leur style rude ou primitif, toutes les pièces
1. Brii, Mus. Crète and aegean IslandSy pi. XXVIl, fig. 11 et 12.