Prokesch-Osten, ArcliaeoL Zeitung, 1849, p
et pi. IX, 18.
5. Iinhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 187, no^ 167 et suiv.; Pausanias (Vlil, 21, 4) signale un temple dos Dioscures à quatre stades.de Cleitor.
Q. Pausanias, Arcad. 41; Beulé, Le Péloponnèse^ p. 149.
ÉLIS ET ÔLYMPIË
aux temps préhelléniques ^ Cyllène, en particulier, au cap du même nom, dont Texcellent port est tant vanté par Pausanias, fut une station phénicienne importante. Mais si Ton retrouve dans la toponymie du pays et dans ses productions naturelles, des indices non équivoques du commerce avec les Phéniciens, les traditions locales, au temps où nous pouvons les saisir, n'en avaient conservé nul souvenir; elles sont purement helléniques; à peine si l'on peut signaler dans THéraclès des Ëiéens quelque ressemblance avec le Melqarl de Tyr ou de Sidon, de même que TAphrodite grecque parait avoir, sur d'autres points^ comme Égine et Cylhère, emprunté quelques-uns de ses traits à TAstarté sidonienne.
La capitale primitive du pays était Pise, ville voisine du sanctuaire de Zeus Olympien. La localité où était le temple même s'appelait Olympie. Olympie et Pise furent à cause de cela, dès les plus anciens temps, étroitement liéesdans la mythologie comme dans Thistoire. Toutes les deux sont visées dans la légende qui attribue à Héraclès la fondation des jeux olympiques, et quand Pélops vint dans la contrée à laquelle il donna son nom, il trouva OEnomatis, roi de Pise, comme chef suprême du pays.
C'est dans la course en char de Pélops et OEnomatis, qu'on voyait les origines mythiques des jeux Olympiques *. D'autres
1. Clermont-Ganneau, Le dieu Salrape, dans le Journal asiatique, V« série, t. X et XII.
2. Percy Gardncr, iVi/m. Chron.^ 1879, p. 224. De nombreux monuments de toute nature représentent la course de Pélops et QEnomaûs ; nous citerons seulement un magnifique tétradrachme d'Himéra, de la collection du prince de Waldeck, qui représente Pélops dans un bige, accompagné de son nom, PEAOl'- Iinhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 21, n* 32.