Cela résulte du passage d'Hérodote, V
4. Le rapprochement entre le nom des Sables et celui des Satyres prouve que sur les monnaies il
faut bien donner le nom de Satyre et non, comme le propose M. Imhoof-Blumer, celui de Pan ou de Silène au monstrueux personnage des monnaies de Lété (cf. Imhoof-Blumer, Monn, grecq., p. 80-82). Au surplus, les Satyres et les Silènes, les SavaSai ïrj8ot, ïarjpot, Ei>iT»voi, se confondaient et sont représentés souvent avec les mêmes attributs.
LÉTÉ
temple où une prophétesse rend des oracles comme à Delphes ' ». Assurémeat, on ne saurait considérer Lété comme une ville des Satres, puisqu'elle se trouvait assez loin, de l'autre côté du Strymon. Mais étant donnés les rapprochements que nous venons de proposer, il est possible que le type du Satyre ithyphallique soit originaire du pays des Satres, et qu'un certain nombre des monnaies anépigraphes, à ce type, aient été frappées par cette tribu. Lété
a pu emprunter ce type aux Satres : la numismatique thraco-macédonienne offre maints exemples d'emprunts analogues.
Les monnaies de Lété fournissent les divisions suivantes :
Statôre, pesant de 9 gr. 99 à 9 gr. 10 (poids effectifs vérifiés);
Drachme, de 5 gr. 29 à 4 gr. 98 ;
Triobole, de 3 gr. 53.
Obole, de 1 gr. 28 à 1 gr. 04.
1559. — Centaure barbu, nu-tête, à demi agenouillé à droite, levant les deux bras et tenant de la main gauche une pierre ronde ; il détourne la tête en arrière et ses longs cheveux flottent sur ses épaules en mèches granulées.
I^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers.
iR 18 ; statère, 9 gr. 45 {Hunter) PL L, fig. 1 \
No 1560.
1560. — Centaure barbu à dr., un genou à terre, détournant la tête ; il a de longs cheveux nattés sur les épaules; de la main droite, il tient un canthare ; au dessus, la lettre \ et deux globules. — I^. Carré creux quadripartit.
iR 10; obole, 1 gr. 07; variété, 0 gr. 89 \
L'attribution à Lété des deux pièces précédentes, au type du Centaure, n'est rien moins que certaine. Rappelons seulement que les Centaures faisaient, comme les Satyres, partie du cortège de Dionysos, et
que nous verrons tout à l'heure (n** 1583 à 1585) sur des monnaies de Lété un Centaure emportant une Ménade, comme sur les monnaies des Orreskiens et celles de Thasos.
1561. — Satyre ithyphallique se précipitant sur une Ménade; il est nu, barbu, avec de longs cheveux flottant sur ses épaules; il a une longue queue