Duc de Luynes, Nouvelles annales, t. l, p
3 . Jules Sambon, Recherches sur l^s monnaies de la presqu'île italique, p. 264 et pi. XIX, 7 et 9; Gar-
le style du personnage accuse environ 480 à 470. D'après sa légende, cette curieuse pièce paraît avoir été donnée en prix aux vainqueurs dans les jeux célébrés à Métaponte en l'honneur d'Achélous : 'A^^eXoio dtÊÔXov, prix de r Achélous *, « Une monnaie très ancienne de Métaponte, dit Fr. Lenormant, nous atteste l'existence de jeux qu'on y célébrait en l'honneur d'AchéloUs, père des Sirènes, inventeur du mélange de l'eau et du vin, et créateur de toutes les sources, personnage moitié homme et moitié taureau, comme le Bac-
rucci, op. cit., p. 136, n»» 28, 29 et pi. Cil; B. Head, Hist. numor., p. 63 ; J. Friedlœnder, Zeit. fUrNum., t. I, p. 293.
4. Comparez la formule des amphores panathénaïques, ci-dessus, p. 748.
SIRI8 ET PYXDS
chus italique, comme le Minotaure et comme les héros Boiotos et Métabos. Ceux qui se sont occupés de la mythologie antique ont, depuis longtemps, reconnu la parenté intime qui existe entre AchéloUs et le Dionysos tauriforme ...*». Le duc de Luynes s'est, en eflfet, efforcé d'identifier
Achélotis avec le héros éponyme Métabos *. Peu après 480, on voit paraître, sur les monnaies de Métaponte à double relief, la statue d'Apollon que mentionne Hérodote ' : nous avons dit que le culte d'ÀpoUon fut introduit à Métaponte par Aristéas, disciple et successeur de Pythagore.
§ IV. — Siris et Pyxus.
Les monnaies incuses décrites dans ce paragraphe ont été frappées par deux villes lucaniennes associées, Siris et Pyxus.
Siris (STpiç, ethn. Sip^xr,;) était à Tembouchure de la rivière du même nom (aujourd'hui le Sinno], sur le golfe de Tarente, au sud d'Héraclée ; elle servait de port à Pandosia *. Elle se prétendait d'origine troyenne •; vers la fin du vn* siècle, elle fut colonisée par des Ioniens de Golophon fuyant la domination lydienne ^. La fertilité de son territoire est vantée par les an-
ciens ^ ; de bonne heure^ elle passa sous Thégémonie de Sybaris et devint ainsi une colonie achéenne '.
Pyxus ou Pyxonte (IIuEoùç, ethn. ïIjîojv- Tioc), s'appela plus tard Buxentum : c'est aujourd'hui Policastro, sur la mer Tyrrhénienne, au fond du golfe de Laos. On ne sait rien de son origine, sinon que vers 471, elle reçut une colonie nouvelle qu'y installa Micylhos, tyran de Messana • : à cette époque, elle avait cessé de battre monnaie depuis longtemps.
2083. — M^ I h^l^AA (StpTvo;, rétrogr.) Taureau debout à gauche sur une ligne de grènetis, détournant la tête à droite. Grènetis entre deux cercles.
^i. XVn (IlyÇ, rétrogr.). Le même taureau en creux, à dr. Cercle dentelé. iR 29 ; stat., 8 gr. 05 [Luynes) PI. LXVII, fig. 1 ; —autre, 8 gr. 25 [Paris).
2084. — M lOhSiHM (Stpwo;, rétrogr.). Taureau debout à gauche, détournant la tête à droite; il est sur une ligne de grènetis. Cordelette perlée.
^. PVXOifîM (njÇoeç). Le même taureau en creux, à droite; au pourtour, cercle entre deux rangs de hachures.
m 29; statère, 8 gr. 10 [Luynes) PI. LXVII, fig. 2.