Fr. Lenormant, p
9. Diod. Sic, XI, 59; Strabon, VI, 1, 1 ; Et. de Byaance, v lîu^oûç; Lenormant, op» cit., p. 207.
SYBàRIS
2085. — M0*1 I ^I^M (S'.pTvoç, rétrogr.) Taureau debout à gauche, détournant la tête à droite ; il est sur une ligne de grènetis. Cordelette perlée.
Çt. PV+I OfM (nuÇoeç). Le môme taureau en creux, à droite. Au pourtour, cercle entre des hachures en arête de poisson. M, 30 ; statère, 8 gr. 05 {Pa?is) PL LXVII, fig. 3.
2086. — Variété, avec PV+ 1 OEM au revers.
iR 30 ; statère, 8 gr. 08 {Luynes) PL LXVII, fig. 4 *.
2087. — ^i^M (Stpt., rétrogr.). Taureau debout à gauche, détournant la tête à droite. Grènetis entre deux cercles.
IJt. Sans lég. Le même taureau en creux, à dr. Grènetis entre deux cercles. m 21 ; trité, 2 gr. 57 [Naples) \
Le monnayage que nous venons de décrire débute vers le milieu du vi" siècle, comme celui de Sybaris, dont il ne se distingue que par le nom d'atelier. Les monnaies attestent par leur double légende que Siris et Pyxus étaient étroitement associées, peut être môme que Pyxus dépendait de Siris '. OuÇ^eç (OuÇoû;) est le nom de la ville au nominatif; SipTvoç, comme Aaïvoc, Uoffetoavidrcaç, etc., est un adjectif aussi au nominatif, et doit s'accorder avec le mot sous-entendu : (rzcnif^p ou voû(jl|jlo(; ♦.
La prospérité de Siris excita la jalousie
de ses plus proches voisines. Métaponle, Sybaris et Crolone formèrent une ligue contre elle ; la guerre qui s'ensuivit aboutit à la prise de Siris dont les habitants furent expulsés *. La date de la destruction de Siris ne peut être fixée avec certitude; mais, ce fut sûrement avant la chule de sa rivale Sybaris en 510 *. Ces événements confinent donc les monnaies de Siris entre 540 environ et 510 au plus tard : nous avons parla un précieux point de repère pour le classement des monnaies similaires contemporaines.