L\ SICILE
fortune et dont les origines s'expliquent par les relations que les colons doriens d'Occident n'onl cessé de garder avec le Péloponnèse, en particulier avec Olympie ^
Les séries de Camarina débutent vers 493 ; celles d'Agrigente, de Gela et de Léontini, vers 490 ou 488; Ségesle et Catane ne commencent guère à monnayer avant 485 ou même 480.
Toutes ces villes taillent leurs espèces d'après l'élalon euboïco-attique, et telle est l'influence de leur expansion commerciale et politique que, dans les colonies chalcidiennes elles-mêmes, l'étalon euboïco-attique arrive rapidement à se substituer à l'étalon éginétique : ce changement se produit à Naxos peu après 498; à Zancle- Messana, vers 485; à Himère, en 482 '.
Toutes les villes dont la numismatique fait l'objet de notre élude sont bâties sur les côtes de l'île ou sont 1res peu éloignées dans l'intérieur des terres. Je ne crois pas qu'on soit autorisé à faire débuter avant 480, les séries monétaires d'Eryx, de Galaria, de Morganlina, non plus que celles de Vemporium carthaginois de Motya : nous les laissons donc en dehors de notre cadre.
Dans cette première période du monnayage, les villes de la Sicile étaient, au point de vue politique, sous le régime de la tyrannie, particulièrement favorable à leur développement et à leur prospérité.
Dès le premier quart du v' siècle, Syracuse aflirmè sa prépondérance monétaire et politique dans la portion orientale de la Sicile, tandis qu'Agrigente s'impose aux villes de l'ouest. A la même époque, Anaxilas étend, nous l'avons vu, sa domination
i. G. Perrot, Hiat. de Vart dans Vantiquité, t. VIII, p. 480.