‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 797 sur 880 · B. Head, Hist. numorum, p · texte numérisé non relu

B. Head, Hist. numorum, p

sur les deux rives du détroit, à Rhégion et à Zancle-Messana.

Bientôt, le type du quadrige syracusain est imité à Léontini ; puis, après l'invention de rénorme pièce à laquelle le nom de la reine Démarèteest attaché, les types syracusains,pour le droit comme pour le revers, sont partout copiés et imités ; on les voit ingénieusement adaptés aux légendes à et la mythologie locale dans une foule de villes delaSicile, de l'Italie méridionale et jusque dans la Grèce propre.

Gomme dans la Grande Grèce, à côté des systèmes éginétique et euboïco-attique appliqués à la taille des espèces, on rencontre de petites divisions qui se rattachent au système pondéral indigène : la lUî^aj du poids théorique de 0 gr. 86 ouO gr. 87, qui correspond au 1/3' de la drachme euboïcoattique et était, comme on le voit, sensiblement plus lourde que Tobole de 0 gr. 72. Pour distinguer ces deux pièces voisines, on avait soin, le plus souvent, de leur donner des types différents ou de placer dans le champ des pièces des marques de valeur. C'est ainsi, par exemple, qu*à Syracuse, la liij'a a pour type une pieuvre, et l'obole, une roue ^ C'est ainsi également que, déjà sur certaines monnaies siciliennes, paraissent des marques de valeur sous forme de globules ou de gros points. Toutefois, pour celte période archaïque, ces marques de valeur ne figurent que sur les petites divisions, excepté seulement à Sélinonte où le didrachme a pour marque deux globules, comme à Érétrie d'Eubée '.

Sauf de rares exceptions fournies par l'histoire, c'est surtout par l'examen com-

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