‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 8 sur 880 · BOLET · texte numérisé non relu

BOLET

Plus tard, dans la seconde moitié du VI* siècle, nous voyons Milet s'allier avec Lesbos pour essayer d'enrayer les empiétements de Polycrate de Samos qui menaçait de lui enlever l'empire de la mer. Milet et Lesbos, complètement battues, perdirent leurs flottes ^ Le grand Roi, comme on le voit, laissait les villes grecques libres de s'entredéchirer, et même les satrapes ne se faisaient pas faute d'attiser entre elles le feu de la jalousie. Sous Darius (521-485), le tyran de Milet était Histiée ; après avoir contribué à sauver Tarmée perse lors de l'expédition de Scythie, il était devenu tout puissant en Asie-mineure. Sa flotte, ses richesses, ses projets ambitieux portèrent ombrage au satrape Mégabaze : Histiée dénoncé fut appelé à Suse, et le grand Roi retint le despote de Milet prisonnier à sa cour, sous prétexte qu'il ne pouvait se passer de ses conseils.

Aristagoras, gendre et cousin de Histiée, le remplaça à Milet. Soutenu en secret par son beau-père, Aristagoras provoqua la révolte générale de l'Ionie qui éclata en 498, malgré les sages conseils d'Hégésandre. Après une démonstration inutile sous les murs de Sardes, Tarmée des rebelles dut se replier devant celle des satrapes. En vain, Histiée qui s'était échappé de Suse, vint-il seconder Aristagoras. Celui-ci, voyant la mauvaise tournure que prenaient les événements, s'enfuit en Thrace. Histiée,

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