Ilolin, Gesch. Siciliens, t. 111, p. 5G8 et
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I^. AEONTINON. Tête de lion, la gueule béante, à droite, entourée de quatre grains d'orge. Champ concave.
iR 23; didrachme ait., 8 gr. 30 [Paris] PL LXXIII, flg. 6; — autre ex., 8 gr. 17 [coll. Imhoof) *.
2232. — Variété. iR21 ; didr. ait., 8 gr. 63 [Luynes)V\. LXXIII, fig. 7.
2233. — Cavalier au pas, à droite; il est imberbe, entièrement nu et tient la bride des deux mains. Grènetis.
IJ^. AEONTINON. Tête de lion, la gueule béante, adroite, entourée de quatre grains d'orge. Champ concave.
^ 14 ; drachme ail., 4 gr. 22 [Luynes] PL LXXIII, fig. 8.
2234. — AEOMTIMOM (rétrograde). Tête de femme à droite, l'œil de face, les cheveux striés, ceints d'une couronne de feuilles et ramassés en bourse sur le cou; pendants d'oreilles et collier; au pourtour, quatre grains d'orge.
Ç^. Personnage dans un quadrige au pas, à droite; il est nu-tête et vêtu d'un chiton talaire ; de la main gauche il tient les rênes et de la droite baissée une gaule; Niké vole au dessus des chevaux et pose une bandelette sur celui qui dresse la tête; devant les chevaux, >IA ; à l'exergue, un lion marchant à droite.
iR 27; tétradr. ait, 17 gr. 15 [Luynes) PL LXXIII, fig. 9; —autre ex., 17 gr. 01 [Londres) '.
Les lettres Ait sont peut-être les ini- dauphins syracusaîns ''. tiales d'un nom de graveur, précurseur loin- Nous avons vu que dans la série anté-
lain des Cimon el des Evainète ^ Holm rieure de Léontini (n^" 2227 à 2233), le lion
remarque que la tête de femme du droit de formait le type essentiel du revers ; cet ani-
ce télradrachme paraît avoir été gravée par mal n'est plus, sur le n^ 2234, qu'un sym-
le même artiste que la tête du Démarélion bole accessoire, comme sur le Démarétion.
de Syracuse : c'est le même faire *. Les Pour les Léontins, le lion était à la fois un
quatre grains d'orge font, parleur nombre, type parlant et un emblème de leur dieu
allusion à la valeur monétaire de la pièce solaire Apollon (que nous verrons sur les
(quatre drachmes) et remplacent les quatre n* 2235 et suiv.) ; à partir de 479, comme
1. Holm, Gesch, Siciliens, t. III, p. 581, n® 44 et 3. Arthur Evans, Num. Chron., 1894, p. 214. pi. II, 8. 4. Ilolm, Gesch. Siciliens, t. III, p. 581.
2. Poole, CalaL Sicily, p. 87, n* 9; Arthur 5. Comparez sur noire pi. LXXIV, les monnaies Evans, Sum. Chron., 1894, p. 207, n» 1 et p. 214 (delà de Syracuse contemporaines.
trouvaille deVillabate);Holm, op. ci7., t. III, p. 581.
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à Syracuse, le lion devient par surcroit une lion est un des types essentiels des monallusion à Carthage vaincue: on sait que le uaies des colonies siciliennes de Carthage ^
2235. — /EOMTmOM (réirograde). Têle d'Apollon à droite, lœil saillant el de face, la tête ceinte d'une large couronne de laurier, les cheveux formant une triple natte sur les joues, une mèche sinueuse descendant derrière l'oreille sur l'épaule; au pourtour, quatre grandes feuilles de laurier; sous le cou, un lion bondissant à droite.
^. Personnage dans un quadrige au pas, à droite; il a la poitrine nue, le buste enveloppé d'une draperie rejetée sur son épaule gauche ; de la main gauche, il tient les rênes et de la droite baissée, une gaule; Niké vole au devant de lui, au dessus des chevaux, et s'apprête à lui ceindre la tête d'une bandelette; à l'exergue, un lion passant à droite. Grènetis.
iR 27; lélradr. eub., 17 gr. 51 [Liiynes] PL LXXIII, fig. 10; — autre ex., 17 gr. 52 {Paris) ; 16 gr. 84; 17 gr. 49 {Londres) \
De même que la tôle de nymphe sur le noisse voit, ici encore, en symbole acces-
n" 2234, TApollon du létradrachme n* 2235, soire comme dans la série syracusaine con-
ainsi que les chevaux du revers, sont, d'une temporaine où nous retrouverons aussi le
manière frappante, du même style que le même quadrige agonistique. Démarétion syracusain; le lion carlhagi-
2236. — Têle d'Apollon à droite, comme ci-dessus, avec une large couronne de laurier, une triple natte de cheveux sur les joues et une mèche sinueuse derrière l'oreille. Grènetis.
^. TEOM. Grain d'orge.
iR 13 ; lilra, Ogr. 80 {Paris) PL LXXIII, fig. 11.
iR 12 ; ob., 0 gr. 69 {Luynes) PL LXXIII, fig. 12 ;— autre, 0 gr. 69(Pflm).
2238. — Mufle de lion, de face. Grènetis. IJt. AEOM. Grain d'orge; aire creuse.
.R 12 ; obole 0 gr. 59 {Paris) PL LXXIII, fig. 13.
!. E. J. Scllman, Revue numism.^ 1901, p. 421. sur la coiffure d'Apollon, voyez Studniczka, dans le
2. Poule, 0/). cit., p. 87, n»» 10 et 11; B. Uead, Jahrbuch d. arch. InsiUuts, t. XI, 18%, p. 259. Hisl. numor., p. 130 ; Holm, op, cit., p. 581, n'50;
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2239. —Variété, avec /EO/V.
iR H ; obole, 0 g. 66 [Paru). PI. LXXIII, fig. 14; — autres ex., 0 gr. 56 [Luynes) PI. LXXIII, fig. 15.
2240. — Même description, avec AEOH (rétrograde).
iR 9; hémi-obole, 0 gr. 27 ; 0 gr. 26 [Paris) PI. LXXIII, fig. 16 et 17.
2241. — Même descr., la tête de lion défigurée et la lég. AEOM, rétrograde. iR 9 ; hémi-obole, 0 gr. 30 [Paris) PI. LXXIII, fig. 18.
2242. — Tête de lion, la gueule béante et tirant la langue, à, droite. Grènetis. — Çt. AEON. Grain d'orge.
^9; obole, 0 gr. 57 [Paris) PI. LXXIII, fig. 19.
2243. — Même droit. — I^. 3 A (àl'ex.). Grain d'orge entre six globules. M 10; hémi-litron, 0 gr. 41 [Luynes) PL LXXIII, fig. 20.
2244. — Variété, avec A E dans le champ. ^10; hémi-litron, 0 gr. 36 [Ij)ndres) '.
2245. — Même droit. — I^. Cinq globule.s disposés en quinconce. iR 7; penloncion, 0 gr 26 [Londres) \
No 2246.
2246. — Même droit.— I^. Deux globules. iR 4; hexas, 0 gr. 10 [Londres) ^
Un certain nombre des petites divisions didrachme a deux chevaux, la drachme un
que nous venons de décrire sont sans doute cavalier. Politiquement les trois villes
postérieures à 479. obéissaient à un même tyran, Gélon : les
Nous avons signalé plus haut le parallé- monnaies confirment donc ce que nous
lisme des émissions monétaires à Léontini, savons par Thistoire, à savoir que les Léon-
Géla et Syracuse : dans ces trois villes, le tins acceptèrent le joug des tyrans de Sy-
tétradrachme a pour type un quadrige, le racuse et de Gela *.
1, Poale, Sicily, p. 88, n« 23; Holm, Gesch. Si- 3. Poole, op, cit., p. 88, n« 26; llolm, op. cit., ciliens, t. Hl, p. S8l, n» 47. p. 381, n«49.
2. Poole, op. c'a,, p. 88, n" 24 et 25; Holm, op, 4. Holm, Geschichie Siciliens, t. Hl, p. 582; ci/., p. 581, ^» 48; At Evans j Num. Chron., 1894, p. 189 et 214i
SYRACUSE
§ VI. — Syracuse.
Syracuse (Supaxouaat), sur la cAle orientale de la Sicile, au sud de Catane, élait, après Naxos, la plus ancienne colonie grecque de nie; elle fut fondée en 734 par des Corinthiens, sous la conduite d'Archias, fils d'Euagétcs, fuyant la tyrannie des Bacchiades * ; des Doriens du Péloponnèse et des Locriens se joignirent aux éinigrants de Corinthe. L'établissement grec se confina tout d'abord, par mesure de sécurité, dans Tile d'Ortygie où jaillissait une abondante source d'eau douce. I ne se développa que plus tard sur la côte voisine. Ce nom d'Ortygie, d'origine grecque, est dérivé d'une épilhèle bien connue d'Artémis 'opTUY^^ï la déesse des cailles, à laquelle l'île était consacrée *. Mais le nonA de 2jpaxoûjat, d'origine, indigène finit par prévaloir. De bonne heure, la colonie de Syracuse témoigna de sa vitalité, d'abord en gagnant la côte, en colonisant à son tour : elle fonda Acrœ, en 664; Casmenae en 644; Camarine en 599 ».
On connaît peu l'histoire de Syracuse avant le v® siècle. Le gouvernement était aux mains d'une oligarchie appelée les Géomores ou Gnmores, descendants des premiers colons. Une révolution les expulsa vers 486 et voulut établir le régime démocratique *. Gélon, tyran de Gela, qui venait, ainsi que son frère Hiéron, de s'il-
lustrer par des victoires olympiques, embrassa la cause des Géomores exilés, avec d'autant plus d'ardeur que son prédécesseur à Gela, Hippocrate, avait déjà cherché à mettre la main sur Syracuse ^. Aidé des Géomores, le tyran de Gela réussît à s'emparer de Syracuse en 485, et il y installa s« domination. Il fit plus; au lieu de subordonner Syracuse à Gela, sa capitale, Gélon vint, au contraire, s'établir à Syracuse, fil de cette dernière ville sa résidence et ne négligea rien pourTembellir et l'agrandir*. Il força les habitants de Camarina et de Gela elle-même à venir l'habiter et il devint maître d'une partie de la Sicile, tandis que Théron d^Agrigente dominait sur l'autre. Les deux tyrans qui en seraient peutêtre venus aux prises, s'allièrent devant le péril commun, à savoir, la grande invasion en Sicile des Carthaginois commandés par Hamilcar, en 480. Gélon et Théron furent victorieux à Himère et leur triomphe éclatant devait être célébré par Pindare dans sa première Pythique en 474 '. Le butin fut immense et la Sicile délivrée pour toujours du péril carthaginois, comme en la même année la victoire de Salamine délivrait pour toujours la Grèce du péril asiatique. Au comble de la fortune, Gélon mourut en 478. Il eut pour successeur son frère Hiéron (478-467) sous le règne duquel Syra-