E. Curtius, Hist. grecque^ t. III, p
SYRACUSE
cuse coQtiûua k s'acheminer vers Tapogée de la richesse et de la gloire artistique.
Les premières médailles de Syracuse sont, d'après leur style, des derniers temps du VI' siècle *. Leur type essentiel, immortalisé — trois siècles durant, — par tant de chefs-d'œuvres et tant d'ingénieuses variétés, est une tète de femme à laquelle on donne, tour à tour, le nom d'Artémis 'OpTuy^a ou celui d'Aréthuse, nymphe de la fontaine de l'île d'Orlygie. L'appellation qui lui convient le mieux est celle d'Arélhuse, dont Torigine a été admirablement déterminée par le duc de Luy nés, à propos des pièces de la fin du v* siècle, qui portent le nom même de la nymphe, APEeoSA : « On ne saurait, dit-il, méconnaître ici la télé d'Aréthuse, nymphe chasseresse de TÉlide, métamorphosée en fontaine lorsqu'elle fuyait les poursuites de TAlphée. Ce dieu, toujours épris de la nymphe fugitive, venait, disait-on, sous la mer par une route inconnue, mêler ses eaux à celles de la source sicilienne *. Nous retrouvons auprès d'elle quelques-uns de ces poissons innombrables qu'il était sacrilège et funeste de pêcher dans les eaux vives et limpides de la fontaine consacrée à Artémis par les nymphes, et environnée d'un môle, admirable qui la séparait de la mer » ^ Le duc de Luynes fait allusion par là à la fable
1. Ilolin (Gesch. Siciliens, t. III, p. 563) dit qu'on pourrait admettre que les premières monnaies de Syracuse datent de l'époque de la substitution du régime démocratique au gouvernement des Géoluores, vers 486. Mais d'après le style des monnaies, il est aisé de constater qu'elles sont antérieures à Tan 500.