Tome II
SYRACUSE
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maréiion. La première de ces appellations, itÊvxT,xovx«XiT9ov OU pxèce de cinquante lUrie, est empruntée à la terminologie indigène; en évaluant le décadrachme, c'est-à-dire le pentécontalitron à 43 gr. 50^ on voit que la lUra siciliote était de 0 gr. 87 *. Quant au terme de Ar^fjiapktov, nous Tavons défini ailleurs *. Nous nous bornerons donc ici à rappeler les circonstances dans lesquelles les médaillons de la reine Démarète, femme de Gélon, ont dû êlre frappés. Après avoir raconté les actes de clémence dont s*honora Gélon à la suite de sa victoire d'Himère en 480, Diodore de Sicile ajoute que Gélon accorda la paix aux Carthaginois, « à condition qu'ils lui paieraient, pour les frais de la guerre, deux mille talents, et bâtiraient, en outre, à leurs frais, deux temples où seraient déposés les traités conclus entre les deux nations. Les Carthaginois, sauvés, contre tout espoir, d'une perte certaine, consentirent volontiers à donner ce qu'on exigeait d'eux et ils offrirent de plus une couronne à la femme de Gélon, Démarète, qui, sur leurs instances, avait puissamment contribué à la conclusion de la paix : elle accepta cette couronne du poids de cent talents d'or et en fit frapper une monnaie qui, d'après son nom fut appelée Démaré' iion\ cette pièce de monnaie valait dix drachmes attiques et les Siciliens, à cause de son poids, la nommèrent pentécontalitron^, »
Nous avons rappelé que la tradition rapportée par Pollux et par Hésychius était un peu différente ^. Quoi qu'il en soit, il parait