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la quantité d’eau-de-vie à un degré quelconque qu’il pourra fournir. (V. Alcool.)
S’il arrivait que, par défaut d’attention, on eût recueilli dans l’éprouvette N une quantité d’alcool supérieure à ioo divisions, il ne serait pas nécessaire pour cela de recommencer l’expérience; mais il ne faudrait plus, après avoir déterminé la richesse du produit, la diviser simplement par 3 pour avoir celle du vin, il faudrait la diviser par le nombre qui exprime le rapport du volume du produit distillé à celui du vin. Si, par exemple, on a recueilli 106 divisions de produit alcoolique contenant 33 centièmes d’alcool pur, c’est-à-dire marquant 33° à l’alcoomètre, la richesse du vin sera exprimée par
(i) Le petit alambic dont nous venons de donner la description, peut aussi servir à plusieurs autres usages, par exemple, à des essais sur la distillation des fleurs; k l’appréciation de la quantité d’alcool que l’on peut retirer du marc de raisin ou des pâtes fermentées, telles que celles de pomme de terre. Dans ce cas , on fait usage , pour éviter qu’une portion de la matière ne soit brûlée, d’un petit disque en cuivre jaune, percé d’une multitude de
MM. Brande et Julia-Fontenelle , qui se sont occupés, chacun séparément, de déterminer la richesse alcoolique d’un certain nombre de vins, ont publié des tableaux qui pourront être consultés avec fruit, et qu’on trouvera insérés dans les Annales de Chimie
trous. Ce disque, qui est représente' en R , porte trois petits pieds qui servent à empêcher son application immédiate sur le fond de la cucurbite. 11 est aussi muni d’une tige placée dans son centre , à l’aide de laquelle on peut l’introduire dans l’alambic ou l’enlever à volonté. On place sur ce disque la matière que l’on veut distiller , puis on met dans la pipette graduée S une certaine quantité d’eau pure. Cette pipette s’adapte à l’ouverture Y du chapiteau, à l’aide du bouchon U ; elle est fermée à sa partie supérieure par un petit bouchon de liège T. Les choses étant ainsi disposées, on soulève le bouchon T, et l’on introduit une petite quantité d’eau sur la matière à distiller. Cette eau gagne le fond de la chaudière , et la matière elle-même ne se trouve en contact qu’avec la vapeur d’eau qui s’élève du fond de la cucurbite. Lorsqu’une portion de l’eau ajoutée a passé à la distillation, on en ajoute une nouvelle et l’on continue de la sorte jusqu’à ce qu’on suppose que la matière soit totalement épuisée d’alcool. Cette disposition a, comme on voit, le double avantage d’éviter que la matière ne brûle et d’opérer plus complètement la séparation de l’alcool.
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et de Physique , tome VII , page 76 , et Journal de Chimie médicale , 1827, page
VIOLETTE (Fleur de). Le prix fort élevé auquel revient toujours la fleur de violette lorsqu’on la fait sécher et qu’on la prive de ses calices , fait qu’on lui substitue dans le commerce de l’herboristerie , la fleur de pensée des jardins , viola tricolor de L. , qui croît naturellement dans les contrées méridionales de la France, les Alpes et le Jura.
Quoique ces deux fleurs soient produites par des plantes appartenant toutes deux à la syngénésie monogamie de L. et à la famille des violariées , et que dans un grand nombre de cas, on puisse les administrer indifféremment l’une pour l’autre, néanmoins on pourra les distinguer facilement à la différence de couleur que présentent leurs pétales. On verra , en effet , que ceux de la pensée sont jaunes, bleus et blancs, tandis qu’au contraire ceux de la violette sont d’une couleur bleue uniforme , plus ou moins intense.
La fleur de violette est employée en
Médecine comme béchique et adoucissante.
Fraîche, elle sert à préparer le sirop de violettes.
YEUX D’ÉCREVISSES. V: Pierres d^crevisses.