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que celui que l’on préparait par l’ancien procédé, plusieurs praticiens persistent à le repousser comme médicament , sous le prétexte que ce n’est pas la terre foliée des anciens, dans laquelle , selon eux, l’action de l’acétate de potasse sur l’économie animale se trouvait modifiée par la présence de cette matière organique, que nous avons dit exister dans le vinaigre distillé.
Considérée sous le point de vue scientifique , cette objection est tout-à-fait nulle , attendu, i°. que l’on ignore absolument la proportion de cette matière étrangère, qui n’existe probablement qu’en quantité infiniment petite; a°. que plus le vinaigre est distillé avec soin, moins il en contient; 3°. que toutes les précautions que l’on doit prendre pour obtenir un médicament bien préparé tendent à la détruire ou à en diminuer la proportion, et qu’enfin rien ne prouve qu’elle soit utile plutôt que nuisible à l’effet qu’on se propose. Le plus convenable est de se conformer à l’opinion de ceux qui prescrivent lè médicament , et de suivre pour sa préparation la formule du Codex.
Un inconvénient plus grave que présente souvent l’acétate de potasse, et qui peut avoir
îles conséquences plus fâcheuses , c’est la présence de lu potasse libre , qui provient presque toujours de ce que sur la fin de l’opération on a chauffé trop fortement, et qu’on a chassé ainsi une portion de l’acide nécessaire à la saturation de l’alcali. On reconnaît facilement la présence de la potasse libre par l’action qu’exerce le sel sur le sirop de violettes ou sur la teinture de tournesol rougie , qu’il ramène au bleu.
L’acétate de potasse contient toujours des sulfates et des muriates qui existaient dans la potasse du commerce , que l’on emploie à sa préparation ; on peut les reconnaître en traitant le mélange par l’alcool froid , qui dissout l’acétate dépotasse et non les sels étrangers. Il ne faut pas perdre de vue que nous ne parlons pas ici de tous les sels que l’on pourrait mélanger à l’acétate de potasse, mais seulement de ceux qui y existent par suite de sa préparation.
L’acétate de potasse est usité en Médecine comme fondant. La propriété dont il jouit de s’emparer de l’eau avec avidité, le fait employer en Pharmacie à la rectification de l’alcool.
ACIDE ACETIQUE. Cet acide, l’un des
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plus employés, non-seulement en Pharmacie, mais encore dans les arts et dans l’économie domestique , n’est pas un produit toujours identique ; sa composition varie suivant les procédés mis en usage pour l’obtenir.
L’acide acétique , aussi pur qu’on ait pu se le procurer jusqu’à présent, contient encore environ un huitième de son poids d’eau. Dans cet état, il est solide au-dessous de i3° centigrades, et liquide à une température supérieure; il est alors tout- à- fait incolore et transparent. Sa saveur est très caustique , son odeur très forte , très vive , très piquante , insupportable lorsqu’elle est très concentrée, agréable au contraire lorsqu’elle est étendue. Sa densité est de 1,060; mais lorsqu’on y ajoute de l’eau, elle augmente, et peut aller jusqu’à 1,079, Parait être le maximum qu’elle puisse atteindre : au-delà de ce terme , l’addition de l’eau la fait diminuer constamment. A son maximum de densité, l’acide acétique contient environ un tiers de son poids d’eau ; exposé à l’action de la chaleur, il entre en ébullition et peut se distiller à une température supérieure à celle de l’ébullition de l’eau. Si la chaleur était trop forte, si on le faisait passer en vapeur