‹ Traité des moyens de reconnaître les falsifications des drogues simples et composées, et d'en constater le degré de púretéChapitre 92 sur 100 · TAM · texte numérisé non relu

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quadrangulaires, lisses, dures et d'une couleur rougeâtre.

On trouve dans le commerce deux sortes de tamarin, l’un noir, l’autre rougeâtre; le premier est le plus estimé. Souvent ces tamarins contiennent du cuivre, qu’on aîtribue à une évaporation qu’on leur fait subir dans des bassins ou vases de ce métal. Pour reconnaître sa présence, le moyen ordinairement employé consiste à plonger dans le tamarin une lame de fer bien décapée, et à l’y laisser séjourner quelques instans. Si le tamarin contient du cuivre, ce métal se dépose sur la lame, à laquelle il donne une couleur rougeâtre. On peut aussi en calciner une portion et rechercher dans le résidu la présence du cuivre par les moyens connus.

A une époque où le tamarin a été fort cher, des fraudeurs ont cherché à l imiter avec de la pulpe de petits pruneaux noirs, à laquelle ils ajoutaient de l’acide tartrique, ou du tartrate acidulé de potasse; mais cette fraude se dénotait par l’absence totale des semences et des filamens, qui accompagnent toujours le tamarin. Cependant lorsque ce faux tamarin était mélangé au tamarin véritable dans des proportions à peu près

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