SPASME DE LA GLOTTE. 5S
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l^anl de faire Thistoire du spasme glottique, nous dirons quelques invts des spasmes des organes respiratoires.
A. Convulsions des mtiscles respirateurs. — Nous ne ferons que ni**otionaer ces convulsions, dont on peutadmettre deux espèces, suivant ?ie Taflifiction a pour siège: les muscles inspirateurs, tels sont le ^^^llemetU et le hoquet convulsifs; — ou les mnscles expirateurs: rire t'^iHùdique^ toux nerveuse. (Voy. dans les Actes de la Société médicale V. hôpitaux de Paris (3* fascicule, p. 269, 1855) le remarquable médire de M. Lasêgue sur la Toiix hystérique j et dans le Bullelin de la :n^ Société (p. ^5, 1853-1855) le rapport fait par Aram sur ce tra- ^ii!. ainsi que la discussion qui a suivi.) La description détaillée de ces f^j^ooroènes nous entraînerait au delà des limites imposées à un ou- ^*e élémentaire.
K Phénomènes spasmodiques ayant pour siège les voies aériennes. — l'i encore (sauf pour le spasme de la glotte, qui fera l'objet du parai^nphe suivant ces réflexions) nous croyons devoir nous borner à une miple indication.
ïn effet, le spasme trachéal n'existe, pour ainsi dire, que de
nom : s'il est admis par quelques auteurs, il n'a été décrit par aucun.
Il en est de même, ou peu s'en faut, pour le spasme d^s bnmchi*^, bien que certains patliologistes attribuent à ce phénomène une grande valeur dans la production de la dyspnée intermittente chez les asthmatiques, et que plusieurs Tinvisagent comme l'élément morbide essontie! et constitutif de Vasihme nerveux.
Les raisons alléguées en faveur de cette opinion sont certainement admissibles, car l'existence d'une couche musculaire, dont les contractions ont été observées de visu par un grand nombre de physiologistes (h, implique la possibilité d'un élat morbide spasmodique, et si nous imaginons la production d'un semblable état dans une grande étendue de l'appareil pulmonaire, nul doute qu'une dyspnée violente n'en doive être la conséquence.
Toutefois si, au lieu de se placer au point de vue de la physiologie pmv, on prend le parti d'interroger directement la clinique sur cette question si controversée de Tastlime, lesliiits sont loin de se présenternv r la simplicité où l'expérimentateur est, en quelque sorte, maître de les contempler. On trouve, en effet, chez les asthmatiques, ou mieux chez les individus sujets à des attaques transitoires de dyspnée avec menace el commencement d'asphyxie, tantôt des lésions permanentes des \ov-i aériennes (catarrhe chroniciue, empliysùme pulmonaire), tantôt, pendant la durée même des accès, les signes physiques d'une obstruction i)lusoii moins générale des bronches (râles sonores). Que cette obstruction résulte du seul gonflement de la membrane muqueuse ou de la présenre d'un produit sécrété, tenare et adhérent, ou de ces deux conditions réunies, c'est une question d'une ordre secondaire, que nous n avons pas à discuter. Toujours est-il que les faits (V asthme sans râles, c'esl-àdire sans indice d'obstruction mécanique des voies aériennes, sont I01I exceptionnels, au point que leur existence a pu être mise en doute pi^r quelques pnthologistes Peut-être les opinions opposées qui régnent âM égard pourraient-elles cependant être conciliées.
Tout en admettant r^'/^^/z/f»/?^ nerreux (qui, pour plusieurs auteurs, <♦' réduit, en fait, au sentiment d'oppression et à la dyspnée, et b'expliqu»', en théorie, par un spasme des petites bronches), ne doit-on pas tenir compte aussi des effets trophiques auxquels l'innervation modili«*e d-' l'appareil respiratoire peut et doit souvent donner lieu? Dans le li' douloureux de la face, nous avons vu se réunir ou se succéder Tun à l'autre les éléments : douleur, convulsion, vascularilé, hyperséon'ti«»n, el quelquefois des altérations encore plus marquées de la nutrition. Pe
(1) <• Chez le cho'. al elle bœuf nous avons vu le li><n musculain* des broncht*? «"'frtractcr surt«iiit s«in> l'iiiniionrc irnint'diale (1rs iiTitant> nuTaniqncs ou |{alvani»|'i«*^. au'Si il»' res irrilanls .tppliqin's anx rameaux nièiues du norf vague. » (Lo^UCT, il «tf^ '•»'"* physiologie du sijst. nerveux^ in-8, t. U, p. i8U; Paris, 18l:à.;
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même Tasthme, ifams «wrr fTêire nerveux^ pourrait, suivant les cas, snirompaioier d^une tuméfaction de la muqueuse bronchique, d'une senvlinn particulière; et ces phénomènes, par leur répétition fréquente ou leur per>islance chez «-ertains sujets, rendraient rai^on de la fréquence (Vf It'sioDS dont nou5 pariions toutà Theure (catarrhe, emphysème); chez d'aiilp^s sujets, les mêmi'S lésions existent depuis lon$rtemps quand, à lilre dVpiphénomène temporaire, les accidents de Tasthme viennent s'y ajouter. Mais, en somme, on voit que le spasme des fibres musculaires des bronches jouerait dan> cet enst^mble un rôle assez secondaire. (Com* [laivz: PiDOUX, Leçons sur rasihttu^ l uinn wier/., t. IX, p. ittji, 1855.) C en est assez sur ce sujet, que nous devons traiter complètement plus lard.
DEFI5ITI05. Divisions. — La conti*artion insolite des muscles consliicleurs de la glotle ^^muscles tbyro-aryténoïdiens, arylénoïdiens, et irico-arylènoidiens latéraux, tous animés par le n.M'f laryniré intérieur ou récurrent) se rencontre dans un assez grand nombre de circon>tancos.
On la constate dans le phénomène lurieux de phonation sjmsmntliéjtie^ doDloa rencontre des exemples surtout dans Thyslérie, si)it qu'il y ait »''mi>«ion involontaire de sons ai^us, de bruits bizarres, et en pareil cas il faut admettre que les muscles expirateurs sont convuI>és en même Uraps que les constricteurs de la glotte ; >oit que ces sons aigus et dis<*ordauls >e produisent seulement quand le malade parle; cirronstauce <(ui doit faire envisager cette sorte de sjhis/h^ vomi comme un état ni irLide analogue à la crampe des écrivains, â certaiu> bégaiements convulsifs, etc.
Mais ce qui doit nous occuper dans ce cliapitre, c'e>t principalement l»' spasme gloltîque re^itirninire, ou plus simplement une luriuf parli- <>ili>:rede dyspnée ou d*apnée, produite par rocclusiun con\ul>ive du lar\Dx.
.Nous ne parlerons qu'incidemmt^nl du ^p.k'lllt' glollique , qui ^e nmntre comme symptôme habituel ou coiume romjdicalinn dans la ""lueluche, dans certain**s laryn;:il;s caLirrhales et «edénKileuse>; ii Duus suffira également de mentionner le spasme larjn^'é qui, â l'égal Je li^aucoup d*autres phénomènes convulsifs, p-Mit >e inanirf>t«jr dans le 'ours des affections aiguës de l'encéphale, des ménin^^es,* eli\
(inronsccivant davantage no*.re >ujet, nous devons nous borner à faire Itiivioire d'une espèce morbide qui a été d * la part J^*'^ » Unit ieii> l'ol'jet d'une étude toute >péti.deetqu'iU int lourà tour ii« ^H-'ï»' *- ><^>iïs les noiii'^ d"N//»//*^> dt> Kttpp^ nsthttt** ilif/tttlqn*\ tunnii^inn whin** itu jhit'(tillf\
croup nerveux, phrénoglottismej tétanos apnoîcus infanium, apûêa infantum, laryngisnie, etc.
Symptômes. — a. Les accès de suffocation surviennent ordinairemeni d'une manière brusque, sans aucun prodrome, et surprennent renfant au milieu de ses jeux ou pendant le sommeil ; quelquefois, mais rarement, on observe de légers phénomènes précurseurs, tels que mouvements de déglutition, irritabilité générale, etc.
Quand l'accès arrive, on voit la respiration s'arrêter tout à coup; le petit malade, en proie à une anxiété extrême, rejette la tête en arrière. allongeant le cou et ouvrant la bouche pour appeler l'air qui lui manque; il s'agite et porte la main à son larj'nx comme s'il voulait arracher un corps étranger qui le gêne; il exécute des mouvements répétés de déglutition. La face bleuit, les jugulaires se gonflent, le thorax est immobile, l'asphyxie est imminente, et l'auscultation de la poitrine révèle une apnée complète, c'est-à-dire le silence absolu du murmure respiratoire. C'est à ce moment que l'enfant fait coup sur coup plusieurs inspirations rapides, sonores, caractéristiques, semblables à une sorte de hoquet, sans expirations intermédiaires, ou avec expirations à peine sensibles; puis arrive une longue expiration accompagnée d'un gémissement ou d'un cri. L'accès est fini. [Ce cri qui termine l'accès est intermédiaire entre celui de la coqueluche et le bruit strident du vrai croup (A^'esl) ; il est produit par la constriction des lèvres de la glotte et possède un timbre tellement particulier qu'on peut le regarder comme palhojmomonique.
D'après la description sommaire que nous venons de donner, il résulta que l'accès complet se compose de deux phases successives, comme le fait remarquer M. Jaccoud : la phase d'apnée et la phase d'asphyxie]
Il arrive parfois que la respiration se rétablit sans que la rentrée Je l'air soit signalée par cette inspiration saccadée et sonore dont il vient d'être question.
On voit chez d'autres malades, l'inspiration restant naturelle, Tacivs se manifester uniquement par des expirations saccadées et convulsives, ou encore par un arrêt à peine appréciable de la respiration ; en pareil cas, la cyanose et la turgidité de la face manquent complètement. Ce? faits sont très rares.
b. Concurremment avec les phénomènes qui se passent vers les voiî> aériennes, on observe chez un assi^z grand nombre d'enfants une contra turc plus ou moins marquée des extrémités : flexion et adduction J'> mains, extension des pieds; quelquefois même la convulsion loniqenvahit les bras, les jambes, le cou, le tronc, les muscles J^'^ yeux.