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SPASME DE LA GLOTTE. 5Î

Ailleurs encore, ce sont des convulsiotis clonîques, c'est-à-dire une yéritable éclampsîe qu'on observe, et tantôt cette attaque épileptifonne débute par la contraction laryngienne, tantôt ce dernier spasme survient pendant la durée de Tattaquc ou vers son déclin. Kopp parle de la propulsion de la langue comme d'un symptôme habituel de ces convulsions générales, mais d'autres observateurs n'ont rien vu de semblable.

c. Nous ne ferons que mentionner les troubles fonctionnels variés qui accompagnent cet étal convulsif: accélération du pouls, qui devient petit, presque imperceptible ; battements du cœur tumultueux, inV^guliers; sueur froide; selles involontaires. La connaissance n'est presque jamais perdue.

Marche. Durée. Terminaison. — On cite des cas dans lesquels un seul accès de spasme glottique, survenu inopinément, a mis fin aux jours du malade. Ce sont là de rares exceptions.

Le plus communément, les accès se répètent au nombre de dix à vingt dans les vingt-quatre heures, ayant chacun une durée très courte ( une demi-minute au plus), et groupes de diverses façons: ils peuvent être espacés et comme isolés les uns des autres, ou bien rapprochés et formant une attaque composée, qui elle-même se renouvelle à plusieurs reprises. Le nombre de ces accès et de ces attaques va croissant d'abord, puis il diminue quand la terminaison doit être heureuse. Dans les intervalles de calme, qui, au début, sont de plusieurs jours ou même de plusieurs semaines, l'état général ne présente d'abord rien de notable; mais, à mesure que les accès se rapprochent et se multiplient, on voit les petits malades pâlir, s'amaigrir, en un mot, leur santé subit assez promptement une altération profonde.

Les affections intercurrentes influent diversement sur la marche du spasme glottique; d'après les obsei^vations de M. Hérard, les maladies fébriles tendraient à diminuer le nombre et l'intensité des accès de suRbcation, et pourraient même les faire cesser complètement ; au contraire, certaines affections des voies respiratoires (coqueluche, croup, bronchite simple ou rubéolique) hâteraient presque toujours la mort.

Considéré dans son ensemble, le spasme de la glotte présente une durée extrêmement variible. Nous avons déjà parlé de la teiminaison fatale possible à la suite d'un accès unique; d'autre part, Hauff rapporte l'observation d'un enfant qui, ayant eu de bonne heure des atteintes de ce spasme, y resta sujet jusqu'à l'âge de six ans! Quelques semaines^ quelques mois, telle est la durée ordinaire du mal.

5^ >ÉVp.rj>ES DE L\ MOTIIJTÉ.

La wioft, eon.s-qii«^û»:e trop fréquente de ceU^ aSTeclion, p^ul Atr- \t r»Hu!ui ifiïfîi»''iii.:îl du riianqurr dair, ou être délenum-re f»3r di.^-rir^ Kr-ions eD<>'phaii«jae> «con^esli«>n>, h-'morriia^-'ies d'^s nieoin;^'':? ««u Ji f':r*»yau, êi.ancheîMerjls ^''^r^-ux»; quelquefois oa ne Iruuve à rauti>[»-iaucun*; all»}njli'>n appré iahie, et Ion admel aIor> un anranlir^Nî. *dI ^i aduv'i de- fro^'S par s.iiie de rinsuûjsaiice de IhématOM», ou une K»fle d'épui-ernenl de Tinnenaiion, elc

Au dire de quelqu»;s auteurs, la guérison e>l signalée dans e ri licr^'i-i par de- llux abondants d'urine: par le dévtd«>ppenient d'éni|.'i 'ib cutiiné'S, sp^'cialernenl au cuir che\».-!u ; par le gonHemenl de • ♦rruines articulation^, elc.

Les >ujet.- j^Miéris sont disposés aux récidives; mais celles-ci ont eofjnéral as.-ez peu de gravité.

KîiOLOGiE. — L'affection qui nous occupe est surtout fréquente d.'ns les contrées du Xord et pendant la saison froide.

Lll«* frappe quelquefois successivement plusieurs enfants de la Uièine famille; les enfants scrofuleux, impressionnables, nerveux, y seiai*nl plus particulièrement sujets ; les garçons plus que les flUes, re qui semble être en rapport avec la fréquence plus grande chez eux des affections laryngées.

La prédisposition résultant de l'âge e^t remarquable : bien qu'on ail observé certaines formes de spasme glottique chez des adultes, ce u'en est pas moins une maladie presque exclusivement propre à Tenfan» e, et notamment à la première enfance; passé deux ans, on n'en reno»ulie qu'un jietit nombre d'exemples : c'est que le travail de la dentition juue un lùlo considérable dans son étiologie (asthina deniieutiuin)^ principalement chez les enfants sevrés prématurément et placés dans de mauvaises conditions hygiéniques.

[La constitution nerveuse des enfants est une cause prédisposante dooi il faut tenir grand compte. Ainsi, Trousseau rapporte avoir été cousuli'^ pour un petit garçon d'une nature très excitable qui, depuis le iKl'i)' jusqu'à la fin de la première dentition, fut sujet à ce genre daic;dents.

b'a[)rès certains auteurs, il y aurait un rapport réel entre le rncliitisme d'une part, le spasme de la glotte et les convulsions d autre pari. Ainsi, le D' Gécqui a insisté plus particulièrement sur cette relalio?:. a noté que sur 50 cas de spasme de la glotte, il y avait 48 fois des trac>'> plus ou moins évidentes de rachitisme.

D'antres auteurs, parmi lesquels Elsasser, ont admis égalemeni unrelation entre le défaut d'ossification de l'occiput et les convul>.'"iî' Mais, quoique Spcngler affirme avoir provoqué des accès de spasme »!''

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