‹ Traité des opérations de bourse et de changeChapitre 12 sur 155 · août · texte numérisé non relu

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3 février

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19 janvier

2* avril

20 mai

14 novembre

1>. — La lettre F, indique les Bourses dotées d'un parqueli

fonctionnant pas. 1 du 16 avril 1852).

Les Bourses marquées d'un astérisque ne existe égalemeut une bourse à Alger (décret

OPÉRATIONS DES BOUItSES DE COMMERCE 113

Ces trois places ont deux liquidations par mois et ïttci à quelles époques de chaque mois a lieu le travail fa liquidations .

A Bordeaux la réponse des primes a lieu le dernier burdu mois et le 15 de chaque mois à onze heures du Qatin. En cas de jour férié la réponse des primes est ixéeau lendemain; à la bourse qui suit la réforme des nmes a lieu la liquidation et le surlendemain, c'est- àire le troisième jour de la liquidation la remise des IFets et des capitaux entre agents est effectuée par les tins de ia chambre syndicale. A Marseille, la réponse es primes a lieu le dernier jour de bourse qui précède I liquidation, à onze heures et demie. A la première ourse du mois, liquidation des fonds d'Etat français ; ila suivante liquidation des valeurs et trois jours après i est-à-dire le cinquième jour de la liquidation la remise tes effets et des capitaux est effectuée par les soins de ia chambre syndicale. Pour la liquidation de quinzaine, la liquidation proprement dite comme à la première bourse qui suit le 15. Le règlement entre agents s'opère le quatrième jour de la liquidation .

A Lyon la réponse des primes a lieu le dernier jour de bourse qui précède chaque liquidation à onze heures et demie ; à la Bourse du dernier jour du mois ou le jouisuivant si ce dernier jour est férié, liquidation des rentes et valeurs. Le quatrième jour remise d'effets et des capitaux des agents de change entre eux par l'intermédiaire de la Caisse syndicale. Pour la liquidation de quinzaine, la liquidation a lieu le 1T> ou le jour suivant en cas de jour férié. Le quatrième jour a lieu le ri'fflement comme en fin de mois .

Les opérations sut* ces places revêtent la même forrij qu'à Paris ; cependant les quotités minima, dans les d'opérations à ternie, sont inférieures à celles de P( et fort souvent même il n'y en a pas : à vrai dire, les soins du moment sont la seule règle.

De fréquents arbitrages ont lieu entre ces places <jj Paris, et de nombreuses délégations de titres et d'espè( d'une place sur l'autre évitent des transports inutiles é| souvent coûteux.

Sur toutes les Bourses françaises, il y a dans l'ani six fêtes religieuses et une civile qui donnent lieu à suspension totale des affaires. Ce sont : TAscensioi l'Assomption, la Toussaint, Noël et les lundis de Pâqi et de Pentecôte pour les premières et le Jour de Y Ai pour la seconde, sans oublier la Fête nationale 14 juillet. Des raisons politiques ou civiles ont, quelqi fois, motivé la fermeture de la Bourse pendant un ol plusieurs jours; mais on ne peut, d'avance, détermina ces époques, les causes étant tout accidentelles 4 imprévues (1).

La Bourse de Bruxelles ne donne guère lieu qu'à daj opérations au comptant. La spéculation à terme y esi pratiquée cependant mais sur une échelle restreinte La Bourse ouvre officiellement à midi et clôture i trois heures. Les règlements en liquidation se font led quinze et dernier jour de chaque mois et la réponse à&

u A partir de 1SÎK) il a été décidé que la Bourse de Pari si'iaii f< Tinée à doux heures les samedis des mois d'été, sau quand ces jours étaient ceux d'une liquidation. Une ordonnant du préfet de police fixe pour l'année les jours de fermeture à un» heure autre que l'heure habituelle. (Exemples : ordonnances de 2\) août 1809 et 11 mai 1000.)

OPÉRATIONS DBS B0URSE8 DE COMMERCE 115

;, ainsi que les reporte» se sont effectués deux s auparavant. Ainsi, pour janvier, la réponse des* et les reports ont lieu les 13 et 29, pour le règleles- comptes s'opérer les 15 et 31, et ainsi des mois. Un jour férié avance ou recule les dates ïiites, selon l'opportunité qu'y voit la Commission ourse.

tourse de Genève ouvre à 11 heures et ferme à lie n'a plus qu'une liquidation par mois. Le der~ ir du mois ou la veille, si le dernier jour du mois our férié, a lieu la réponse des primes avant midi. 3 commence le travail de la liquidation, compen- , reports, etc. Le même jour, le pointage des is s'opère entre les parties engagées. Le lendees débiteurs en titres ou espèces règlent leur ; le surlendemain, les créanciers eh titres ou reçoivent ce qui leur revient.

Bourse de Londres (Stock-Exchange) n'est pas le ; les membres seuls reçus par ïa Commission lroit d'y entrer ; les transactions s'y font tous les uvrables, de 11 heures du matin à 3 heures de midi, excepté le samedi, où elles se terminent à ure. Pour les consolidés, il n'y a qu'une liquida ir mois, mais les autres valeurs en ont deux. Les îs absolues des unes et des autres sont établies, [uidation à l'avance, par la commission qui admile Stock-Exchange, mais généralement dans les urs des 15 et fin de mois, sans jamais cependant r un samedi.

3i comment se produisent les liquidations. Les ions durent trois jours :

at..v.

Le premier jour (carrying over day ou contango dot est le jour des reports. Tous les reports se font dans cours de midi. Le prix du report s'appelle contang celui du déport lackwardation.

Le second jour (ticket day ou name day) est consaa aux compensations et à la communication des nums, < vue des transferts des ti'res nominatifs.

La compensation ou clearing est le procédé par lequ des compactants sont amenés à liquider leurs opératia nu moyen d'une écriture représentant l'accomplisseme de leurs obligations par substitution d'autres personn engagées. Exemple : Un vendeur de titres à une aul personne qui les a elle-même revendus et ainsi de sui est amcnf' à remettre les titres au dernier acheteur, les acheteurs et vendeurs intermédiaires sont libérés l'opération matérielle les uns du débours, et les auti des livraisons successives.

La communication des noms s'opère comme suit : broker de l'acheteur qui lève les titres achetés, inscri nom de son client sur un ticket annoté qui comprend, outre, le nombre de titres achetés et tous les renseigi ments nécessaires pour opérer un transfert. 11 remet ticket à son vendeur qui, lui-même, s'il a un vend qui doit lui faire cette livraison, le remettra à cet au vendeur. C'est ainsi, en continuant cette circulât ascendante, que l'on arrivera au vendeur primitif, c( qui livre. Le vendeur livreur, rédigera le deed of tro fer, et la feuille de transfert qui sera présentée ultér: rement à l'acheteur sera déposée, après apposition signatures, au siège de la Société à qui incomben soin de procéder au transfert effectif.

Le troisième jour (settlinçi day) est consacré aux: règlements.

La livraison des titres nominatifs ne peut être effec- »ée dans des délais fixes. Le règlement du Stock îxchange édicté certaines règles spéciales concernant 'exécution des marchés sur les titres au porteur.

t Quand un acheteur n'a pas été livré dix jours après 'émission de son ticket, il peut racheter d'office le mzième jour à une heure (to bay in), aux risques et )érils du vendeur, à moins que celui-ci ne prouve que le «tard est imputable à un autre membre. Avis de l'achat l'office est affiché une heure avant qu'il y soit procédé art. 105 > .

« Le vendeur immédiat n'est déchargé de toute responsabilité que si l'acheteur laisse passer le treizième jour sans procéder à l'achat d'office.

« Pour les valeurs au porteur, le rachat d'office peut

avoir lieu dès deux heures et demie, le jour fixé pour la

délivrance, ou le lendemain du settling day, quand

aucune date n'ayant été fixée par la convention, elles

«ont supposées livrables ce jour-là. »

Les opérations sont effectuées par l'action combinée . des brockers et des jobbers. Les premiers sont seulement intermédiaires i agents de change), ne faisant rien pour leur compte ; les autres, au contraire, n'opèrent que pour leur compte et seulement avec les brokers. Un broker a à vendre ou à acheter ; il s'approche d'un jobber et, sans lui dire ce qu'il a à faire, il lui demande le prix de telle ou telle valeur ; le jobber lui en donne deux pour chacune, un (le plus bas naturellement) au-

quel il achète et l'autre (le plus élevé) auquel il vend(lj Si ces prix conviennent au broker, il impose au jobl l'obligation ou de prendre au premier prix ce qu'il a vendre ou de céder au second ce qu'il a à acheter (S Le jobber a seulement soin d'espacer suffisamment sq| , prix pour s'assurer contre les éventualités de perte, loi de la réalisation, et cependant de ne le faire à un point qu'il décourage le broker qui vient à lui. C'est question de tact et de flair qui exige, on le comprend et des habitudes spéciales et de ne s'adresser, quant i chaque jobber, qu'à quelques valeurs particulières, toi jours les mêmes. Ajoutons que, en Angleterre, la n'accorde pas sa sanction aux spéculations à terme fermes ou à prime. Les valeurs se cotent à Londi comme en France, jouissance non du jour de la néj dation, mais du jour du dernier coupon payé.

La Bourse d'Amsterdam, depuis le 5 mai 1873, ouvnj à 1 heure pour fermer à 3 heures 1/2. Certaines valeui exigent que l'acheteur bonifie au vendeur, en sus di cours, les intérêts fixes échus depuis le payement di dernier coupon jusqu'au jour de la négociation ; d'auti sont cotées à la française. Nulle règle absolue à ce sujet On ne fait à terme, officiellement du moins, que les* actions de la Société de commerce des Pays-Bas, et la^ liquidation des opérations s'opère tous les deux mom (janvier, mars, mai, etc.). Toutes les autres valeurs n© se font qu'au comptant.

li L'ensemble de ces deux prix est appelé turn oj'the market* •^ Mais jusqu'à concurrence seulement de 1,000 livres de capital pour les fonds anglais et de 100 titres cotés au-dessous de 1 livre, de .")0 titres cotés au-dessus jusqu'à 15 livres. Au-dessus* 10 actions.

Berlin (ainsi qu'à Hambourg, Francfort-sur-le-Meîn très Bourses allemandes), la règle de coter à l'aile e les valeurs à revenu fixe ou recevant en dehors ridende un intérêt fixe est générale (1). Jadis, le le l'intérêt bonifié était invariablement déterminé elui de l'intérêt effectivement payé aux titres; > le 1er janvier 1874, il est de 4 0/0 pour toutes les s de banque et établissements de crédit (Banque de re allemand, Reichsbank, exceptée), d'industries es, de mines et de chemins de fer (priorités de 1 exceptées également). La Bourse de Berlin est te de midi à 3 heures.

is avons dit qu'à Hambourg et Francfort-sur-le- 3n cote les valeurs jouissant d'un intérêt fixe comme Lin. Ajoutons que la Bourse de Hambourg a lieu di 1/2 à 2 heures 1/2 et celle de Francfort-sur-lede midi à 2 heures. Ces deux Bourses, d'ailleurs, atiquent les opérations à terme que par exception • une échelle fort limitée.

VTienne également, la spéculation n'opère généralequ'au comptant. Avant le 1" janvier 1874, toutes

Il résulte de cette façon de coter deux conséquences utiles à 1er, surtout pour les arbitrages :

Le cours des actions ainsi cotées ne comprend pas l'intérêt i au jour de la négociation, puisqu'on le paye à part, niais le droit au dividende;

La valeur respective des cours de report n'est plus la même, comprend en moins, sur les cotes à l'allemande, les intérêts mois -la liquidation étant de cette durée) que le reporté bonifie rt. De là il résulte que, sur ces places, les reports, à condi- » égales, sont plus faibles que sur les nôtres et pius faibles .différence sus-indiquée. Que de fois a-t-on annoncé un déport ïrlin, ou autre place du Nord, croyant à d'importantes ventes «ouvert, quand, au fond, le report converti à la manière frane était au pair, si ce n'est légèrement au-dessus!

les opérations s'y faisaient à l'allemande, c'est-à-dire i le cours n'y comprenait pas les intérêts courus jusqu'l jour de la négociation et qu'il fallait le payer à en 1874 ou 1875, les actions des banques, des entreprit de transport et industrielles, ont été cotées à la français toutes les autres valeurs à l'allemande. Depuis le 1er jasj vier 1876 on est revenu à la forme allemande. La Boursi de Vienne ouvre à midi 1/2 et ferme à 2 heures 1/2. ■.

Les bourses italiennes à citer sont celles de Mila* Gênes, Florence et Rome. La première dure de midi 1/J à 3 heures et de 8 à 9 heures du soir, la seconde dj 11 à 3 heures et de 7 à 8 heures 1/2 du soir, la troisième de 10 à 11 heures, et la dernière de 11 heures 1/2 i midi 1/2 et de 1 heure 3/4 à 2 heures 1/2. On y cote 1« valeurs à la française. Les liquidations y sont men suelles.

Après avoir énuméré les différents modes de tran sactions à terme sur les effets publics et les actions c obligations de sociétés diverses, nous allons traiter de marchandises, au même point de vue des marchés terme.

Les opérations à terme sur marchandises n'atteignen pas l'importance de celles sur effets publics, ou actions mais les services qu'elles rendent à l'industrie et ; l'agriculture depuis que les intéressés eux-mêmes, ei dehors de toute réglementation gouvernementale, en on fixé les modes et les règles, tendent à en développer d plus en plus l'usage.

Los opérations ou marchés fermes sont toujour livrables à une époque déterminée, souvent avec m délai de plusieurs mois, quelquefois même d'une année

et non pas fin du mois, maïs courant du mois sur lequel l'échéance a été fixée. C'est l'acheteur qui est à la disposition du vendeur parce que les marchandises sont encombrantes, que les expéditions peuvent ne pas arriver à jour fixe par suite des délais accordés aux chemins de fer et qu'il serait impossible de livrer tous les marchésle dernier jour du mois. Le vendeur peut donc, dès que le mois de livraison est commeneé, offrir à son acheteur la marchandise qu'il lui a vendue ; cela se fait au moyen/ d'un ordre de livraison écrit que le vendeur remet à son acheteur et que Ton appelle filière ; cette filière est transmissible par voie d'endos et l'acheteur, s'il a vendu à son tour peut la transmettre avec son endos à son acheteur et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à un acheteur qui n'a vendu à personne ; celui-ci est alors tenu de prendre livraison.

Les reports se font comme pour les rentes, mais lesdeux opérations (achat et vente) sont généralement scindées ; si la marchandise à livrer prochainement est. plus recherchée que la marchandise à livrer sur les mois suivants il y a déport ; si elle est plus offerte au contraire,; il y a report.

C'est sur les farines, les sucres, les blés, les alcools,. îes huiles que se font les opérations les plus importantes.

Les farines se négocient par 150 quintaux, les sucrespar 100 sacs de 100 kilos chacun, les blés par 250 quintaux, les alcools par 155 hectolitres (soit 25 pipes) les» huile.» par 5,000 kilos, ou multiples de ces unités.

Les marchandises sont déposées dans des magasins généraux agréés par l'Etat et ne peuvent être livrées sur le marché, qu'après avoir été reçues par des commis-

sions d'expertise ayant constaté qu'elles répondent bio ■aux types fixés ; les filières sont visées par les Magasin Généraux et portent les numéros de magasins, de travée ^t de lot. *

Les marchés à primes sont plus variés sur les mar-* chandises que sur les rentes : ainsi on fait des primai simples pour livrer ou non, pour prendre ou non ei des doubles primes qui donnent au payeur le droit cM livrer ou de prendre à son choix, à l'époque de livraison indiquée. La prime double est naturellement plus chèwj que la prime simple qui ne donne pas comme la preH mière, droit à une double option.

La prime se paye dans tous les cas et est indépendante des prix de la marchandise. \

La réponse des primes se fait, sauf stipulation contraire^ le 15 de chacun des mois sur lesquels a été fixée \à livraison, mais, aussitôt la prime répondue, l'opération devient une affaire ferme et se liquide de la même manière que les autres. Le payeur a le droit d'anticipé? sa réponse, mais use rarement de cette faculté, car il a intérêt, à cause des variations qui peuvent se produira dans les cours, à conserver son droit d'option le plu* longtemps possible.

Tel est le mécanisme des opérations sur marchandises fermes et à primes ; on remarquera que c'est le même principe que pour les opérations analogues sur titres fiduciaires, il n'y a que la forme qui varie ; ce qui esl applicable aux marchés sur rentes, actions de chemins de fer etc., le sera donc pareillement aux marchés sui marchandises (1).

(1) Une innovation dont le Havre a donné l'exemple en 1882, es

§ II. — Des combinaisons auxquelles donnent lieu

les affaires à terme.

Le marché ferme, comme opération isolée, met le vendeur à la baisse et l'acheteur à la hausse de l'effet sur lequel a lieu la négociation ; le bénéfice ou la perte de l'un ou de l'autre est proportionné à l'amplitude de la variation, de manière à donner raison ou tort au spéculateur en raison directe de la justesse ou de l'impéritie de son coup d'œil.

Le marché à prime est tout autre : l'acheteur de prime voit ses chances de pertes limitées ; le vendeur de prime, au contraire, n'est limité que dans son bénéfice, qui ne peut jamais dépasser le montant de la prime. L'opération de l'acheteur, tout en étant à la hausse, a un

la création de caisses de liquidation des opérations en marchandises. Elles ont pour objet de limiter les risques de part et d'autre en amenant les spéculateurs à déposer dans la caisse de ces associations des sommes en rapport avec l'importance des oscillations des prix. C'est l'analogue de la couverture pour les opérations à terme sur fonds publics, mais plus généralisé et «'appliquant par nature de marchandises plus que par liquidation. Il en existe pour les blés à Chicago, à New- York, à Londres, à Liverpool, à Marseille, à Paris, à Budapest, à Mannheim et à Berlin; pour les seigles a Berlin; pour les maïs à Budapest; pour les pétroles à Brème; pour les huiles à Paris; pour les métaux autres que le 1er à Londres ; pour les sucres à Paris, à Londres, à Magdebourg ; pour les cafés au Havre, à Amsterdam, à Hambourg; pour les laines peignées à Roubaix-Tourcoing, à Anvers, à Leipzig, etc. Ces institutions appellent des perfectionnements, mais elles semblent destinées à rendre de grands services en régularisant les variations des prix et écartant les spéculateurs peu scrupuleux ou sans moyens suffisants. Elles ne remplissent pas toujours ce double but, ainsi que l'a démontré le Urack des laines survenu à Roubaix en PjOO. En ce cas, elles ruinent leur place.

caractère d'hésitation bien différent de celle du haussieig ferme ; quant au vendeur, il faut qu'il ait une idée biem . arrêtée de la stagnation des cours pour agir à risqueaf presque illimités, en vue d'un bénéfice restreint: Ce caractère, si différent, du haussier ou baissier ferme, au;

haussier ou baissier à prime, mérite que nous le décri-^

vions avec soin pour en faire bien apprécier lest nuances. 5

Le haussier à prime, avons-nous dit, est timide ; il préfère payer plus cher, et, en cas de hausse, recevoir moins, mais aussi limiter ses risques en cas de baisse j cette dernière condition est pour lui un motif de renouveler successivement son opération. Nous ne blâmera certainement pas la prudence de l'acheteur à prime mais nous pensons que l'achat à prime n'est bon qu'autani qu'il est peu répété.

Le vendeur à prime n'est pas toujours baissier ; JeSj vendeurs habituels de primes sont souvent des propriétaires de titres disponibles qui ne craignent pas, si la prime est levée, de livrer leurs titres et d'attendre que; leur cours soit revenu pour les racheter. On a vu, et oa voit encore tous les jours, des vendeurs persévérants de] primes se faire une espèce d'amortissement d'une partie de la valeur de leurs titres, rien que par l'abandon, à leur profit, des primes par eux vendues ; quant au vendeur à prime à découvert, il fait un métier des plus hasardeux et qui demande, de la part de celui qui s!y livre, une grande sûreté de jugement éprouvée par une longue expérience. Cependant nous ferons observer que le vendeur à prime à découvert n'est pas un baissier \ bien déterminé ; le plus souvent ce n'est que sa foi dans

la stagnation des cours qui l'engage à vendre à prime : s'il croyait à une forte baisse, il préférerait naturellement vendre ferme.

Les combinaisons auxquelles donnent lieu les marchés fermes sont très simples. Pierre achète de Paul fin courant 3,000 francs de rente française 30/0 a 101,80. A la fin du mois, il préviendra son agent de change ou son banquier qu'il lève ou qu'il entend revendre ou qu'il désire se faire reporter, à moins qu'il n'ait revendu dans le courant du mois. S'il a vendu chez un autre agent de .change ou chez un autre banquier, il donnera en liquidation une compensation. S'il lève, au jour fixé pour les règlements des clients, il recevra ses titres et devra solder son compte d'espèces. Dans le cas contraire, son compte de liquidation présentera une différence à recevoir ou à donner. A 101,85, Pierre gagnera 5 centimes par 3 francs de rente (1), ce qui, pour 3,000 francs de rente, représente 50 francs; à 101,90 il gagnera 100 francs et ainsi de suite. Mais si, au lieu du cours de réalisation à 101,80, c'est au cours de 101,75 (iue Pierre est liquidé, notre acheteur, spéculateur à la hausse, est en perte de 50 francs et ainsi de suite.

Passons à la contre-partie de Pierre, c'est-à-dire à

Paul, que Pierre ne connaît pas, d'ailleurs, si l'un et

1 autre de ces spéculateurs ont eu recours à une per-

i sonne, agent de change ou à un banquier faisant office

\ intermédiaire. Or Paul est exactement dans la situation

: averse de Pierre. A la fin du mois Paul livre ou rachète,

t .") Cet exemple et ceux qui vont suivre sont calculés sans qu'il i clieté tenu compte des frais de courtage et d'impôt sur les opé- [ Whns de bourse.

à moins qu'il n'ait racheté avant à une autre persoi ou chez un autre intermédiaire, auquel cas il foi une compensation ; à moins encore qu'il ne fasse porter sa position de vendeur. S'il livre, il se présent au jour des règlements et recevra l'argent produit sa vente, mais, dans le cas contraire, il aura à solder sq compte de liquidation accusant une différence à pa; ou à recevoir. Si le cours de réalisation est 101,85, Pal spéculateur à la baisse perd 5 centimes par 3 francs rente, soit 50 francs par 3,000 francs, et ainsi de suit! à chaque fraction de 5 centimes de hausse. Cependa^j si le cours de réalisation liquidant la position de Pal est 101,75, Paul réalise un bénéfice de 50 francs et aintf de suite.

Nos lecteurs connaissent la théorie du marché à prima Voyons fonctionner maintenant une opération, voyou agir deux opérateurs. Pierre achète de Paul 3,000 frana de rente à prime à 102,60 dont 50 centimes fin courant Arrive le jour de la réponse des primes, le cours A réponse est 102,55. Incontestablement, Pierre préférer lever \a. prime, c'est-à-dire se déclarer acheteur à 102,6C que d'abandonner purement et simplement 50 centime par 3 francs de rente, ce qui pour 3,000 francs de rent représente 500 francs. En levant, c'est-à-dire en se dé clarant acheteur, Pierre pourra revendre au cours o1 aux environs du cours de réponse des primes, ou resté acheteur ferme désormais en attendant la hausse. Il fer le même calcul à tel autre cours de réponse. A 102,i notre acheteur à prime est au pied de sa prime, mais 102,05, cours de réponse des primes, son calcul lui fef vite voir qu'il a intérêt à perdre 500 francs en abandon

liant la prime. En effet s'il lève, c'est-à-dire s'il se déclare acheteur à 102,60 il risque de revendre à 102,05, c'est-àdire de perdre 55 centimes par 3 francs de rente, tandis qu'il est déchargé de tout risque en abandonnant purement et simplement 500 francs.

Paul, le vendeur de prime est dans la situation inverse. Si le cours de réponse des primes est 102,55 son acheteur levant la prime, le vendeur se trouve livrer à 102,60 ce qui vaut au moment de la réponse 102,55. Si le cours de réponse est plus élevé, le vendeur de prime est en perte. Mais si le cours est tel que l'acheteur ait intérêt à lui abandonner 500 francs, cette somme est un bénéfice pour lui, à moins qu'elle ne soit une sorte d'élément d'amortissement de la moins- value qu'il subit sur les titres qu'il possède.

De ces combinaisons isolées passons à des combinaisons plus complexes d'opérations fermes et de primes et d'opérations à primes de diverses natures. Nous examinerons tout d'abord la combinaison dite achat ferme contre vente à prime, ou, par abréviation, ferme contre prime ; puis la combinaison inverse, prime contre ferme; ensuite nous verrons l'opération prime contre prime et enfin l'opération dite stellage.

Posons des exemples.

Pierre achète à Paul 3,000 francs de rente 3 0/0 à 101,80 fin courant, et il lui vend 3,000 francs de rente dont 50 centimes à 102,60 fin courant également. Pierre est donc acheteur ferme contre prime. Cette opération est à la hausse mais avec bénéfice limité. Si au jour de la réponse des primes, l'opération à prime se trouve levée par l'acheteur de primes, Pierre se trouvera réa-

liser un bénéfice résultant de l'écart des prix en sa fa veur entre son achat et sa vente et ce bénéfice sera d 800 francs. Mais si au cours de réponse la prime eti abandonnée, Pierre touchera de Paul 50 centimes pa 3 francs de rente — soit 500 francs — qui viendron bonifier son prix d'achat et le faire ressortir à 101,«K A partir de 101,30, la perte sera limitée par la baisa elle-même. L'acheteur de ferme contre prime a don spéculé sur une hausse relativement modérée — encoi que 80 centimes de hausse sur la rente représentent u mouvement considérable — s'exposant indéfiniment à 1 baisse contre laquelle il s'est assuré cependant dans ui certaine mesure.

Cette opération, Pierre a pu la faire en vendant '. double, le triple à prime ou même davantage. Plus vendra de primes, plus il s'assurera contre la bais» mais, à partir de la quantité de primes vendues dépai sant la quantité de ferme acheté, commence un risque la hausse, tandis que dans le simple cas d'achat c ferme contre prime de même quantité, la hausse est h différente à celui qui a acquis le bénéfice qu'il s'est limi à lui-même et qui était, nous l'avons vu, de 800 franc Exemple : Pierre a acheté 3,000 3 0/0 à 101,80 < vendu 0,000 à 102,60 dont 50 centimes, le tout fin coi rant. En cas d'abandon des primes, Pierre touchera somme de 1 ,000 francs total des deux primés de 500 fi ce qui aura pour effet de faire ressortir le prix d'ach du ferme à 100,80. Mais si le cours de réponse d primes est supérieur a 102,00 une perte commence s'établir qui mordra sur le bénéfice de 800 francs rési tant de l'écart entre l'achat de 3,000 francs et la ven

de Tune des deux quantités de 3,000 francs à prime. A 103,40, le bénéfice de 800 francs est absorbé par une perte égale et à-partir de ce cours la perte continue au delà du bénéfice, complètement absorbé.

Pierre a pu également opérer ferme contre prime en achetant fin courant et en revendant à prime à l'échéance suivante. Exemple : Acheteur de 3,000 francs 3 0/0 à 101,80, il vend 3,000 ou 6,000 francs ou davantage à prime fin prochain dont 50 centimes à 102,75. Le cas est semblable aux précédents. Mais pour réaliser son bénéfice, il devra se faire reporter, à moins que pour une cause quelconque il n'arrête son opération en revendant ferme fin courant et rachetant à prime sa prime vendue.

Les opérations ferme contre 'prime peuvent être liées, c'est-à-dire contractées simultanément, d'un bloc, et d'ailleurs notre exemple constant (Pierre achetant de Paul et lui revendant à prime) vient à l'appui de l'assertion. Mais une opération liée suppose nécessairement une seule et même contre-partie, tandis qu'il en est différemment dans le cas d'opérations subordonnées, c'està-dire effectuées seulement après que l'une d'elles a été contractée. Puisque nous faisons ici en quelque sorte la psychologie de l'opérateur, ajoutons que les combinaisons se produisent aussi en dehors d'un plan primitivement conçu. Ainsi Pierre achète le 10 du mois 3,000 francs de rente 3 0/0. Survient la hausse. Va-t-il réaliser ? A prime il vaudrait plus cher, mais par contre il ne réalisera pas aussi définitivement. Toute réflexion faite, il se décide pour la vente à prime. De même il a pu commencer par vendre à prime, trouver un bon

prix d'achat ferme et -se décider à racheter fermi

Nous passons maintenant à la combinaison dite prit contre ferme. Pour l'examiner il nous suffira de noi référer à la position de Paul que nous avons vu exen la contre-partie de Pierre.

Paul achète 3,000 francs de rente 3 0/0 à prime doi 50 àl02,f>0; par contre, il vend 3,000 francs de renl 3 0/0 ferme à 101,80 le tout fin courant. D'ores et déj* la position est prise à la baisse avec perte limitée en de hausse. Si au jour de la réponse des primes, Toj ration à prime se trouve levée, Paul perdra 800 frai résultant de l'écart entre son prix d'achat à prime d< venu ferme et son prix de vente. Il va de soi que si cours de réponse des primes est 102,10 et au-dessud| Paul a intérêt à lever sa prime, car s'il abandonnait prime il sacrifierait, outre cette prime, le nouvel écart son détriment résultant de son nouvel achat. En levant assurément il perd, mais il perd moins qu'au cas où abandonnerait. Si le cours de réponse des primes est at dessous de 102,10, il abandonnera sa prime, mais leW nétiee qu'il réalisera pour racheter le ferme diminue] la perte qu'il éprouvera du fait de cet abandon.

En effet, cet abandon, cette perte de la prime 51) centimes qui représente 500 francs pour 3,000 franc de rente fera ressortir son prix de vente à 101,30. Ai dessous de 101,30 commencera le bénéfice. L'acheteui de prime contre ferme a donc spéculé à la baisse en s£ irardant contre la hausse en limitant sa perte.

Cette opération, Paul a pu la faire en achetant L« double à prime ou mémo davantage. En tel cas cepei* dant, Paul se sera mis à la baisse et à la hausse — <

l'ckerat, dit-on à la Bourse — . On comprend aisément [qoe, au cas où Pierre a acheté 6,0U0 francs de rente 3Ô/0 à prime dont 50 à 102,00, contre vente de 3,000 fr. '30 0 à 101,80 le tout lin courant, la hausse ne puisse en être profitable qu'à partir du cours de 1 03,40 cours de réponse des primes et que la baisse ne puisse le «ettre en bénéfice qu'à partir de 100,80. Prenez un fflavon, lecteur, et laissez-vous guider. Inscrivez à die d'un compte que vous établirez, un achat de ) francs 3 O/O à JO2,G0 et à droite de ce compte une te de 3,000 francs 3 0/0 à 101, 80. Supposez Tachât à ime disparaissant et remplacé par une imputation de ,000 francs (somme de deux primes de 500 fr.j au débit compte. Il est clair (pie la rente vendue ferme restira à un prix qui diminue de ces 1,000 francs fera assortir le chiffre de 100,80. Si, au contraire, nous maintenons Tachât de 0,000 francs de rente 3 O/O à prime, c'est-à-dire si nous en faisons un achat ferme, tachât en solde de 3,000 francs à 102, f>l) est irrevé de lu perte de 800 francs réalisée par l'écart des opérations liquidées, ce qui fait bien un prix de revient de 103, 40. toonc, à partir de 100,80 à la baisse, do 103,î0 à la taus.se, l'opération prime contre ferme do Paul lui sera profitable. Nous enirau-eons le lecteur à se pénétrer d<

(cette opération qui l'aidera à comprendre le stellau» font il sera parlé un peu plus loin.

Paul a pu également acheter à prime fin prochain «à

Ifr-JÔ dont 50 centimes et vendre ferme à 101,80, se

nattant ainsi à la baisse pour fin courant et à la hausse

•h prochain. Toutes les opérations primes contre ferme

peuvent être liées, subordonnées, indépendantes comme

le e

nous l'avons vu pour les opérations ferme contre prfl dont elles sont la contre-partie. 1

Voyons maintenant la combinaison prime coM pnme.

Pierre achète de Paul 3,000 francs de rentes 3 0/8 102,60/50 et lui vend, par contre, 3,000 francs de reâ 3 0/0 à 102,75/25. On se rappelle que le cours — j d'autres termes l'écart — est d'autant plus élevé que? prime est petite. Nous voyons donc réalisé sur le papi un bénéfice de 15 centimes par 3 francs de rente, c'el à-dire de 150 francs. Ce bénéfice sera acquis si, au c<H| de réponse des primes, la prime la plus forte étant \evi les deux opérations devenues opérations fermes se tri! vent liquidées avantageusement. Mais il peut advei que l'opération à prime la plus faible soit levée et n l'autre. Si le cours de réponse des primes est, | exemple 102,45, la prime dont 25 centimes à la ven sera abandonnée. Pierre sera donc acheteur ferme 3,000 francs de rente 3 0/0 à 102,60, mais la prime 25 francs (250 fr. au total) à lui abandonnée viend réduire en fait son prix d'achat à 102,35, en sorte q s'il vend au cours de réponse des primes 102,45, Piei réalisera un bénéfice de 100 francs. Cependant, si cours de réponse des primes est de 102,40, le bénéÉ ressortira seulement à 50 francs. A 102,35, Pierre sera ni en bénéfice ni en perte. Mais à 102,30, il sera perte de 00 francs ; à 102,25, la perte sera de 100 frai et ainsi de suite. A 102,10 la perte sera de 250 fran» si Pierre lève, mais il en sera de môme s'il abandon! que le cours de réponse soit 102,10 ou au-dessous. '. effet, recevant une prime de 25 centimes (250 fr.) aba

donnant une prime de 50 centimes (500 fr.), Pierre perdra en définitive 25 centimes (250 fr.) quoiqu'il advienne. L'opération de Pierre consiste donc à s'exposer à réaliser un bénéfice limité ou à une perte limitée d'avance.

De l'autre côté, du côté de Paul, l'idée directrice sera semblable. Il a acheté la petite prime dont 25 centimes à 102,75 et vendu la grosse dont 50 centimes à 102,00. Paul, au contraire de Pierre, a commencé à se mettre en perte sur le papier, une perte de 15 centimes qui sera peut-être moindre si la prime achetée dont 25 est seule abandonnée, mais qui dans un aucun cas, ne sera supérieure. Au cas d'abandon de toutes les primes, Paul abandonnera 25 centimes (250 fr.) et recevra 50 centimes (500 fr.). Si Pierre et Paul veulent l'un et l'autre limiter leur perte et leur bénéfice d'avance, Pierre commence à s'assurer tout de suite d'un bénéfice sur le papier, acceptant l'idée d'une perte éventuelle, tandis que Paul inscrit de suite une perte en supportant néanmoins l'idée d'un bénéfice.

Bien entendu, comme dans les autres cas, les opérations de ce genre peuvent être simultanées, subordonnées ou séparément conçues.

Passons maintenant à la combinaison dite stellage.

Le stellage est une opération par laquelle une personne dite acheteur de stellage doit, à une certaine échéance, se déclarer acheteur ou vendeur d'une certaine quantité de titres au regard d'une autre personne con tractante, vendeur de stellage.

Cette opération n'est autre que la synthèse d'une opération, au regard de l'acheteur de stellage, d'achat d'une quantité à prime double d'une quantité ferme

vendue. A l'égard du vendeur de stellage, l'opération | présente comme une quantité de ferme achetée contt vente de double quantité à prime. .j

Exemple : la Rente française 3 0/0 est cotée, pour 8 courant, 101,80; tandis qu'à prime dont 50 centimes*! à même échéance, elle est cotée 102,60. Si Pierre aci à prime 6,000 francs de rente dont 50 à 102,60 con vente de 3,000 francs de rente ferme à 101,80, il ressorti acheteur, au cas où il lèverait en réponse des prim un prix de revient qui sera 103,40. Mais au cas où^ abandonnerait les primes, le prix de vente, diminué primes abandonnées du côté de l'achat, ressorti à 100,80.

Si donc au lieu de prendre cette position, Pierre ach un stellage, le cours normal en sera 103,40/100, ce qui veut dire qu'il aura faculté d'être acheteur 3,000 francs de rente à 103,40 ou d'être vendeur 3,000 francs de rente à 100,80 ; mais il devra, au pi tard en réponse des primes, se déclarer l'un ou l'air

La règle des écarts des cours des stellages est donc même que celle des écarts des primes. Théoriqueme pour les primes, l'écart est d'autant plus élevé que ^ prime est petite et que l'échéance est lointaine. L'oflta et la demande, en bourse, modifient cet écart théorique Les circonstances agissent également sur les stelkuçedl considérés comme des opérations isolées.

Quelles sont les chances de bénéfice et de perte d( l'acheteur, puis du vendeur de stellage? Voyons d'abotf l'acheteur.

Tout d'abord il est à remarquer que, en cas de grand hausse ou de grande baisse, Pierre, acheteur de stellag

t sûr d'être en bénéfice; à partir de 103,40 il se déclara acheteur. A partir de 100,80, il se déclarera venur.

Mais la stagnation des cours, leur oscillation se fixant un chiffre intermédiaire entre 100,80 et 103,40, mettra erre en perte. Cependant cette perte sera au maximum

* fr. 30 par 3 francs de rente, c'est-à-dire de 1,300 fr. i perte, en effet, ne peut être supérieure à la moitié de cart entre les deux termes du stellage. Démontrons-le. Si Ton cote, le jour de la réponse des primes, 100 fr. 80, erre, qui est obligé de répondre, ne se déclarera cernement pas acheteur à 103,40 de titres qu'il ne peut vendre qu'aux environs de 100,80. Il se déclarera donc ndeur et le cours de réponse ne le met ni en perte ni

gain.

Mais si Ton cote 100 fr. 85, il se déclarera vendeur et rdra 5 centimes par 3 francs de rente.

Mais si Ton cote 100 fr. 90, il se déclarera vendeur et ;rdra 10 centimes par 3 francs de rente.

Mais s: l'on cote 100 fr. 95, il se déclarera vendeur et îrdra 15 centimes par 3 francs de rente.

Mais si l'on cote 101 francs, il se déclarera vendeur et srdra 20 centimes par 3 francs de rente.

Mais si Ton cote 101 fr. 05, il se déclarera vendeur et erdra 25 centimes par 3 francs de rente et ainsi de uite. Au fur et à mesure que Ton monte de 5 centimes iu-dessus de 10!), 80, Pierre aura intérêt à se déclarer ^ndeur à ce cours, plutôt qu'acheteur et il sera cependant en perte. C'est ainsi qu'au cours de réponse des ternes de 102,10, Pierre se déclarant vendeur, il perdra

■:-ti

une différence de 1,30 par 3 francs de rente, c'est-s 1,300 francs pour 3,000 francs.

Mais il est à remarquer qu'à 102,10, cours de ré des primes, Pierre peut tout aussi bien se porter ; teur à 103,40 que vendeur. En effet, s'il revenc cours de la réponse des primes, il perdra 1,31 3 francs de rente, comme dans l'autre cas.

A partir de 102,10 Pierre aura intérêt, non plu porter vendeur, mais à se porter acheteur, plutâ vendeur.

En effet,

Si Ton cote 102,15, en se portant acheteur, i! dra 1 ,25 par 3 francs de rente.

Si Ton cote 102,20, en se portant acheteur, i dra 1,20 par 3 francs de rente.

Si l'on cote 102,25, en se portant acheteur, il dra 1,15 par 3 francs de rente.

Si Ton cote 102,30, en se portant acheteur, i dra 1,10 par 3 francs de rente.

Si l'on cote 102,35, en se portant acheteur, il dra 1,05 par 3 francs de rente.

Plus le cours de réponse s'élèvera vers 103,40 p perte ira s'affaiblissant. A 103,40 Pierre n'épro plus de perte. A partir de ce cours commencera le fi ce, comme nous l'avons vu.

Ainsi les deux termes d'un stellage présenten échelle montante et descendante de pertes dont le met sera le cours moyen entre ces deux termes. Il sentera la perte maximum que pourra subir Tact de stellage.

Passons maintenant à Paul vendeur de stellage.

us les cours intermédiaires entre 100,80 et 103,40, en bénéfice dans la proportion où Pierre sera en Mais au cas de hausse ou de baisse considérable, :e ne peut être limitée que par la limite du mouve- A partir de 103,40, il est exposé à se voir deman- KHJ francs de rente à ce cours; il est aussi exposé, nte baisse au-dessous de 100,80, à se voir livrer îrnier prix, cette même quantité. Pierre, acheteur lage, a donc pour lui les grands mouvements de ! et contre lui leur oscillation modérée, tandis que vendeur de stellage, a pour lui la stagnation relais cours et contre lui les grands mouvements, opérations dont nous venons de parler sont parlement pratiquées par ceux qui veulent profiter des ements sans avoir la prétention de diriger le marinais les hommes doués du génie de la spéculation >sesseurs de moyens puissants prennent souvent en la direction du marché, et par des combinaisons ou moins habiles, réussissent, dans une certaine )rtion, à rallier, de gré ou de force, toutes les opi- > à la leur, et à opérer ainsi le mouvement qu'ils ont îe. Voyons les ressorts que font mouvoir ces hommes dans d'autres temps, auraient peut-être dominé leur comme, en ce siècle, ils mènent la Bourse, abord, l'art du spéculateur est plus généralement de oir les mouvements et d'en profiter, en en exagéparfois l'importance par des combinaisons, que d'en iter; au fond, et en fin de compte, ce ne sont que levées ou livraisons réelles de titres qui permettent îndre un mouvement durable, comme nous verrons loin; toutes les influences obtenues par d'autres

moyens ne sont que passagères, et si elles peuvej donner à l'opinion publique une direction momentaqj ment artificielle, et servir par là des intérêts partia) Kers, linanciers ou autres, c'est tout ce que Ton en poj attendre. Cependant, il n'est pas donné à tout le mooj ie prévoir sur des indices souvent très vagues le mo| vement qui doit s'opérer, et, quand on a eu le talent ra| de flairer la tendance du marché, il faut encore s'êtj mis en mesure d'avoir pour soi, au moment décisif, nq seulement ses propres forces, mais encore celles dj autres ; car à la Bourse, comme à la guerre, l'art coi siste principalement à être le plus fort à un moment et un point donnés.

L'achat ou la vente au comptant exigeant immédiat ment des espèces ou des titres, ces moyens sont ttt coûteux pour être employés; aussi, est-ce par des opér tions à terme que l'on cherche ordinairement à arriver ses fins, mais il y a des ressources pour rendre l'opér tion que l'on a faite plus ou moins nuisible à son advi saire; ainsi, si l'on cherche à amener la baisse, d ventes fermes produiront plus d'effet que des ventes prime ; des achats à prime sont, au contraire, employ fréquemment par ceux qui veulent faire monter les cour en outre, l'époque à laquelle on engage une opérât!» contribue beaucoup à sa réussite. Ainsi, à l'approche la réponse des primes, on produit un mouvement influençant les cours de manière à forcer l'abandon la levée des primes ; de cette sorte, non seulement produit le mouvement par une opération directe, m; encore on force les autres spéculateurs à favoriser ^ vues.

OPÉRATIONS DES BOURSES DE COMMERCE i'SU

Les escomptes ont un résultat analogue, lorsque c'est la hausse que l'on désire amener. Ils consistent, comme nous l'avons dit, à exiger la livraison immédiate de titres dont on est acheteur à un terme plus ou moins éloigné; le vendeur peut, il est vrai, user par représailles de tous les délais que l'usage lui accorde; mais, malgré cela, l'opération peut être désastreuse pour lui ; ainsi, on a vu des vendeurs obstinés, quatre fois escomptés dans un mois, et chaque fois obligés de racheter ce qu'ils avaient vendu à découvert. De cette façon, on parvient souvent à dérouter complètement les vendeurs à découvert et on a, momentanément du moins, l'opinion pour soi, ce qui est, à la Bourse, une conquête importante.

Avant de finir, signalons, néanmoins, les achats au comptant qui ont souvent lieu à la suite de détachements de coupons et intéressent la spéculation par la raison qu'ils influent sur les prix en raréfiant les titres flottants. La tendance du public est de placer les épargnes, résultant de coupons, en valeurs mobilières-, et généralement, dans la même valeur qui lui a procuré un revenu satisfaisant. De là un mouvement de transaction au comptant, qui, particulièrement en janvier et en juillet, surtout en juillet, tend a imprimer aux cours, toutes circonstances égales d'ailleurs, une grande fermeté,

si ce n'est une impulsion en hausse. Les compagnies

ou syndicats (1) qui émettent des valeurs connaissent

i.» ; (1) Ou appelle Syndicat, Une association eu participation de banquiers ou capitalistes, se proposant un but déterminé, .nvnéralenient celui de détenir une quantité de titres pour les lancer, au

J . moiiH.nl opportun, sur la place, ou les écouler sens bruit, selon 1 occurrence. Depuis une trentaine d'années, des associations d<'

140 PREMIÈRE PARTIE ■; \i

parfaitement ce courant et savent l'utiliser dans 1; choix du moment propice pour lancer une affaire ntt| > velle. i^

§ III. — Des valeurs sur lesquelles s'établissent ::

les opérations à terme. *

Il n'est pas indifférent, quand on veut tenter uî opération à terme, de choisir une valeur ou une auti le spéculateur doit agir dans le choix de la valeur si laquelle il veut opérer, d'après certaines considératu dans lesquelles nous allons entrer.

D'abord, puisque, à la Bourse comme sur tous autres marchés, la loi de l'offre et de la demande celle qui règle les mouvements des prix, il est utile savoir quelles sont les limites dans lesquelles elle agir ; en d'autres termes, quelle est l'étendue du marcl Pour cela, il faut connaître la valeur qui doit servir base à l'opération, savoir, aussi exactement que possW ble, la quantité qui existe de cette valeur, soit entre l( mains des capitalistes, à titre de placement et non sufl^ ceptible, par conséquent, d'être offerte sur le marché, inoins de circonstances exceptionnelles et extraordinaires, soit entre les mains des spéculateurs, pour tenii lieu de fonds de roulement, et servir aux besoins de spéculation. Quand on s'est bien rendu compte de état de choses, on reconnaît sans peine que plus

c-c genre se sont fréquemment formées et perpétuées quelquefois pendant des années. Nous pourrions même, au besoin, citer léfl* grande institution de crédit actuellement existante qui, originaire" ment, ne fut, pendant plusieurs années, qu'un syndicat sans ces* renouvelé (1874).

marché est étendu, plus la spéculation est loyale et avantageuse aux plus prévoyants. En effet, un marché restreint permet des influences directes qui, tout en étant légitimes, puisque ce n'est qu'avec de l'argent ou des valeurs qu'on peut les produire, n'ont d'autre mérite que d'être dues à la puissance des moyens.

Après l'étendue du marché, ce qu'il y a de plus important dans le choix de la valeur de spéculation, c'est l'absence d'influences dues à des circonstances locales ou temporaires. Si la prévoyance des hommes peut embrasser quelquefois les mobiles du cœur humain et les lois de l'économie politique, elle ne peut soumettre à son domaine, des événements qui, bien que n'étant pas le résultat du hasard, produisent sur la spéculation les mêmes effets. Le public s'éloigne donc toujours instinctivement des valeurs qui sont dans ce cas, et choisit généralement, pour spéculer, celles qui reflètent davantage les conditions générales du marché, et dont, par conséquent, le revenu est aussi fixe, aussi assuré que possible, et le capital accessible seulement aux fluctuations dues au taux général de l'intérêt du capital, et non à des craintes sur la sécurité du placement, sur la certitude du remboursement.

Pendant longtemps les fonds publics parurent seuls remplir ces conditions ; quand on s'en était écarté, on s'en était la plupart du temps repenti. Le souvenir de la chute de la Banque de Law, dont les actions avaient été, aune époque, la valeur de prédilection des spéculateurs, était là pour effrayer les plus courageux ; comment espérer trouver jointes à une étendue de marché considérable, les qualités de sécurité du capital, de peu de

142 l'HEMlÈllE PARTIE

variabilité dans le revenu , enfin d'absence presqi totale de causes d'influence locales ou temporaires^ Cependant dans la seconde moitié du xixe siècle, on réussi à agrandir ce cercle étroit et à admettre des v%Ê M leurs particulières au bénéfice de la spéculation à ternwi nous voulons parler des actions de chemins de fer^J autres grandes industries, banques, gaz, navigation, etci mais, pour cela, il a fallu qu'elles présentent une gran( étendue de marché, et nous n'entendons pascompren< sous le mot marché le capital total de toutes les valet similaires, mais le capital en actions de même nature chacune des valeurs sur lesquelles se porte la spécula^ tion. Qu'importent, en effet, à celui qui a vendu Nord à découvert, s'il est escompté, qu'importent 1< autres chemins de fer, les gaz, les canaux? Une sei valeur l'intéresse, le Nord ; et il se préoccupe fort p( de l'abondance relative des actions de l'Est, du Gî parisien, du canal de Suez ou de toute autre société.

Il a encore fallu que les circonstances d'époque aiei peu d'influence sur la valeur admise au bénéfice de cote à terme ; ainsi sont généralement les grand* Sociétés pouvant répartir sur un cercle d'opératioi assez étendu les risques qui peuvent leur incomber, poi présenter chaque année dans leurs résultats une espèc de moyenne ; en un mot chaque compagnie, se préseiHJ tant à la cote à terme, doit être assez puissante pouf; pouvoir s'assurer elle-même, par une sage pondération de ses risques de toute sorte, contre des faits susceptn blés do trop détruire lWalité qui doit exister dans W domaine de la spéculation, comme jadis dans tout champ clos.

OPERATIONS 1>KS DOURSIvX DE COMMMKCI-: 1-'|,'J

A ce sujet, la nature de l'industrie est de premier drecomme utilité ; il est important que les produits se Qsomment au moment morne de leur production pour 'il n'y ait pas à craindre de ces encombrements qui , en nps de crise industrielle ou commerciale, sont des ises de renversement. L'industrie des transports paire ou par mer, les docks et entrepôts, les canaux, les iétés d'éclairage, de distribution d'eau, etc., sont îs ce cas. Elles ne travaillent que pour écouler hnmétement leurs produits. Leur capital peut voir son îéûce décroître ou augmenter peu à peu ; mais bien et alement administrées, une chute inattendue n'est pas ssible. Il est bien entendu que nous ne parlons, pour j valeurs, que de leur période d'exploitation; car, ît qu'elles n'en sont qu'à celle d'établissement, l'aléa. t trop grand, peut être trop prévu d'un côté, tropnoré de l'autre, pour qu'une spéculation permanent* utile puisse s'engager sur leurs actions. Toute inéiraè flagrante, à plus lbrte raison toute déloyauté, tue la léculation sans retour.

Après le mode de production, celui de consommation >tnon moins important. Plus le cercle des consommâtes est large, plus les produits s'adressent à la masse sont de première nécessité et non de luxe, et plus iction de la société a de qualités pour se prêter à l.i )éculation à terme.

En ce qui a trait au marché des chemins de fer, nous rons vu qu'après la régularité des revenus et la suret'* 1 placement, Ja troisième condition était l'étendue du ipital ; toutes ne jouissent pas ou n'ont pas joui, dès le •but, de ce dernier avantage, tout en possédant cepen-

dant les autres ; aussi a-J>on imaginé un moyen de donner la qualité qu'elles n'avaient pas, sans leur perdre les autres ; c'est celui appelé fusion, mot au on a donné un sens nouveau à cette occasion. Plusi compagnies se réunissent en une seule et donnent à les actionnaires des titres uniformes ayant les ni droits, et subdivisés en portions égales ; de cette so: les titres de la nouvelle compagnie obtiennent 1*< semble des qualités requises pour servir à la spécuîati

Nous ne nous dissimulons cependant pas que si fonds publics sont ceux qui possèdent lepluslesquali ci-dessus détaillées, ils ne les possèdent que d'une nière purement relative : eux-mêmes sont influencés des causes locales qui occasionnent souvent des pe bâtions graves et déjouent les calculs des plus . voyants. Nous allons nous occuper d'analyser ces ca et d'apprécier leur importance relativement aux vari tions des cours.

Les fonds publics sont la réunion des titres de créant uniformes et réguliers de l'État, vis-à-vis des parti liers. Ces titres en principe devraient être uniforni c'est-à-dire tous soumis aux mêmes conditions d'intè et d'amortissement de capital; mais un même État é diverses natures de titres différant par l'intérêt ou par mode de remboursement en raison des circonstaa diverses dans lesquelles il emprunte ; tels furent France, le 5 0/0, le 4 1/2 0/0, le 4 0/0, les deux 3 0/0, les obligations du Trésor (trentenaires, Bons de li dation, etc.) ; tels furent notamment en 1852, le 41/20/{ ancien (création de 1825) et le 4 1/2 0/0 nouveau (cré* tion de 1852j, qui ne différait du premier qu'en ce qu'il

vait être remboursé avant dix ans, à compter du. •s 1852, tandis qu'aucune interdiction de ce genre ait sur le premier, circonstance importante quand 1rs sont largement au-dessus du pair, de nulle ott 1 de valeur dans les autres cas.

ite décision pouvant augmenter ou diminuer le re des titres ou en changer les conditions est sus- Die d'en influencer le cours. Il importe donc beau— aux spéculateurs de se préoccuper des causes cpifi •aient amener de pareils résultats, situation financière d'un Etat, ses besoins probables- ;ent, sont également dignes d'intérêt pour l'hommeourse ; et, ici, il est bon d'apprécier que cet intérêt avoir deux raisons ; la première, la probabilité,, ou moins forte d'un emprunt dont les titres augteront la masse de ceux existant déjà et leur feront urrence ; la seconde, le plus ou moins de facilité ura la place à trouver les fonds de cet emprunt. Ces c raisons se combinent pour produire un seul effet : rix auquel se contracte l'emprunt, mais elles sont i distinctes ; et même, quand l'une (l'émission d'un >runt) n'agit pas, l'autre (l'abondance des capitaux recherchent les rentes pour le placement) agit san& e, et si le prix des fonds est trop élevé, elle attend et te, pour ainsi dire, à l'état latent, jusqu'à ce qu'un istre, financier habile, sache la réveiller, lorsque la tion du Trésor exige de recourir à la consolidation le partie de la dette flottante.

es bases sur lesquelles sont constituées les rentes, en. posant que la quantité n'en augmente pas, sont aussi jrave sujet d'attention pour les spéculateurs. Gêné—

salement, l'intérêt est fixe et l'amortissement a li £>air ; quelquefois une prime, une fois payée, est aff< -en sus de l'intérêt, à dédommager le rentier rembo souvent, enfin, cette prime n'est attribuée qu'aux 'imers rentiers remboursés par ordre de tirage au soi ïSous forme de lots.

Mais ces dernières combinaisons sont surtout usi ;par les Etats qui ont, ou un crédit limité, ou peu d'impj -<ance politique, ou bien par les administrations m ci pales (départements, villes, etc.). Les Etats de p •ordre, l'Angleterre, la France, etc., émettent desr à intérêt fixe et remboursables au pair à la vol •(quant à l'époque) du gouvernement débiteur, le créa; n'ayant que le droit de percevoir l'intérêt fixe, sans <le demander son remboursement. Ces rentes sont perpétuelles, le débiteur ayant formellement le d rembourser ou de ne pas rembourser à sa guise, à charge, bien entendu, dans ce dernier cas, d'en pa; régulièrement les intérêts.

La mesure dont l'effet est le plus efficace, dans ni -système financier, pour diminuer les charges résul de la dette, est la conversion.

Posons au préalable quelques principes, en matière conversion de rente perpétuelle. Etant entendu lorsqu'une dette est perpétuelle, elle Test en ce sens <e créancier ne peut pas demander le remboursent mais que le débiteur ne peut être tenu d'être étern

anent débiteur ; un Etat débiteur peut convertir sa detfl puisqu'il est en droit de la rembourser.

C'est donc le droit au remboursement qui est la souiSJ <lu droit de conversion. Quand on peut rembourser 4

peut convertir ; quand on ne peut rembourser, on ne peut convertir.

Aussi le mécanisme d'une conversion est-il le suivant : l'État appelle au remboursement sa dette. En même temps, il contracte un autre emprunt à d'autres conditions plus favorables pour lui. Les porteurs de l'emprunt en état de remboursement pouvant souscrire à l'emprunt nouveau, compensent le montant de leurs souscriptions avec celui de leur créance ; ceux qui ne veulent pas souscrire à l'emprunt nouveau peuvent demander le remboursement de leur capital et le montant des souscriptions nouvelles, à l'emprunt nouveau, sert à satisfaire aux demandes. Lorsque le montant intégral de l'emprunt ancien se trouve ainsi remplacé, la conversion a été réussie, qu'il y ait eu ou non des demandes de remboursement, quelqu'en ait été le nombre, et quelles qu'aient été les sommes remboursées.

Une conversion est obligatoire quand le débiteur donne i à son créancier l'option entre le remboursement et la souscription à l'emprunt nouveau.

Elle est facultative quand le créancier peut souscrire à l'emprunt nouveau, mais conserve le droit de rester créancier selon le mode ancien.

Quand une conversion ne comporte ni remboursement éventuel, ni faculté pour le créancier de rester créancier selon le mode ancien, elle est arbitraire. L'État a l'ait une faillite qu'il a improprement appelée conversion.

Une rente amortissable n'est pas convertible à moins que le débiteur ne se soit réservé cette faculté. Cela dit, examinons les conversions auxquelles il a été procédé de 1825 à nos jours.

En 1825, les porteurs de 5 0/0 eurent, pendant tfl mois, à dater de la publication de la loi du 1er mai 18 la faculté de requérir du ministre des finances la ce version de leurs titres de 100 francs de capital nomii et de 5 francs de rente annuelle contre du 3 0/0 au pi de 75 francs ou du 4 1/2 0/0 au pair, avec garaai pour ce dernier contre le remboursement jusqu' 22 septembre 1835. Ainsi donc, le propriétaire d'à rente de 5 francs sur l'Etat, représentant un capil nominal de 100 francs, eut la faculté, soit de prend 4 francs de rente 3 0/0, ce qui faisait un capital nomil reconnu par l'Etat de 138 fr. 1/3, ou de 4 fr. 50 de 4 i, ce qui ne faisait toujours, dans ce dernier cas, qu* capital nominal de J100 francs ; mais, le rentier « c< verti » , au lieu d'être exposé à être remboursé au pa ce qui, vu le cours du 5 0/0 à cette époque (lel3 mars 18 il atteignait 106 fr. 25, le plus haut cours alors obte depuis sa création), aurait fait une perte équivalent» une année et un quart d'arrérages se trouvait gara pendant dix ans contre ce remboursement. Telle et donc la position du porteur de rentes 5 0/0. Nous résumons dans ce tableau :

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