‹ Traité des opérations de bourse et de changeChapitre 38 sur 155 · B CONTRÉE. UNITÉ MONÉTAIRE · texte numérisé non relu

B CONTRÉE. UNITÉ MONÉTAIRE

t Grande-Bretagne Livre sterling fr

1 Autrichs-Hongrie (1) Krona

1 Empire allemand Mark

I Pays-Bas (Hollande) Florin

1 Etats Scandinaves Krona (couronne;

) Russie [2) Houble (c.)

) Finlande Mark

lr?. Espagne Peseta

A — (Cuba) Piastre 20 réaux)

* Italie Lira

VALEl R.

XtWl

!Vi L'empire austro-hongrois a été placé sous !«• régime d<* étalon d'or par la loi du 2 août 1892. L'unité monétaire est depuis Jfc la couronne (krone), dont la valeur est do 1 i'i. 05 et qui se frise en 100 hellers (la pièce d'or de 20 couronnes, au titre 00/1UOO% pèse G #r. 775,067).

'*) I/empire russe a été placé sous le régime de l'étalon d'or *r l'Oukase du .'>/15 janvier 1897. L'unité monétaire nouvelle est * rouble-crédit dont la valeur est de 2 fr. 007 et qui se divise A 100 kopecks. L'impériale, du poids de 12 lit. î 030, *oit •fcsquc exactement le poids de deux pièces d'or de 20 francs t>pr.-m«i -f 2 = 12 gr.OOîtë) qui vaut exactement 10 roubles or, vaut lepuis ce jour 15 roubles-crédit ; et la demi-impériale, ancienne Hèce de 5 roubles or, vaut actuellement 7 1/2 roubles-crédit.

A Roumanie et Bulgarie Loï

A Serbie Dinar

0 Portugal Milrei

0 Turquie Mêdjidié (livre turque)

A Grèce Drachme (nouveau). .

0 Japon ( I , Yen

A Indes anglaises Roupie

A Chine Taël-Haïkan

A — Taël-Shangaï

A Corhinchino Piastre française

A Perse Kran

0 Ejryptc Piastre

A Tunisie Pjastre

0 Etats-l'nis (Nord) Dollar

A Nouvel le-llrenrulo (Colombie; . . Piastre (peso)

A Chili Piastre (peso)

A Pérou Soleil (sol)

A Bolivie Nuevo Bolivian

0 Venezuela Piastre (peso)

A E piat<Mir Piastre (peso)

0 Mexique Piastre (peso;.

0 Brésil Mil. ci

0 République Argentine Piastre

0 Uruguay Piastre .

A Co«ti-lti<\i Piastre .

A Ilaïli Gourde.

La Belgique, la Suisse, la Grèce, la Roumanie lie, et môme, à certains points de vue, l'Espaç Finlande et l' Autriche-Hongrie (un instant la qui frappa le carolin d'or identique à notre pi< 10 francs, puis le démonétisa) ont adopté notre s> monétaire. La Finlande, après avoir, en 1SG0

(1) Le Japon a été placé sous le régime de l'étalon d'oi loi «.le mars J.S97. L'unité monétaire est un poids de ill,.*>71 grains ou 750 milligrammes d'or lin : elle porte le ije > . La pi.Ve de 20 yen au titre de 900/1000* de lii 10 gi\ f)6G3 et vaut en conséquence 51 fr. 55 de notre m Le yen vaut ainsi 2 fr. 577.

Depuis 1*70-71, la centralisation allemande a fait, de no et rapides progrés, et une loi générale à toute les contrées tuant l'ejnpire allemand (4 décembre 1871), a ordonné la ti)i d'une monnaie d'or dont l'unité, le marc impérial iMî titre de OoO, 10)0% est à la valeur intrinsèque de 1 fr. 2319.

OPÉRATIONS DES BOURSES DE COMMERCE 3'lf)

ne unité monétaire notre franc (argent) sous le nom ark, a adopté (loi du 9 août 1877; l'or comme étalon ae et frappé des pièces de 20 et 10 marks idens à nos pièces d'or de 20 et 10 francs. Le Chili, la elle-Grenade (Colombie), le Pérou, le Venezuela, livie et l'Equateur ont fait de même ; seulement, iu de partir du franc comme unité monétaire, ils it de la piastre correspondant rigoureusement 3 poids et degré de fin à nos pièces d'or ou d'arle cinq francs. La plupart des Etats d'Amérique, é ceux mentionnés plus haut, ont pour unité ûre la piastre d'argent valant vers 5 fr. 40, plus ns.

> les calculs de monnaies étrangères que nous îs ci-dessus s'appliquent soit à des monnaies de î, soit à des monnaies réelles, mais ils donnent, t cas, la valeur de chaque unités monétaire en ; or, l'usage veut que, dans les opérations de :, pour faciliter les calculs, on prenne pour certain irs fois, la même unité monétaire, cent fois, par Le; de la sorte, on évite des fractions trop multi- Ainsi, dan3 les opérations en papiers sur Amstere certain, au lieu d'être 1 florin, est 100 florins, t sur cette base que se discute l'incertain ; en pour certains pays, au lieu de prendre la monnaie pour certain, on se sert d'une monnaie de banque lie plus commode par sa généralité ou d'autres tances ; ainsi, avec le Danemark, la Suède et la ;e. les opérations de change avaient lieu, il y a ss années, en marcs-banco de Hambourg. Avec ique, il n'y a pas d'usage constant, ni même, vu

la rareté des transactions courantes, de cours Voici pour les diverses villes capitales, les qi monétaires sur lesquelles s'établissent, à Paris,

cours du change.

en an

ml

1 Franc l]

1 Livre Turqu j

I Franc

1 Milrei

1 Livre sterling

5 Piastres fortes (j

100 Dollars 518

100 Roubles-Crédit 266

Amsterdam 10:) Florins des Pays-Bas.

Berlin 10) Marks

Bruxelles

€ùnstantiiîu])l-!

Genève

Lisbonne

Londres

Madrid

New- York

.Saint-Pétcrbourg.

Rome 1 Franc I

Vienne 100 Couronnes (100 demi-iïorins. ... 105;

Stockholm 100 Couronnes 138i

(a) C'est intentionnellement que nous laissons en blanc i'éi tion de la parité de la piastre forte espagnole, celle-ci ne vaut plus être iixée exactement, puisque c'est une monnaie! banque essentiellement fictive et qui n'est même pas monnaie compte, quoi qu'elle soit encore inscrite au tableau des cl de la Chambre syndicale des agents de change de Paris. ( ce tableau a été dressé, la piastre forte équivalait à 5 fr. -10: tard cette piastre fut abaissée à 5 fr. 2G; enfin, en 1868, la pi forte disparait du système monétaire espagnol; l'unité moné devient la piécette que la loi rattache au système monétaire cèdent en disant : 1 piécette = 20 re'als cellous.

Pour essayer de comprendre quelque chose aux rapports monnaie espagnole avec la monnaie française, il faut prendre! titre d'action du chemin de fer du nord de l'Espagne, émi* francs avant 1S68. On lit sur ce titre : Capital social : 150,( de francs 570,000,000 de réauxj, on change le 19 réaux 100 francs, représenté par 300,000 actions de 500 francs ou U réaux.

Ensuite il faut prendre une obligation de la même Conq à la ligne îles Asturies-Galice-Léon, lre série et on voit que ci est libellée : Obligation de 500 francs (comme l'action) 5 intérêt annuel payable à Madrid (11 piastre, 25 cent), à Pî 15 francs

Un bon élève de l'école primaire calculera que si 15 fr. = Il p.

i'li;

OPÉRATIONS DES BOURSES DU COMMEIICH .'il/

> cotes de changes ne contiennent que l'incertain, 'tain dont nous venons de donner les quotités points les plus usités, étant supposé connu des néijos à la simple désignation des localités. n'est là que la plus petite des difficultés que ren- •el'inteUieence des cours de change (!<• la place de 5. Nous allons initier le lecteur à la connaissance Mitres formes, indispensables à posséder pour se re compte des vraies conditions des négociants de

er.

abord, à chaque ville, la cote contient deux divi-

11 ">5 rément 14 p. £5 = 15 fr. et 1 fr. = -~ = u î. 95 rt

cette — !__ = 1 fr. 052. Ce jeune homme est trompé par les

11, (Ci)

ïences; la Compagnie, en libellant ainsi ses titres, n'a pas

a consacrer la parité des monnaies, ni voulu mettre les por-

J de coupons sur un pied d'égalité dans les deux pays, ("est

wnent depuis avril 1895, qu'elle a émis cette dernière prétni-

et elle a choisi la monnaie espagnole pour payer tout le

de, parce que le change entre les deux pays fut-il au pair

= lfr., elle aurait avantage à se libérer en piécettes.

a effet les relations financières de la France avec l'Espagne

i établies sur l'absurde équation suivante :

19 r. = 5 fr. : 20 r. = 5 p. : 19 r. = 20 r.

a réalité, sous l'ancien régime monétaire, antérieurement à

J, la parité entre le réal et le franc était celle inscrite sur les

» de la Compagnie de chemins de fer : 19 réaux = 5 francs.

loi du 19 octobre 1868 a créé la piécette > peseta > du poids de

tommes à SBô/lOGO'" de fin comme unité monétaire, ce qui a

lené la parité de la peseta avec les réaux à 20 r. -3 p.

il conséquence, les actions de 500 francs ou 1,900 réaux sont

1.900 enues des actions de -gç- X 5 = 17o p.; les obligations de

francs ou 1,900 réaux sont devenues des obligations de. -y 5 = 475 p., dont l'intérêt à 5 0/0 représente 11 p. 25 et plus 15 p.

ai verses places étrangères se su dqi visent en gories : les unes portent à la suke du cou: échéance et 4 0/0 (et 5 0/0 pour New-York) ; M (moins), 3, 3 1/2, 4, 5 0/0, plus ou moin taux d'escompte de la localité ; les première désignation générale : Valeurs se négociant à les secondes : Valeurs se négociant à vue. Voi et le but de ces désignations.

Prenons un exemple :

Valeur se négociant à trois mois.

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