HXAMEN DE L'URÈTERS AVEC LES INSTRUMENTS SPÉCIAUX
bougie à empreintes. Mais les sondes, quelles qu'elles soient, ne font pas connaître l'épaisseur du rétrécissement et ne donnent qu'un résultat insuffisant sur le nombre
des points rétrécis de l’urèthre; un second rétrécissement est indiqué par l'arrêt de la sonde
à son niveau quand le premier est plus large
que lui; mais s'il est de même diamètre que
le premier, la bougie ne le fait même pas soupçonner. De là, l'utilité des instruments
spéciaux uniquement destinés à l'exploration "fu de l'arèthre. eee
BouGE À TèTs comique. — Le plus simple est la bougie à tête de Bell que Leroy fi faire en gomme (fig. 33). Cette bougie, formée d’une tige mince en gomme, est terminée par un renflement de forme conique, le sommet du cône est sur le prolongement de la tige qui adhère au centre de la base; la circonférence du cône ne doit pas être trop émoussée ; la tige, partont du même diamètre, est une sonde fine de 4 à 3 millimètres ; la base du cône est de diamètre variable. Il faut avoir un jeu de sondes exploratrices à cônes de plus en plus larges, depuis 2à 3 millimètres de diamètre jusqu'à 10 millimètres.
Mécanisme. — Cette sonde exploratrice, introduite dans l'urèthre sain, la surface latérale et la circonférence du cône sont les seules parties qui touchent et écartent successivement les parois du eanal d'un bout à l'autre. Car il faut toujours la conduire jusque dans la vessie.
Si un point de l’urèthre est enflammé, la tête, en passant à son niveau, détermine une douleur, qui cesse aussitôt qu'elle est au delà : la longueur de la tige, poussée pendant la douleur, indique la longueur de la section du canal ma- Jade; toute la longueur de la sonde engagée dans le méat, au moment de la douleur, indique le niveau de la partie ma-
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lade dans l'urèthre. La présence de pus ou de sang autour de la base du cône, l'instrument retiré, indique l’inflammalion, l'altération au niveau du point douloureux. Ainsi est déterminé le siége de l’altération de la muqueuse uréthrale dans l'uréthrite chronique.
l'urèthre est rétrécie en un point, le sommet du cône € d'abord, dilate l’orifice rétréci, et, si le diamètre de ü cône n’est pas trop grand, lérenflement conique terminal tout entier franchit l'obstacle. Alors les sensations transmises par la tige sont celles d’une résistance au moment où le cône s'engage dans le rétrécissement, résistance qui cesse brusquement sitôt que la base du cône est au delà de l'obstacle. En retirant la sonde, c’est la base du cône qui la première, arrive à l'orifice postérieur de l'obstacle. La sensation de résistance débute brusquement, persiste pendant
tout le passage dans la portion rétrécie de l'urèthre, et cesse aussitôt après. Si la circonférence du cône, arrêtée en ar-
LL] EXAMEN DE L'ORRTIRE toujours coufondu avec l'axé di pointrdé Vuvèthréqu'il occupe.
Pour faciliter l'introduction du cône danslorifondurétré cissement, on peut se servir de sondeexploraitietontle. sommet du cône est prolongé de quelques centimètres: comme l'extrémité d'une bongie olivairenlel cette extrémité olivaire, en s'engageant dus l'orifice rétréci, a l'avantage de pouvoir faire cesser le spasme propre durétrécissementet de rendre plus exacte l'exploration:
Beaucoup de chirurgiens préconisent commensteument explorateur une sonde de mél, dé même forme quels sonde de gomme exploratrices latige minoë esbterntinée par un cône dont le centre de la base répond à li tige Lex ploration de toute la portion spougicuse de Puréthtemest, faite avec cette sonde comme avec If sonde de pommes quant à l'exploration de la région membraneuse, elle mécessite alors la manœuvre du eathétérisme réctiligné, "elle
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je passe la petite bougie indiquée, qui, d'abord np ser rée, devient très-vile libre: pour mé rentrécomplédu siège du rétrécissement, je visse sur ma petite bougie ne sonde d'un diamètre ordinaire, 6 millimètress ainsi; à l'union des deux sondes, j'avais uit changement brusque de dinmèie, et Le rétrécissement, en arrêtant la sonde, mé pénmettaitde reconnaitre son niveau. Je pousse la sonde à lasuitedea bougie fine : au niveau du collétdu bulbe, ily a un légerarrêt, mais la sonde, sans effort, arrive dans la vessie, Ainsi le cathétérisme à la suite peut faire recunnaitre la lcontractune INSTRUMENTS EXPLORATEURS DE BÉNIQUÉ, — POULAFHINEEA, déterminer la longueur dé toute la paroi de l'urèthre oéeupéé par le rétrécissement, la sonde exploratrice de Bell ne don nant que la longueur de la partie la plus étroite, Haiti antérieure du rétrécissement étant fournie par la longueur de la portion de sande volumineuse qui peut être iutro= duite en avant de l'obstacle, il faut déterminer la limite vostérieure, Pour cela. Béniqué vrovosa olusieurs instru
4180 EXAMEN DE L'ONÉTENE
stslets pour explorer la surface vue de l'arèthre, soit une tige métillique munie à son extrémilé d'un peu decoton pour eulever Le sang ou les liquides qui génent l'observalion. Enfln, c'est par là qu'on conduit le stylet destiné à catrér dans l'orifice du rétrécissoment,
38 — Date de Denain
1 trans enmpl. — apparente at pi tent A tr PE a pourrir dem rune
® Appareil réflecteur et oculaire. — C'est un cylindre creux assez large, terminé d'une part en se rélrécissant pour se continuer avec Je tube uréthral, qui s'adapte à Jui par frottement. Ainsi continus l'un à l'autre, Le tubé tré Chral et l'appareil réflecteur, leurs axes sont absolument confondus, L'autre extrémité do cette piéce, coulaire, est fermée par ane plaque offrant un trou à son contre, Late ralement à sa partie moycane est une ouverlure large el ronde, munie d'un ajutnge cylindrique destiné à relier l'appareil réflecteur à l'appareil éclairant. Ces deux piéees sont unles par un frotiement doux des doux tubes l'un dans
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lèles à leur sortie de la face plane, tombent sur le méroîr plan réflecteur sous l'angle de 15 degrés, pour être réfléchis de là sers l'extrémité du tube uréthral. De l'autre côté de la flamme est mn miroir concuve, dont le foyer est confondu avec la flamme, son aclion est de concentrer Îes rayons Je mineux sur la lentille, Ainsi, tous les rayons fournis par ne lumière fible, rocucillis par le miroir coneaye el réunis par la lentille, arrivent au miroir plan et de là à l'objet placé à l'extrémité du tube uréthral on quantité suffisante pour l'éclairer, et permpeltre de l'abserver par l'oriflce ocur laire, 3
Pour avoir une fNamme petite avec le plus de: lamiére possible, M. Desormeaux émploie le gasogène, mélange d'aleoot et d'essence de térébenthäne. Enfin, à l'extrétmité externe ou oculaire de l'appareil réflecteur, s'adaptent deux petites lanettes de Galilée, disposées, l'une pour les myopes, l'autre pour les presbytes.
Manœuvres, —Le malade, dans la position ordinaire donnée à da femme pour l'application du spéculum, le slége sur le bord du lit, les cuisses écartées, les pieds sur des chises; ou mieux le malade sur un lit à spéculum. Le chirargien conduit le tube muni de son embout jusqu'au col de ls vessie : ce qu'il reconnait à la longueur du tube introduite, an degré d'abaissement dé son extrémité extérne (voyez CartérÉMSnE RECTIIGNE); et enfin par la persistanee de La résistance à son extrémité, il sait qu'il n'est pas dans (a vessie, ce qu'il faut éviter; car on serait obligé d'absterger. tout le liquide contenu dans le tube avant dé pouvoir re= garder. Puis, l'instrument préparé, l'appareil éclairant el le réflecteur tenus de la main gauche, on fixe par glissement l'extrémité rétrécie du réflecteur sur l'orifice externendi tube qui ést tenu avec la main droïle; puis, l'œil au trouben= taire, on voit la paroi uréthrale froncée devant l'extrémité
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simple en tant qu'altération de la paroi, l'aréthrite chronique, vntralnent une contraction spasmodique du caial, plus où moins grande. Civiale insiste avec rison sur ect élat de lurèthre, et le conseil qu'il donné à cliqué instant dé prés parer le canal nu passage des instruments métalliques n'a d'autre but que de faire disparaître ee spañme. Ainsi, il est nécessaire, pour arriver à faire l'exploration endoscopique de l'urèthre, même das les cas d'uréthrite chronique, de faûre disparaitre Le spasme. Mais par lé passage répété des sondos et l'emploi do la bougie à tête conique, on arrive, comme nous l'avons dit plus haut, À reconnaitre le siége exact de l'altération; cé qui suflit pour qu'on puisse aller y déposer les médicaments topiques indiqués.
Quant au diagnostic des altérations de la prostate, il nous est trèsbion fourni par les sondes (1). L'endoscope, dans ces cas de saillie prostatique, dé déviation dé l'uréthre, offro d'abord une difliculté d'application réelle on raison de ln direction droite de son tube, et il aurait le désavantage grave dé comprimer vec force les saillies prostatiques pour ramener l'urèthre à étre droit,
Pour nous, les indications réelles da l'instrument de M. Desormeaux, appliquéés à l'exploration dé l'uréthre, sont limitécs aux cas exceptionnels de difficuhé de cathétérismnen impossibles, par les moyens que nous avions jusque-là. Encore là, dans la recherche de l’orilice du rétrécissament, il ne fant pas croire qu'il permet de voir l'orifice du rétrécissement ; il agit en distendant la surface antérieure du l'obstacle, comme le tube de Beniqué, et pormet d'explorer tous les points de la surface avec l'extrémité d'un styles,
41) Vos. Données diognortiques fournies par les somter webtaltique & grade courbure et coudée, ue.
jusqu'à ce qu'on soit tombé dans l'orifice du rétrécissement. Lorsque l’urèthre est simplement comprimé et dévié, Vendoscope, en montrant la direction de la déviation, permet très-vite, ici, le cathétérisme,