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260 OPÉRATIONS DIRIGÈES
rétrécissement, soit par les necidents dus au contact de l'urine avec une plaie fraiche de l'urèthre, soit pur la physiologie pathologique des plaies des muqueuses. Bientôt, à lu Société de chirurgie (1), M. Maurice Perrin, se basant sur sa pratique personnelle et sur les faits acquis, défendit énergiquement cette opération, par une argumentation scientifique des mieux suivies,
Nous servant des fuits démontrés, ét pour rentrer dans le cadre d'exposition suivi à propos des autres opéra tions de rétrécissements, nous suivrons ici une marche inverse À celle employée en 1865. Avant tout, nous dévons dire sur quelle donnée physiologique est basée cette opération.
L'incision longitudinale de la parôi de l'urèthre au niveau du rétrécissement est immédiatement suivie de l'écartement des lévres de la plaie, en raison de la contractilité, de V'élasticité propre du rétrécissement ct de sa rétmclilité. C'est là un fait expérimental que nous devons à Reybard. La nouvelle surface fournie à la paroi de l'urètbre, au niveau du rétrécissoment, doit Otre assez grande pour rétablir le calibre du canal; pour cela, fl faut qu'elle soit d'une profondeur qui varie avec le degré d'étroitesse du rétrécissement, eten sens contraire de sa puissance d'élastieité. Ainsi, plus la coarclation est étroite, plus l'incision doit être profonde, mais plus l'élasticité active du vétréeissement est grande, toutes choses égales d'ailleurs, moins l'incision a besoin d'être profonde pour donner an écarte ment suMisant; dans ce dernier cas, en elfet, la force qui agit sur Les lèvres de In plaie en les écartant étant grande, l'écartement est plus complet, plus net.
(4) Gusetle des hpitous, 4865. (Discuwion sur l'urdthrotomie À Ia. Société de chirurgie.)