‹ Traité des opérations des voies urinairesChapitre 43 sur 66 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Be la lithotritie chex la fomme.

A propos de l'examen de la vessie, nous n'avons point décrit les manœuvres et les soins spéciaux nécessaires pour se rendre un comple exact de la disposition de la vessie chez la femme. Ce que nous avons à dire ici à propos de la lithotritie cher la femme vient combler celle lacune volontaire, faite pour éviter une répétition.

La disposition toute spéciale de l'urèthre de la femme n'entraine aucune dificulté dans l'introduction des instruments lithotriteurs; pour s'en convaincre, il suffit de se reporler à ce que nous avons dit page 131 el suivantes. Le seul temps du cathétérisme avec l'instrument coudé, qui, dans certains cas, arrête l'opérateur, c’est l'introduction du bec dans le méat. Celui-ci peut être étroit: alors on doit faire avec soin la petite manœuvre, qui consiste à placer l'extrémité du bec dans l'orifice, puis à pousser directement le bec dans l'urëthre avant d'abaisser la tige pour introduire le coude. C'est exactement la manœuvre décrite page 72, par laquelle on fait franchir à la sonde coudée le collet du bulbe chez l'homme. ;

Comme nous le savons, l’urèthre chez la femme est trèsdilatable dans toute sa continuité, et n'offre pas d'obstacle permanent au passage du lithotribe. Mais, en raison même de sa constitution, ce canal est fréquemment le siége de spasmes énergiques; surtout lorsqu'il ÿ a une irritation constante de la vessie, comme dans le cas qui nous occupe.

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