‹ Traité des opérations des voies urinairesChapitre 51 sur 66 · TAILLE PAR DILATATION · texte numérisé non relu

TAILLE PAR DILATATION

La gravité des grandes incisions démontrée, la difficulté où est le chirurgien, même en faisant de petites incisions, d'éviter les veines ou sinus veineux du col vésical et de la prostate, ont conduit M. Dolbeau à remplacer la section du col vésical et de la prostate par une dilatation uniforme. D'après les expériences de l'auteur, on peut dilater le col

nELIQUET. as

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sordant dessus. La petite pièce C, levier articulé, empêche Ja pierre ou le fragment d'être pris entre les faces eoncaves

des valves, et fait que les mors seuls agissent sur la pierre. Cette disposition des valves n'est pas très-heureuse, elle est loin de valoir la crête médiane dentelée.

MM. Robert et Collin ont eu la bonne idée d'allonger à volonté les leviers de toutes les tenettes broyantes, en faisant les pièces B, qui se fixent sur les branches des tenettes au moyen d'une gaine et dune vis de pression.

Ainsi on développe une force très-grande, sans effort, et l’action de la tenette est plus rapide et plus efficace, sans qu'il y ait la moindre secousse.

Manœuvres, — L'introduction de In tenette broyante se fait sur le gorgeret ou sur la crête du bouton mis dans la plaie. Puis la préhension est faite directement, en ouvrant les tenettes, les bords des valves appliqués sur le

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fragment jusqu'à ce que celui-ci soit entre les valves. Pour casser, on ferme avec force la Lenetle, mais sans faire de sécousse. afin de contusionner le moins possible les parois

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être. La présence de la sonde dans la. vessie et l'uréthre ne détermine plus de gêne. Après quatre minutes de ce courant électrique constant, j'enlève les électrodes et le mandrin, je débouche la sonde,

je pousse du liquide dans la vessie. La tolérance est telle, que njecte cent cinquante grammes d'eau tiède avant de provoquer le moindre besoin d'uriner.

La vessio ainsi dilatée, j'introduis le lithotribe explorateur. En entrent dans la vessie, je sens le froltement rugueux très-net, et aussitôt le talon du bec tombe sur un corps dur. Le choc du métal contre la pierre est très-franc. J'incline le bec horizontalement et il frotte sur uno surface calcaire dure ; la sensation | surface lisse. Jo cherche à saisir la pierre sur place, mais, quelle que soit la manœuvre de préhension faite, je no ï

L'état’ douloureux reparaissant (déja le liquide est chassé par dessus l'instrument), je retire le lithotribe. La vessie so vide spontanément, eL le cortége des douleurs qui succèdent habituellement à la miction apparal. Immédiatement nous faisons une nouvelle application, et de la même façon, des courants continus ; nous voyons de suite l'état douloureux cessor el le calme complet s'établir.

Dès ce moment je propose la taille, Dans la journée, à deux heures, le malade me fait demander. 11 se plaint de ne pas pouvoir uriner. Arrivé près de lui, je le trouve calme ; il venait de rendre une large plaque calcaire qui, enroulée sur elle-même, avait franchi l'urèthre. L'organisation de celle plaque est exactement la même que celle rendue hier. Les urines sont teintes de sang.

Le 26 mars, les mictions sont toujours fréquentes et douloureuses.

- Le chatouillement du gland oblige le malade à se le frotter constamment. 1] sort plusieurs plaques calcaires.

L'application du courant continu, avant et après l'injection vésicale, produit exactement les mêmes effets que la veille.

En retirant la sonde en gomme, je trouve engagée dans son œil une large plaque calcaire.

Le 27 mars. Après l'application du courant continu, la vessie vidée, il s'écoule du sang pur ; alors j'injecte de l'eau phéniquée {soizante-quinse cenigrammes pour mille grammes d'eau). Il ne sort plus de plaques calcaires,

entoure ln sonde au nivean où le conducteur la traverse, et le pavillon avec un fausset, Comme Le mandrin de. lait olive et“oceupant toute la sonde, donne à celle-ci une rigidité, qui, même aussi faible que possible, empêche quelquefois son introduction , lorsque l'urèthre est très-sensible, alurs il faut se servir d'une sonde dont le conducteur de laiton, après avoir traversé la paroi, est libre dans la cavité de la soude, dont il n'occupe qu'une certaine longueur. Ainsi la sonde conserve lu souplesse nécessaire à son intruductio:

n, Lermiué par

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feite, j'introduis le litholome simple, et, la lame saillante de 2 centimètres, je me borne à couper le col vésical en bas, comme dans la taille médiane,

Avec le tenetto droite, je cherche à saisir la pierre ; dans un de ces essais, je crois la tenir solidement, mais elle échappe et 80 déplace, car je ne la retrouve plus en bas, en arrière du col ; elle est logée en haut au-deseus du col. Alors j'introduis des Lenettes courbes, je les ouvre en faisant suivre aux valves la surface de la pierre; Plusieurs reprises, croyant la lenir solidement, je serre énergique | ment pour la Bxer et l'entralner, mais les valves de la 1enette glissent en entratnant les couches superficielles du calcul. Je finis par le tenir solidement et je l'extrais.

En explorant la ves deux larges dépressior col, l'autre en haut et un peu à gauche, Mes confrères constatent cette disposition de la vesei

Par une grosse sonde, je fais plusieurs injections à gr pour laver.la vessie. Je Îxe une sonde dans a plaie. 11 ne pes du tout de sang.

Le malade, dans son lit, est couché sur le dos, le siége sur on , coussin à sir en caoutchouc, ayant la forme d'un croissant. Les jambes, écartées et féchics, reposent chacune sur un coussin en balle d'avoino placé sous les jarrets.

Le pavillon de la sonde, qui occupe la plaie, est mis au milieu d'une éponge très-molle, qui absorbe les liquides à mesure qu'ils

le suite une injection d’eau phéniquée au millème. Je presit celte injection phéniquée, et toutes los deux heures une injection avec do l'eau iède.

Je nourris le malade avec des bouillons, des jus do viande et du vin.

Le soir, le malade jouit du calme le plus complet, s'étonne de n'avoir plus éprouvé, depuis l'opération, le j'lus léger chatouillement dans la verge, et passe une excellente nuit,

Les jours suivants se passent sans le moindre accident.

Tous les matins on donne un lavement, ce qui suffit pour rendre faciles les garde-robes.

Le 6 mai, je retire la sonde de la plaie et je laisse près du périnée l'éponge molle qui absorbe le liquide.

Le 44 mai, lo malade rend un peu d'urine par l'urèthro, et la miction normale el complète s'établit graduellement.

Le 16 mai, il ne passo que fort peu d'urine par la plais ; mais le malade dit qu'il rend des gaz par la plaie. J'explore attentivement avec un stylet, el je trouve uno communication entre lo rectum et la plaie, immédiatement au-dessus du sphincler anal. Le doigt, introduit dans l'anus pour l'exploration, est fortement serré par le sphincter. Le lendemain, je passe dans le trajet istuleux un fil de

bre. HR 4. PRET Eur eee anne tes

L'action si efficace dos courants électriques In sensibilité et les spasmes de là vesai utiles, À la page &11, nous insistons nombreuses de ce genre d'application de

Toutes ces plaques calcaires ont'le même face calcaire, ruguense, formés de eristaux L'autre fnce est tapissée de issus mous, rés-at enleaire, Ces tissué sont des Ianibeaux de sicale (fig. 181). . À

La portion calcaire do cos plaques est formée, d'après M. Hobin, « d'un mélange de phosphate nm gnésien qui prédomine, accompagné d’uraté de soude d'ammoninque, formant environ le quart de ln m proximative, Il y a aussi des traces bien . bonate de chaux + (1).

{A M Robin m'a remis cet note.

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diane du col vésical à été et explorer les parois de la

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