‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 114 sur 118 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

à ceux qu'on trouve par rexpérience. Et avant tout, il nous reste encore à découvrir par qnels moyens la force nerveuse et Félectricité peuvent se transformer Tune dans l'autre, au au moins comment l'une peut exciter l'autre à l'aide d'une oif;anisation particulière. La terminaison en anse des ramifications nerveuses, dans le lobe électrique, et dans les organes élémentaires de l'appareil électrique , telle que M. Savi l'a découverte, est un fait de la plus haute importance et qui permet d'entrevoir une nouvelle analogie entre ces deux forces. La composition de l'oifiane est trèssimple : Si l'on coupe un organe dans tous les sens et A on le met dans un entonnoir, on verra s'écouler un liquide qui n'est qu'une solution aqueuse d'albumine avec un peu de sel marin* Lorsqu'on analyse l'organe en masse , on trouve dans cette même solution les corps gras de ses nerfs.

Je n'ai plus qu'à ajouter une remarque qui me semble de quelque importance relativanent au rapport qui existe entre la disposition dés prismes de l'organe électrique et ses états électriques. Les prismes dans la Torpille sont dirigés normalement à la longueur de l'animal, c'est-à-dire du dos au ventre : dans le Gymnote, ces prismes sont dirigés parallèlement à la longueur de l'animal, c'est-à-dire de la queue à la tête ou vice versa. Toujours est-il que, dans ces deux poissons, les états électriques opposés sont aux extrémités des prismes , c'est-à-dire le dos et le bas-ventre pour la Torpille, la queue et la tête pour le Gymnote.

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