PARTIE I, CUAPITIIE II
a plus qu'à introduire cette jambe daus un tube de verre verni , pour avoir un instrument très-sensible au passage du courant électrique. Pour employer cette espèce de galvanoscope ( fig. 4 ), on prend le tube de verre par le bout opposé à celui par lequel on a introduit la jambe delà grenouille y et on fait toucher le filament nerveux, qui tombe en dehors du tube, avec les deux points de l'élément électron-moteur (qu'on veut étudier. Si le filament nerveux est en effet parcouru par un courant électrique, on voit à l'instant la jambe se contracter. Si on pouvait craindre que le contact direct du nerf avec les points de l'élément électro-moteur irritât le nerf, indépendamment du courant électrique, il n'y aurait qu'à ajouter sur les deux points de l'élément électro-moteur deux bandes de papier mouillées d'eau, et à fermer ensuite le circuit en touchant les deux bandes avec le filament nerveux.
La grenouille employée de cette manière , que j'appellerai désormais grenouille galvanoscopique ^ est certainement l'appareil le plus sensible que nous possédions , si l'on vient à le renouveler de temps en temps. Ce même instrument est encore très-exact dans ses indications, si on a soin de bien dépouiller le nerf et de fermer le circuit avec le seul nerf sans jamais y comprendre aucune portion de muscle de la jambe. La grenouille galvanoscopique , non-seulemènt nous indique l'existence du courant électrique, mais encore, avec un très-grand degré de probabilité, elle peut nous servir à déterminer la direction de
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e6 courant. Quand la grenouille 6it un peu affaibUe« on voit presque oonstamment se contracter la jambe, quand le circuit est fermé » et ee membre rester im« mobile y quand oe circuit est ouvert» si le courant est dirigé dans le nerf du nerf vers la jambe* Lorsque ces phénomènes marcheront en sens contraire , c'est que le courant sera dirigé de la jambe vers le nerf* Il n'y a donc qu'à fermer le circuit avec le nerf de h gre^ nouille galvanoscopique, et à l'ouvrir un iostant après pour établir dans lequel des deux instants la oon-r traction a lieu. Pour confirmer l'indication d'une première expérience, on renverse lapositiou du nerf di la grenouille galvanoscopique ; si la première iodl'^ cation était exacte , la jambe devrait se eontTMter dans ce second cas , quand elle restait tranquille dane le premier.
Il peut arriver dans les expériences élaetre^physio^ logiques de vouloir rechercher rexistenoe de V^he^ tricité de tension. Je ne dirai que deux mots de Téleetroseope qui peut être employé le plus utilemont» C'est une cloche de verre (fig. 6) vernie daui tOB(9 la partie supérieure, munie d'un trou à ira centre par lequel on introduit une tige de laiton filmée tttt trou avec du mastic. Le bout de cette tige qui iQft de la cloche est terminé par une petite bouli ûê laiton ! sur Tautre bouton colle une feuille d'(^ tfêi^ étroite , et longue 4e cinq à six centimèl^es, La eloebe qui est ouverte à sa base pose sur un plan en boti dans lequel sont fixées perpendiculairement ^ et vie^ à<ivis Tune 4e l'autre, deux piles sèches dispoiéei df
PiBTlB I» C8APITAB Ih £1
manière & eommuniquer à la base et à avoir leurs pôles de nom contraire tournés eu haut. La feuille d'or se trouve ainsi suspendue entre les deux pôles contraires et reste en équilibre par l'action égale et contraire qu elle en souffre. A peine cette feuille se trouve électriséei qu'elle se porte vers le pôle d'une des deux piles qui a l'électricité contraire à la sienne* Cet électroscope est d'une sensibilité extrême et très^ facile à manier. U n'y a qu'à regarder sur laquelle des deux piles la feuille d'or est portée pour savoir imniédiatement la nature de son électricité.
Si on voulait un électroscope encore plus sensible , il n'y aurait qu'à réunir à la boule de l'électroscope que j'ai décrit, un condensateur de Vol ta.
Enfin, il arrive' que dans des expériences d'électropbysiologie, on a recours à un courant électrique d'une certaine intensité et d'une force constante. La pile qu'il ftuit employer pour cela se composerait de lamas de zinc et de cuivre comme à l'ordinaire- La lame de cuivre doit plonger dans une solution de fulfote de cuivre contenue dans un bocal de verre. On fait plonger dans ce liquide une espèce de sac en peau qvil'on remplit d'une solution de sel marin ou d'eau acidulée avec de l'acide /»ulfurique. La lame 4e zinc plonge dans ce sac , et il est bon de l'employer aitfèa ravoir amalgamée , ce qu'on obtient facilement an la frottant avec un peu de mercure et d'eau aci« dolée^
Four s'assurer de la constance du courant obtenu Avee «atte pile » U eat bon d'avoir une bomsole de tm^
gente. Cet appareil (fig. 7) se compose d'un grand cercle de quatre à cinq décimètres de diamètre formé par un ruban de tîuivre de cinq millimètres de largeur et de deux millimètres dé'paisseur. Ce ruban est revêtu de soie , et ses extrémités repliées convenablement plongent chacune séparément dans un godet contenant du mercure. Au centre de ce cercle , se trouve suspendue une aiguille aimentée et très-petite qui tourne sur un cadran : enfin ce cercle est placé avec son plan dans le méridien magnétique. L'intensité du courant est mesurée par la tengented'e l'angle de déviation.