PARTIE I, CHAPITU II
nom que le pôle en regard du barreau. Si on voulait affaiblir le magnétisme de Faiguille , la dispositon des deux pôles serait précisément contraire. Après quelques courses , dont le nombre varie suivant la force du barreau , les dimensions de Taiguille et le magnétisme qu'elle a perdu, on remet Taiguille dans le système et on détermine la durée de Foscillation. Si la durée est devenue plus grande , on est sûr que le système et le galvanomètre par conséquent ont gagné de la sensibilité. En fixant les aiguilles en place, il faut avoir bien soin de les mettre exactement dans le même plan. Pour réussir dans ces opérations il faut beaucoup de patience et en avoir acquis l'habitude : il n'est pas rare de passer des jours entiers à bien disposer son galvanomètre. 11 arrive que l'on donne quelquefois trop de magnétisme à l'aiguille , et pour lui ea ôter ensuite, on n'atteint pas toujours son but du premier coup.
M. Rumkorf , habile et intelligent constructeur, à Paris, de tous les instruments électro-magnétiques, a imaginé un petit appareil à l'aide duquel on peut donner au galvanomètre un degré différent de sensibilité ^ en rendant le système aimanté plus ou moins asiatique. 11 prend pour cela (fig. 2) deux petits barreaux aimantés d'environ 8 centimètres de longueur, mobiles autour d'un axe situé au centre d'un arc de cercle divisé, les pôles de noms contraires en regard : lorsque les deux barreaux sont verticaux , leur action est nulle , à une distance quelconque sur tous les points situés au-dessous. On
âé DES PflÉNOMfcflËi tLKTRÔ^PBYitOLOGIQUES.
pkoe ee petit appareil, ftu*-deMU8 du galvanomètre, 0ur le plan supérieur de sa cloche > de telle façon que le» barreaux étant verticaux^ leur ligne de joni>* tioû coïncide avec Taxe de suspension et le plan des deux aiguilles ^ on s'arrange de manière que les pôles des deux barreaux du compensateur soient en regard des pôles de nom contraire > ou^ suivant le caS| des pôles du même nom de l'aiguille supérieure. En donnant plus ou moins d'écartement à ces deux bar-* reattx> on augmente plus ou moins la sensibilité du galvanomètre.
Ordinairement le constructeur du galvanomètre a soin d'écrire sur le cadran une indication afin de connaître immédiatement par le sens de la déviation de l'aiguille la direction du courant. On trouve pour cela, marquées sur les cadrans , deux lettres A et B : ces deux mêmes lettres sont marquées à côté des deux extrémités du galvanomètre; à l'aide d'une première expérieifce on peut établir pour toujours que la pointe ou la tête de laiguille Se porte vers A ou vers B, suivant que le courant entre dans le fil du galvanomètre I par l'extrémité A» ou par l'extrémité B, o'est«à^ire , suivant que le pôle positif de la pile communique avec A ou avec B. Il est inutile de dire que, si c'est un seul élément électro-moteor» sine et cuivre par exemple > qui est réuni au fil du galva^» nomètre, le courant sera dirigé dt\ cuivre au sine dans ce filé
11 est toujours bon , avant de commencer une série d'expériences, de s'assurer que l'indication écrite sur
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le galvanomètre est exactOi afin de ne pas se tromper sur la direction du oourant : celte précaution est surtout nécessaire après qu'on a arrangé son système aimanté» La chose est très-facile à faire : on Ue un fil de platine à un des deux bouts du fil du galvanomètre et un plonge les deux eitrémités^ platine et cuivre^ dans de Teau distillée ou de source. Si le gai» vanomètre est très^sensible, on aura une déviation asses grande , due à un oourant dirigé dans le gal« vanomètre du platine au cuivrci et par conséquent du cuivre au platine > dans le liquide*
On sait que les déviations de Taiguille du galvanomètre ne sont proportionnelles aux intensités des courants » que pour des angles compris entre 0** et 20* ou dO"" au plus. Au delà de ce nombre i l'intensité du Courant I pour produire une déviation donnée , doit être d'autant plus grande que cette dé«viation s'élèvera à des degrés supérieurs. Je ne m'ar^ réterai pas à décrire les différents procédée qui ont été donnés I pour obtenir des tables de proportion*nalitéi Dans les expériences que nous aurons ocea» sion de rapporteri nous aurons difficilement des nombres plus élevés que 30'' et dans tous les cas» nous nous contenterons de comparer entre elles les intensités des différents courants» mesurées par les déviations ^ sans remonter aux forces auxquelles elles «ont dues.
Quand on fait des expériences avec le galvano-* mètre I il est nécessaire, d'avoir cet instrument posé sur un plan fixes II faut pour cela avoir fixé dans le
mur, un plan de marbre ou de bois. Il faut encore avoir soin de ne pas s'approcher du galvanomètre avec des morceaux de fer ou d'acier.
Un autre instrument, qui peut être très-avantageusement employé dans les recherches électro-physiologiques, nous est offert par la grenouille convenablement préparée. Il faut pour cela commencer par préparer la grenouille, choisie parmi les plus vivaces , comme le faisait Galvani : on coupe la grenouille à peu près aux deux tiers de son corps et précisément au-dessous de ses pattes supérieures, on jette la tête avec toutes les entrailles, et on arrache la peau aux deux tiers de la grenouille, qu'on a conservés. On a ainsi un morceau de moelle épinière, avec le bassin, et les deux membres inférieurs. Enfin, en introduisant les ciseaux entre les nerfs lombaires et le bassin, et en coupant celui-ci en deux endroits, on finit par avoir la grenouille, qu'on appelle ordinairement ^préparée à la manihre de Galvani (fig. 3 ). Pour employer la grenouille à l'étude du courant électrique, il faut faire passer le courant dans le seul filament nerveux de la grenouille. On coupe pour cela à moitié la grenouille préparée à la manière de Galvani, et avec une préparation trèsfacile on parvient à enlever sur une demi-grenouille l'os et les muscles de la cuisse en conservant intact son nerf. De cette manière on finit par avoir une jambe de grenouille à laquelle est attaché un long filament nerveux, composé de la portion lombaire du bassin, et de la portion crurale de la cuisse. Il n'y